Thursday, March 30, 2006

La révolte du 29 mars 1947 et ses conséquences

Pourquoi l’insurrection du 29 mars 1947 ?
La décolonisation de l’Afrique noire française n’a pas toujours été pacifique. En marge du patriotisme qu’elle démontre, l’insurrection du 29 mars 1947 résulte de la convergence de différents facteurs sociopolitiques nationaux et internationaux. Retour sur les événements

L’avènement de la seconde Guerre mondiale a fragilisé les métropoles, notamment sur le plan financier et militaire. La Grande-Bretagne a dû mobiliser deux millions d’Indiens pour renforcer son armée et la France 175 000 «indigènes» de l’Afrique noire et 275 000 de l’Afrique du Nord.

A Madagascar, 15 000 hommes ont servi sous les drapeaux français. La durée de la corvée a été prolongée jusqu’à plus de quatre mois en vue d’augmenter la production du riz. Le montant des impôts a également été accru. Les ressources agricoles ayant été monopolisées par les colons pour le ravitaillement de leurs troupes, la population souffre d’une importante pénurie en vivres.

Mais les Français doivent résister face à l’invasion allemande en 1940. Suite à la création du gouvernement vichyste, Diego-Suarez se trouve occupée par les Anglais. Les Malgaches comprennent alors que la France n’est pas invincible et qu’elle est fortement dépendante de ses colonies. Conjuguée à cette nouvelle vision, la misère endurée par la population à cause des efforts de guerre contribue au grossissement des réseaux indépendantistes des Patriotes nationalistes malgaches (Panama) et de la Jina, respectivement créés en 1941 et 1943.

En 1941, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande-Bretagne élaborent la Charte des Nations unies. La charte prône l’égalité des peuples et leur droit de disposer d’eux-mêmes. L’URSS condamne le colonialisme, attendant de la décolonisation un affaiblissement du bloc occidental et l’adhésion des peuples libérés au communisme. Les Etats-Unis, ancienne colonie émancipée, se montrent favorables à l’idée d’indépendance par principe. Le général de Gaulle promet alors lors d’une conférence à Brazzaville en février 1944, l’amélioration du sort des colonies.

L’indépendance par tous les moyens

Dès le lendemain de l’après-guerre, les Anglais entament la libération de leurs colonies. Conformément à la promesse faite à Brazzaville, la France admet des représentants de leurs colonies au sein de l’Assemblée constituante. Mais il n’est nullement question d’autonomie. En outre, l’exploitation des «indigènes» et des productions agricoles continue pour combler les vides économiques provoqués par les destructions matérielles subies pendant la guerre.

L’Indochine (aujourd’hui Vietnam) sera la première à réagir face au silence de l’Hexagone. Le leader du mouvement nationaliste vietminh va autoproclamer l’indépendance du pays en mars 1946. Une importante répression sanglante va s’ensuivre. Mais Hô Chi Minh, fort du soutien de la population, entre en guerre contre la France.

Les deux députés représentant la Grande île au sein de l’Assemblée constituante réclament aussi l’indépendance du pays dans une proposition de loi datant du 21 mars 1946. L’Hexagone rejette leur revendication avec véhémence. A leur retour au pays, Raseta et Ravoahangy créent avec l’aide de Ratsimamanga le parti Mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM) pour sensibiliser le peuple sur les vrais desseins de la France.

Le parti ne tarde pas à avoir le soutien de la population et des autres mouvements. Le rejet de la proposition de loi et la réaction de la France face à l’action de l’Indochine convainquent la masse que la France n’est pas prête à accorder l’autonomie à Madagascar et qu’il faut passer par les armes pour l’obtenir. Un journal rapporte le paroxysme du malaise général en ces termes : «Un climat politique lourd et dangereux plane partout. Les esprits s’échauffent, les passions s’exaspèrent, les incidents se multiplient». Des sociétés secrètes attaquent les étrangers et les camps militaires dans diverses régions.

Inquiet de la situation, le ministre socialiste des Colonies, Marius Moutet, proclame, à la fin du mois de septembre, la «lutte contre l’autonomisme malgache». L’administration coloniale opte pour la division de l’opinion publique en fondant le Parti des déshérités de Madagascar (Padesm), constitué par des côtiers et des anciens esclaves. Le parti remet en cause la crédibilité du MDRM en responsabilisant le royaume «hova» de la colonisation de l’île. Cependant, l’ensemble de la population est gagné par l’idée de conquérir l’indépendance par tous les moyens. Raseta et Ravoahangy sont réélus au sein de l’Assemblée constituante en novembre, avec le futur écrivain Jacques Rabemananjara.



Recours inéluctable

aux armes

Les trois députés déposent une condamnation de la technique de gestion civile coloniale auprès du Haut-commissaire le 13 janvier 1947. Certains membres provinciaux du MDRM, notamment ceux de la côte Est, les colons et les sociétés secrètes vont y voir le feu vert de la révolte.

Les mouvements nationalistes font leurs préparations dans la brousse. Ils ciblent particulièrement les points stratégiques du réseau ferroviaire, où abondent les étrangers et les camps militaires. Moramanga est le foyer de développement pour la partie nord et Manakara pour le sud. Début mars, les divers partis distribuent des tracts partout, jusque dans les campagnes pour inciter les gens à bouger au nom du MDRM. Derrière les prospectus est inscrit le présumé slogan du parti : «Nous ne réclamons pas l’indépendance, nous la prenons».

Du côté des colons, on entend des rumeurs infondées selon lesquelles les Malgaches préparent des actions contre les étrangers la nuit du 29 mars. En témoigne le télégramme du chef de la Sûreté, Marcel Baron : «Bruits ont été répandus dans certaines régions qu’une action serait entreprise contre Européens le 29 mars – stop – S’agit rumeurs sans fondement réel… et dont invraisemblance n’exclut toutefois pas vigilance». Mais aucune mesure ne sera prise pour vérifier la véracité des rumeurs et pour empêcher la révolte. En revanche, l’administration envoie une colonne de la capitale le 10 mars pour renforcer la garnison de Moramanga et pour pouvoir garder la situation en main.

Pendant ce temps, les insurgés de la côte Est s’attellent à fabriquer clandestinement des sagaies. Ils essaient aussi de rassembler des fusils de guerre et de chasse avec l’aide d’anciens combattants ulcérés par l’absence de reconnaissance de la «mère patrie». Ils disposeront en tout et pour tout de 250 fusils. La bénédiction des sorciers constitue alors l’ultime arme à laquelle les villageois se fient.

Le 27 mars, le MDRM diffuse dans les villages un télégramme demandant à chacun d’éviter la violence. Sans effet. Les rebelles y verront plutôt un feu vert simulé. Quant aux colons, ils font arracher les affichettes de certaines régions, décidés à en découdre avec les sociétés secrètes et le MDRM.

Dossier réalisé par : Domoina Ratovozanany

Saturday, December 03, 2005

MADAGASCAR à l'honneur ce week-end au MUSEUM

"Mora, mora" (doucement, doucement) est une expression typique Malgache souvent employée par les étrangers pour qualifier la nonchalance de la population.
Ce film cherche ce qui se cache derrière cette apparence tranquille : fatalisme face aux éternelles difficultés du pays ? ou réelle philosophie de la vie ?
Madagascar est un des pays le plus aidés au monde. Notre région n’est pas en reste : jumelage entre la Région Rhône-Alpes et la Province de Tamatave, entre Saint Etienne et Tamatave, accord de coopération de la Courly dans le domaine de l’eau, sans compter l’action de nombreuses associations et bénévoles.
Y a-t-il au bout de cette chaîne de solidarité un espoir de développement durable ?
Ce film est fait de rencontres avec Ludger l’instituteur, Haja le médecin et Rajery le musicien qui chacun à leur façon, ont relevé le défi du développement de leur pays. Tous témoignent de leur quotidien composé de combats, de désespoirs mais aussi de petites victoires, de joies intenses et de rêves.
A travers eux, nous découvrons un message d’espoir, un pays tourné vers l’avenir.

Documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier, France, 2005, 52 min, VF et VOST
Une production CLC Productions, France 3 Rhône-Alpes Auvergne


&


-- MA QUÊTE DE RÊVES --
projeté au MUSEUM
-> Dimanche 27 novembre à 17h30
Dans un coin retiré de Tananarive - que la plupart n'ont jamais vu - bien loin de l'océan, des artisans malgaches construisent des maquettes de bateaux.
Ce "village" créé par Hervé Scrive, est aujourd'hui un des ateliers les plus prestigieux. Ce véritable petit chantier naval apparaît comme une respiration dans la vie difficile malgache.
Michel et Bertin y travaillent depuis l'origine. Ils savent que ces chef-d'oeuvres miniatures, majeurs, façonnés par leurs mains d'or, éclairés de leur sourire et de leur courage, voyagent dans le monde entier.
En naviguant nous aussi à travers la beauté de leur travail, leurs rêves et leurs fragiles espoirs, nous découvrons tout un équilibre subtil de leur existence...

Documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier, France, 2005, 26 min, VF et VOST
Une production CLC Productions, RFO


CLC Productions
130, cours Albert Thomas
69008 Lyon
Tél. 04 37 90 58 30
Fax. 04 37 90 00 51

Contact presse :
Stéphanie Goyon
LD. 04 37 90 30 12


CLC Productions
Plusieurs documentaires seront projetés ce week-end au MUSEUM dont LE DEFI MALGACHE et MA QUETE DE REVE


MUSEUM
28, bvd des Belges - 69006 Lyon
www.museum-lyon.org


-- Le Défi malgache - De Saint Etienne à Tamatave --
projeté au MUSEUM
-> Samedi 26 novembre à 17h

Friday, October 28, 2005

Code électoral

Arema et TIM, même combat

Le parti TIM reste intraitable. La révision du code électoral n’est pas une priorité pour le parti présidentiel, selon les déclarations de son président Razoarimihaja Solofonantenaina. Ce texte régissant les élections a été confectionné par l’ancienne équipe dirigeante, a insisté le TIM. Ainsi donc, il n’est pas question de changer ou de réviser le code électoral, rétorque le parti présidentiel.

Durant son règne, l’Arema avait également mis une croix à toutes tentatives de révision du code électoral. A citer, entre autres, le texte conçu par le FFKM ainsi que celui du parti AVI durant le régime de Didier Ratsiraka, mais, il a été refusé par la majorité d’antan. Les partisans du candida Ravalomanana Marc ont crié haut et fort que le texte en question favorise les fraudes électorales.

Chose bizarre, la majorité actuelle, composée essentiellement par le TIM et ses acolytes, a emboîté le pas de l’Arema en boycottant toute tentative visant à réformer les textes de l’Arema. Visiblement, les deux partis ont le même objectif électoral. Une manière de dire que les hommes changent mais les pratiques restent. Bien que les partisans de Ravalomanana aient revendiqué la comparaison des procès-verbaux électoraux durant le mouvement populaire de 2002, personne n’en parle plus à l’heure actuelle dans le but d’améliorer le processus électoral ainsi que les pratiques démocratiques à Madagascar.

Des fraudes massives à craindre Apparemment, à l’approche des échéances électorales, aucune mesure permettant de combattre les fraudes électorales n’a été prise par l’équipe dirigeante actuelle. A part les urnes transparentes, rien n’a changé en matière de processus électoral.

Tout laisse à penser que le spectre de fraudes électorales hante encore et toujours le pays. A ce rythme, des fraudes massives sont à craindre durant les prochaines consultations populaires tant que les textes restent inchangés. Autrement dit, la
transparence et la sincérité des élections ne sont pas garanties.

Pire, l’organisation des opérations électorales est toujours entre les mains du ministère de l’Intérieur. Or, dans les pays en voie de développement, elle est confiée à un organe indépendant comme la Commission Electorale Indépendante ; certains d’entre eux ont déjà montré leurs preuves. Parallèlement, la quasi-inexistence d’une loi règlementant les fonds utilisés par les partis politiques a aggravé la situation. Les électeurs sont devenus les otages des candidats ayant
une enveloppe consistante dont les origines restent floues. “Ny Teo ihany no Miverina “.

Espion démasqué: démission d'un haut responsable de la Maison Blanche inculpé

L'administration Bush a subi vendredi un revers sans précédent avec l'inculpation de Lewis Libby, directeur du cabinet du vice-président, accusé d'avoir menti et entravé une enquête sur une affaire de "fuite" visant apparemment à faire taire un critique de la guerre en Irak.

Le directeur de cabinet du vice-président Richard Cheney, Lewis Libby, surnommé "Scooter", est sous le coup de cinq chefs d'inculpation, pour parjures, faux témoignages et entrave à la justice. Il a démissionné aussitôt de ses fonctions, selon la Maison Blanche.

L'équipe présidentielle a évité jusqu'à présent une inculpation contre le conseiller politique présidentiel Karl Rove, cité dans l'affaire. Mais elle doit aussi se préparer à un scandale lancinant, le procureur indépendant chargé de l'enquête devant poursuivre son enquête, selon l'avocat de M. Rove.

"M. Rove va continuer à coopérer pleinement avec les efforts du procureur indépendant pour terminer l'enquête", a promis l'avocat Robert Luskin, laissant entendre que tout risque d'inculpation ultérieure n'était pas écarté.

Le procureur indépendant, Patrick Fitzgerald, cherche depuis décembre 2003 à savoir qui a divulgué à la presse l'identité de l'agent de la CIA Valerie Plame, dont le mari Joseph Wilson, un ancien ambassadeur, s'était publiquement interrogé sur de "faux prétextes" invoqués par l'administration Bush pour envahir l'Irak en 2003.

Des journalistes ont indiqué s'être entretenus avec M. Rove et avec M. Libby du couple Plame/Wilson.

Richard Cheney lui-même pourrait être menacé par l'enquête. Selon le New York Times, c'est de lui que Lewis Libby avait appris l'identité de Valerie Plame.

Il est illégal aux Etats-Unis de trahir en connaissance de cause l'identité d'un agent secret.

Cette affaire a conduit l'opposition à remettre en cause le bien-fondé de la guerre en Irak, de plus en plus impopulaire, et vendredi le parti démocrate a exigé que le président républicain George W. Bush s'exprime publiquement sur ce scandale.

"Le peuple américain mérite que le président Bush réponde directement sur le rôle que ses conseillers ont joué dans la manipulation du renseignement opérée afin de s'assurer un soutien pour la guerre en Irak, dans l'orchestration d'efforts pour calomnier les opposants à cette guerre, et pour étouffer l'affaire", a déclaré la directrice de communication du parti démocrate, Karen Finney.

Vendredi matin, l'équipe présidentielle s'était efforcée de faire bonne figure. Le président Bush a ainsi montré peu de signes d'inquiétude alors qu'il quittait la résidence pour la Virginie où il a prononcé un discours sur la guerre au terrorisme, le sujet qui a fait sa bonne fortune électorale depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Joseph Wilson affirme que la Maison Blanche a voulu le discréditer en laissant entendre qu'il n'avait dû qu'à sa femme, Valerie Plame, spécialiste des armes de destruction massive à la CIA, l'obtention en 2002 d'une mission d'enquête au Niger sur l'existence d'un éventuel trafic nucléaire avec l'Irak.

M. Wilson avait conclu qu'un tel trafic n'existait pas, et il estime que la Maison Blanche a délibérément exagéré la menace de l'arsenal de Saddam Hussein.

Au cours de son enquête, Patrick Fitzgerald a interrogé de nombreux collaborateurs de l'administration, ainsi que des journalistes qu'il a contraints de livrer leurs sources - jusqu'à envoyer en prison la journaliste du New York Times Judith Miller, qui est restée détenue 85 jours avant de témoigner sur ses conversations avec M. Libby.

Force silencieuse de l'administration

Inculpé dans l'affaire Valerie Plame, l'ancien directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, était un personnage aussi discret qu'influent au sein de l'administration du président Bush.

Son rôle dans la préparation de l'intervention américaine en Irak fut révélateur du crédit accordé par les plus hautes sphères dirigeantes du pays à celui que l'on surnomme "Scooter".

D'après l'ouvrage du journaliste Bob Woodward "Plan of Attack", Libby aurait en personne présenté à la présidence un document attestant la présence en Irak d'armes de destruction massive et de contacts possibles entre des responsables irakiens et l'un des cerveaux du 11 septembre 2001.

La guerre avait trouvé sa justification.

"Il au vice-président ce que le vice-président est au président", a dit de lui Mary Matalin, qui a travaillé à ses côtés en tant que conseiller de Cheney durant le premier mandat de Bush.

Ancien avocat, adepte de l'approche analytique, Libby, qui a démissionné vendredi sitôt connue son inculpation, savait distiller des "conseils discrets" depuis son bureau situé juste à côté de l'aile ouest (West Wing) de la Maison blanche.

Il travaillait en coulisses sur la sécurité nationale, plus particulièrement sur le contre-terrorisme et les menaces chimique et bactériologique, des dossiers qui n'avaient aucun secret pour lui.

TRAVAILLEUR DE L'OMBRE

"Il n'aime pas faire l'intéressant", assure le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz, commentant le goût de son ami et protégé pour le travail de l'ombre.

Libby, 55 ans, était ainsi connu pour sa réticence à s'exprimer dans les médias.

Ironie du sort, ce sont ses conservations privées avec des journalistes qui ont attiré l'attention du procureur spécial Patrick Fitzgerald, chargé d'enquêter sur l'origine des fuites qui ont "grillé" l'agent secret de la CIA Valerie Plame - un crime fédéral aux Etats-Unis.

Après 85 jours passés en détention pour avoir refusé de dévoiler ses sources, la journaliste du New York Times Judith Miller recouvre la liberté le 29 septembre. Elle témoigne le lendemain devant le grand jury. Son journal révèle sa source sur l'affaire Plame: Lewis "Scooter" Libby. Miller précisera toutefois que Libby n'a jamais identifié Plame nommément.

Natif du Connecticut, Libby est diplômé en 1972 avec mention très bien de l'Université de Yale, puis il obtient un diplôme de droit trois ans plus tard à Columbia.

A Yale, il fréquente Wolfowitz en cours de sciences politiques. Ce dernier l'intègre en 1981 au sein du département d'Etat de l'administration de Ronald Reagan. Libby servira ensuite au Pentagone durant le mandat de George Bush père.

Wolfowitz dit de lui qu'il n'est pas "farouchement" attaché à la loyauté de parti. "Il y a une différence entre les gens qui se concentrent sur la politique et ceux qui ne jurent que par leur parti: Scooter n'appartient pas à cette catégorie."

Passionné de ski, ce père de deux enfants s'est également essayé à la littérature en publiant en 1996 "The Apprentice" (L'apprenti), roman qui a pour toile de fond le Japon rural du début du XXe siècle. La critique salua un "sens du mystère et de la claustrophobie porté par une prose limitée et des personnages minimalistes".

Mais l'homme sait aussi se montrer lyrique, comme dans cette lettre envoyée à Miller pendant sa captivité, au mois de septembre.

"Vous avez été emprisonnée cet été. A présent, l'automne est là. Vous aurez des articles à écrire (...). Dans l'Ouest, où vous passez vos vacances, les trembles auront pris d'autres couleurs. (...) Revenez au travail, revenez à la vie."

Entrave à la justice et parjure

Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, a été inculpé vendredi par un grand jury fédéral d'entrave à la justice, parjure et faux témoignage dans l'affaire de la divulgation de l'identité de l'agent secret de la CIA Valerie Plame.

Il risque une peine maximale de 30 ans de prison et une amende de 1,25 million de dollars s'il est reconnu coupable.

Aucun autre responsable américain n'a été inculpé dans cette affaire, qui ébranle l'autorité de l'administration Bush.

Sunday, September 25, 2005

La Banque mondiale approuve l'annulation de la dette des plus pauvres

L'organe de direction de la Banque mondiale a donné son feu vert dimanche à l'annulation de plusieurs dizaines de milliards de dollars de dette multilatérale des pays les plus pauvres de la planète, a indiqué le secrétaire américain au Trésor John Snow.

"J'ai été très content de voir que le comité de développement de la Banque mondiale a très largement approuvé la proposition d'annuler 100% de la dette des pays les plus endettés", a indiqué M. Snow dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de cet organe dont il fait partie.

"Nous nous attendons à ce que les conseils d'administration du FMI et de la Banque mondiale donnent rapidement leur dernier aval et passent à la mise en oeuvre" de cette initiative, a-t-il ajouté.

Le FMI avait déjà donné son accord la veille. Le projet concerne 40 milliards de dollars de dette de 18 pays les plus pauvres de la planète envers la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de développement.

Le comité de développement, regroupant les représentants des 184 Etats membres de la Banque mondiale, était réunis à huis clos dimanche à Washington pour mettre la dernière main au projet avalisé en juillet par les dirigeants du G8.

Il s'agit d'annuler 40 milliards de dollars dus par les 18 pays les plus pauvres à trois institutions multilatérales (BM, FMI et Banque africaine de développement BAD).

La veille, le comité ad hoc du FMI avait, lui, adopté définitivement les mécanismes qui allaient permettre d'effacer plus de 4 milliards de dollars dus à cette institution.

Le bouclage du dossier au FMI et la réaffirmation solennelle vendredi de l'engagement du G8, par les grands argentiers de ces sept pays les plus riches plus la Russie, à assumer les coûts de cette annulation devaient aussi contribuer à apaiser les dernières craintes.

Quelque 70% des 40 milliards de dollars, qui doivent être effacés, reviennent à la Banque mondiale.

Or l'annulation sans précédent de cette dette risque de priver la Banque mondiale d'une partie de ces ressources nécessaires pour continuer à financer le développement dans le monde.

Tous les ministres intervenant dimanche dans le débat au comité de développement ont insisté sur cette "additionnalité" nécessaire, selon le jargon technocratique de la Banque mondiale.

L'Association internationale de développement (IDA), le bras financier de la Banque mondiale créé en 1960 pour prêter aux pays les plus démunis, puise ses fonds dans trois sources principales : les contributions des donateurs, les ressources propres de la Banque mondiale et le remboursement des crédits.

Si l'on efface les sommes dues au titre de ces crédits, cela se fait au détriment d'autres pays pauvres nécessitant l'aide financière de cette institution pour réduire la pauvreté et favoriser leur croissance économique.

"Les ministres ont insisté sur le fait que les ressources pour financer l'initiative du G8 devaient venir s'ajouter à l'aide officielle au développement et ont lancé un appel pressant aux pays donateurs pour qu'ils s'engagent à compenser à long terme, dollar pour dollar, les sommes dues à l'IDA et la BAD", a souligné le président du comité, Trevor Manuel, ministre des finances d'Afrique du sud, dans son discours d'ouverture.

Son homologue belge, Didier Reynders, qui fait partie avec le ministre néérlandais des pays les plus réticents, a lui, insisté sur le fait que "la mise en oeuvre du projet du G8 ne doit pas mettre en danger le rôle unique de l'IDA comme institution multilatérale de financement".

Les pays réticents exigent une répartition équitable du fardeau pour compenser les pertes financières provenant de l'effacement de cette dette.

La veille, le ministre britannique des finances Gordon Brown, dont le pays assure la présidence du G8 actuellement et qui tient beaucoup à ce projet, s'était montré optimiste.

Il tablait sur un accord à la Banque mondiale car selon lui, les éléments du compromis adopté par le FMI étaient "les mêmes" que ceux en discussion au sein de l'instance dirigeante de la Banque mondiale.

Thursday, September 08, 2005

Angela Yvonne Davis

Venue des bas-fonds du « Deep South », une nouvelle lueur illumine le Monde le 26 janvier 1944 : Angela Yvonne Davis. Elle deviendra flamme, embrasera une population entière, portant le combat sur tous les fronts, n’ayant qu’un seul but : Justice et Egalité pour tous, Liberté pour son peuple

Angela voit le jour à Birmingham en Alabama. Elle est confrontée dès son plus jeune âge au racisme et à l’oppression au sein de son quartier au surnom révélateur de « Dynamite Hill ». La ségrégation raciale est toujours en vigueur, c’est une période de troubles politiques majeurs. Ses parents, tous deux enseignants et activistes communistes, l’élèvent dans l’idée philosophique et politique de la contestation et la résistance. Elle participe déjà à 12 ans au boycott d’une compagnie de bus pratiquant la ségrégation.

Sunday, August 07, 2005

La forêt unique de Madagascar sous la menace

La permission a été donné à un des plus grandes compagnies d'exploitation du monde d'ouvrir une énorme mine sur l'île de l'Océan indien Madagascar qui impliquera la destruction d'une partie de la forêt unique au monde.

Les militants, 'Les Amis de la Terre' sont outragés par la décision, qui s'étaient opposés dès le début du projet d'exploitation.

Elle est d'autant plus intense du fait qu'un de leurs principaux directeurs, Lees Andrew, était mort il y a 10 ans dans la même forêt en étudiant le projet controversé pour une mine.

Madagascar est unique pour sa faune - de ses 200 000 espèces estimées de plantes et d'animaux, trois quarts n'existent nulle part ailleurs dans le monde.

D'autre part Madagascar est devenue une destination populaire pour le tourisme par sa beauté et son littoral en outre sa popularité a été encore amplifiée par le film 'Madagascar', le film animé qui comporte des animaux s'échappant d'un zoo de New York et finissant vers le haut sur l'île.

Mais la compagnie multinationale, Rio Tinto d'extraction de minerai, qui a le support de la banque mondiale pour le projet, est résolue que les dommages environnementaux seront gardés au minimum. Il ont indiqué qu'il apportera à la région la croissance économique si nécessaire, à une région appauvrie.

Le projet dans la région de Fort-Dauphin est développé par QIT Madagascar Minérales, une filiale de Rio Tinto, dont 20% sera propriétaire du gouvernement.

Jusqu'à 1 000ha de terre et de forêt côtière bordant l'Océan indien sera exploité dans différentes phases du projet de £430-million pour extraire l'ilménite, un minerai qui peut être employé pour produire le colorant de dioxyde de titanium.

Autour 750 000 tonnes du minerai seront extraites tous les ans au début de l'opération, qui pourrait durer pendant 40 années.

L'énorme croissance économique de la Chine emmène l'énorme demande du colorant blanc, qui est utilisé sur le papier, la peinture et le plastique, à un moment où d'autres mines d'ilménite en Australie et l'Afrique du Sud sont épuisées.

La première production à Madagascar débutera en 2008, un nouveau port a été construit, en partie par $35-million du financement de la Banque Mondiale.

La décision vient 10 ans après la mort de Lees qui à fait des investigations sur les propositions de la mine controversée. Sa disparition en 1995 a suscité des recherches et il a été trouvé dans la forêt où il s'était effondré et était mort de coup de chaleur.

Il y a Dix ans, le quotidien britannique The Observer a indiqué à quel point Lees était inquiéte par le projet et l'impact qu'il aurait sur l'île. Un botaniste avec une passion spéciale pour l'eau douce, il étudiait l'effet qu'elle aurait non seulement sur la faune, mais également sur la population malgache, où beaucoup vivent dans la forêt.

Madagascar a plus de groupes d'animaux uniques que n'importe où ailleurs dans le monde. Il y a 24 familles d'espèces d'animaux qui sont trouvées que seulement sur l'île. Le mieux connus des animaux de Madagascar sont les lémurs, qui sont des singes, des créatures avec de gros yeux, desquels il y a 32 espèces différentes. D'autres créatures sous l'effort écologique sont la tortue de soc, la tortue la plus rare au monde, dont quelques centaines seulement survivent aujourd'hui, et la tortue sideneck. Tony Juniper, Directeur des Amis de la Terre, est consterné que le projet ait le signal de départ. Il a dit samedi soir: "c'est un jour très triste et des nouvelles très mauvaises pour le peuple de Madagascar. Rio Tinto exploite les ressources naturelles dans le monde en voie de développement et, de nouveau, c'est les personnes locales qui payeront le prix.

"cette mine ne résoudra pas les problèmes terribles de la pauvreté sur l'île, mais elle endommagera sa précieuse biodiversité.

Il a dit qu'il était temps que les lois internationales soient présent pour protéger les intérêts des personnes et les intérêts de l'environnement. "il apparaît clairement qu'on ne peut pas faire confiance aux compagnies pour faire ainsi".

Christine Orengo, l'associé de Lees, ont travaillé avec sa sœur Yvonne et Lees Andrew Trust pour aider la population malgache à améliorer leur revenu, et à vivre d'une manière stable.

"Andrew aurait été ainsi attristé par cette décision," a-t-elle dit. "il y a une terrible pauvreté à Madagascar, mais ce n'est pas la meilleure manière de l'alléger.
Des milliers d'étrangers d'Afrique du Sud viendront travailler, et la diffusion des maladies sexuellement transmissible telles que le SIDA peut-être inquiétant. Je crains qu'il aille détruit un des régions le plus belle au monde."

Rio Tinto, extrêmement sensible aux critiques de conservation, a installé un comité indépendant de biodiversité afin d'évaluer n'importe quels dommages probables et voir comment on pourrait l'évité ou le réduire au minimum. En conséquence, la compagnie a décidé de mettre sur pied un département sur conservation de la terre qui le précède dans un endroit qui va être exploiter, de sorte qu'une partie des plantes et de l'espèce ait pu être protégée. Ils ont également travaillé avec des experts de Kew Gardens à Londres pour préserver les graines des plantes menacées. Kew a reçu de l'argent de sponsorisation de Rio Tinto en tant qu'élément dans l'affaire.

Roger Smith, autrefois chef de la Banque des Graine du Millénium chez Kew, a indiqué qu'il était neutre dans la décision, dire que ce n'était pas son rôle de critiquer ce qui était une décision essentiel pour le gouvernement Madagascar.

"nous avons voulu voir les moindres dommages environnementaux possibles de ce projet. Avec notre expertise nous pouvons faire beaucoup pour protéger leur espèce, et nous avons des qualifications de pépinière qui s'assureront que les plantes ont les meilleures chances possible de s'accroître."

Il a précisé que la Grande-Bretagne n'est à aucun moment en bonne position de critiquer les dommages environnementaux. "regardez ce que nous avons fait à notre pays. Si nous appliquons les mêmes règles, ne devrions-nous pas couvrir la Grande-Bretagne avec des forêts de chêne et des sangliers? Nous avons une vue impaire au sujet de ce qui est bon et mauvais."

Andrew Mackenzie, Directeur des Industriels de Minerais, le groupe de produit de Rio Tinto responsable de la mine, a dit samedi: "nous croyons que nous avons fait tout ce que nous pouvons faire pour réduire au minimum l'impact sur ce que je dirais étais une décision inévitable."

Il a dit que si ce n'était pas sa compagnie qui va exploité la mine, se serait quelqu'un d'autre: "il est si attrayant pour la qualité du minerai et à l'occasion que quelqu'un l'aurait exploitée."

Mackenzie a précisé qu'une grande partie de la forêt dans le sud a déjà disparu parce que les personnes locales ont coupé les arbres pour le bois de chauffage. "nous reconstituerons réellement la forêt pour eux, par la plantation des graines et les saplings dans les parties qui ont été dénuées."

Il a dit que, travaillant dans les secteurs de 50ha à la fois, ils enlèveraient le minerai du sable et puis remplaceraient le sable et le replanteraient avec des arbres.

Mais Juniper dit aucune compagnie pourrait garantir que ses plans s'établiraient de la meilleure façon possible. "vous pourriez avoir un bon plan pour la protection de l'environnement, soutenus par un bon nombre d'experts, mais regardons une mine qui fonctionnera pendant 40 années.

"qu'allons-nous faire si, à la fin de tout, il y aurait des espèces qui auront disparus et un habitat qui est ruiné et les gens qui se sont encore appauvris? Qui va être jugé responsable de cela? Personne. C'est l'histoire qui se répète, l 'histoire des multinationales qui font ce qu'elles veulent, quelque soit le coût environnemental."

Thursday, August 04, 2005

Tentative de traverser de l'Océan indien à la rame

Un rameur UKRAINIEN se prépare à la traverser en solo de l'Océan indien de l'Ouest de l'Australie à Madagascar.

Théodore Rezvoy, 37, doit partir de Carnarvon aujourd'hui dans son bateau, pour un traversé de 6.882km à Diego Suarez.

S'il réussit, il deviendra seulement la troisième personne avoir accompli cet itinéraire.

M. Rezvoy consacre sa tentative de traversé au rameur Paul McCarthy, un officier médecin de l'Armée de l'Air australienne qui a été tué dans un accident d'hélicoptère sur l'île indonésienne de Nias cette année.

Developpement et Protection de l'Environnement

Rio Tinto donne de l' espoir dans le développement de Madagascar

Madagascar espère que la décision de Rio Tinto à procéder à son minerai de dioxyde de titanium dans le Sud développera l'île et deviendra un modèle pour l'exploitation de minerai dans la protection de l'environnement.

Rio Tinto minerai Madagascar: le feu vert

L'association les Amis de la Terre a indiqué qu'elle a été extrêmement déçue par la décision de Rio Tinto, annoncée aujourd'hui (mercredi), pour le projet de minerai de dioxyde de titanium à Madagascar.

Sunday, July 24, 2005

Condamnation des Dérives Coloniales par le Président Français, Jacques Chirac

• Quelles peuvent être les conséquences de la condamnation des dérives coloniales par le président français, Jacques Chirac ?
- Je voudrais d’abord préciser ce qui s’est passé en 1947 et en quoi les événements ont été graves dans la suite des relations entre Madagascar et la France.
Les députés Raseta, Ravoahangy et Rabemananjara n’ont pu obtenir l’indépendance. Ils ont même bifurqué vers l’Etat libre au sein de l’Union française. L’aile la plus radicale du nationalisme malgache, composée des sociétés secrètes Jina et Panama a donc organisé une insurrection en vue d’obtenir par la force une indépendance intégrale dans les plus brefs délais.

La répression consécutive à cette insurrection a été très sévère et multiforme. La répression militaire a fait beaucoup de morts. La répression judiciaire a été à l’origine de nombreuses condamnations à mort, de travaux forcés ou de détentions à perpétuité, de peines de prison assorties de bannissement … La répression a surtout été policière. Les Malgaches n’avaient plus droit à la liberté d’opinion, d’expression ou d’association.

• Quelles sont les conséquences de la répression ?

L’objectif était de faire en sorte que les Malgaches ne pensent plus du tout à revendiquer l’indépendance et remettre en question la présence française. La conséquence de cette répression pour l’ensemble de la population malgache, non seulement dans les zones insurgées mais dans tout le pays, a été double. Elle a entraîné un traumatisme psychologique.

La répression a aussi été à l’origine de la défiance entre Français et Malgaches. Il n’y a plus eu de confiance. Pour les Malgaches, les Français ont infligé une blessure qui n’est pas cicatrisée jusqu’à maintenant. Qui dit français, dit colon, colonialiste, donc, dominant, exploitant et même criminel. Depuis, on peut considérer ces relations entre les Français et la majeure partie des Malgaches comme toujours influencées, de manière négative, par cette répression consécutive aux événements de 1947.
Quand je dis la majorité des Malgaches, je pense aux populations victimes de cette répression qui, je le répète encore, a sévi dans l’ensemble du pays et pas seulement sur la côte Est. Ces traumatismes continuent à handicaper les relations franco-malgaches, d’où la gravité de ses conséquences et l’importance du fait que le Président français, 58 ans après les événements, en ait parlé.

• Pour en revenir à la déclaration de Chirac …

Le Président français a reconnu la gravité de cette répression infligée aux Malgaches. A mon sens, c’est un premier pas, un début de reconnaissance des méfaits de cette répression. C’est déjà quelque chose de positif, mais ce n’est que le début de ce que la France devrait faire. La France devrait, soit présenter des excuses, ou prononcer des regrets très directs.

Jusqu’à maintenant, la zone d’insurrection, le gradin oriental, reste déshéritée et manque d’infrastructures économiques et sociales. Si la France décidait de contribuer à doter cette région d’équipements, ce serait faire œuvre de compensation, de manière concrète, des torts causés à cette région.

• Dans son discours, le président Ravalomanana donne l’impression de vouloir évacuer les événements de 1947. Est-ce opportun ?

- Justement, ce qu’il faudrait comprendre, c’est que les événements de 1947 se sont passés il y a seulement 58 ans. Le génocide arménien s’est passé il y a 90 ans, la Shoah, il y a 62, 63 ans. Jusqu’à maintenant, on en parle puisque les conséquences sont tellement importantes, graves que la mémoire collective, pas seulement celle des Arméniens, des Turcs, des Juifs, des Allemands, mais celle du monde entier, demeure intacte.

Je pense que c’est le monde entier qui est concerné par ce type de massacres, que ce soit en Algérie, en Indochine, à Madagascar ou partout ailleurs. Ces événements ont une importance qu’il ne faut pas négliger. Pour le monde entier, mais surtout pour le peuple malgache.

Le peuple malgache a souffert dans son sang. Qui se sent malgache, à plus forte raison quand on a des responsabilités d’une certaine envergure, ne peut minimiser les événements de 1947.

Cette insurrection et la répression qui s’en est suivie ont été lourdes de conséquences, non seulement dans les relations entre Français et Malgaches, mais entre Malgaches eux-mêmes. Des Malgaches ont dénoncé d’autres Malgaches aux colonisateurs, ce qui a suscité des rivalités. Les rivalités entre MDRM et Padesm, entre les Merina dont on dit qu’ils n’ont rien fait et les habitants de la côte Est.
Dans la mémoire collective, l’insurrection et ses conséquences restent vivaces.

Minimiser cette insurrection, c’est vraiment ignorer et négliger les problèmes qui se posent aux Malgaches. Les conséquences de ces événements de 47 sont encore d’actualité. Ne pas en tenir compte pour le développement de Madagascar, c’est être à côté des problèmes qu’il faut encore résoudre, notamment les problèmes de réconciliation nationale des Malgaches de différentes origines géographiques.

• Justement, cette déclaration n’arrange-t-elle pas les relations du régime avec les anciens du Padesm ?

- Les déclarations du Président français penchent vers une amélioration des relations entre Français et Malgaches, indirectement. Cela devrait faire réfléchir les Malgaches. Si nous pouvions nous-même déballer ce que nous avons sur le cœur, à mon avis, cela permettrait de réconcilier les Malgaches. Pour le développement, pour la progression d’un épanouissement psychologique, moral entre Malgaches.

• Peut-on parler d’un courant nationaliste animé par Philibert Tsiranana comme l’a évoqué le Président français ?

- Il est vrai qu’à l’origine, Tsiranana a été militant au Padesm. Le Padesm a pensé qu’il n’était pas encore opportun, à la fin des années 40, de réclamer l’indépendance, puisque les habitants des côtes étaient déja en retard en matière de scolarisation de formation de cadres. Il estimait qu’il était trop tôt pour réclamer l’indépendance.

Dans les années 50, le président Tsiranana a considéré l’indépendance comme inéluctable, mais qu’elle devait être obtenue à long terme. Même en 1956, il n’a envisagé l’indépendance qu’au bout de dix ans, vingt ans, trente ans.

Lorsque le PSD a eu le vent en poupe, favorisé par l’Administration, il a eu la bénédiction des grandes sociétés françaises de l’époque, parce qu’il leur a promis que l’indépendance ne signifierait pas du tout que les Malgaches ne considèreraient plus les intérêts français. Sur le plan économique, il y aurait eu statut quo par rapport à la colonisation. Concernant la monnaie, les Français ont eu la garantie que le Franc CFA serait toujours amarré à la Zone franc.

A partir du moment où son parti est parvenu à obtenir beaucoup de sièges dans les assemblées provinciales, il a pensé qu’il pouvait obtenir l’indépendance. Une indépendance négociée avec la France en toute légalité, et maintenant des liens étroits avec la France. Il a su profiter de l’ambiance politique internationale favorable à l’émancipation des anciennes possessions coloniales. Il avait la bénédiction de l’Etat français et des intérêts économiques des Français à Madagascar. Si c’est du nationalisme, donc il a été nationaliste.


Questions au … Professeur Lucile Rabearimanana, Enseignant-chercheur en histoire politique

US Dumping food

IOWA: Aiza moa ity IOWA. Dia nahazo zavatra ho hanina izany i
Madagasikara.
Inona izany fa 'Soja','varim-baza 'ble' sy ronona maina vidiny US$10
millions ho any Dago.

Dia faly isika Malagasy, fa tokony hidina ny vidin'ny menaka (Huile
de Soja), mba madio amin'izay ny ramanonaka
sy tokony hidina koa ny mofon'i Sofia (Fianarantsoa) fa nahazo 'dump'
avy amin'ny US i Dago.
Ny Reny tsy mahavidy Ronono Nestle kosa dia hafaka manome Ronono
maina ho an'ny ankizy

Tsara fanahy kosa i Dadato Sam, nefa raha mandinika tsara isika dia
tsy midina ny Futures (commodity Market) ny SoyBean na Wheat na Dried
Skim Milk (DSM) or Non Fat Dry Milk (NFDM)
Fa satria izay 'surplus' dia voavidin'i Ragaova US. Dikan'izany tsy
misy resaka Quota na 'Jachere' na Polotique Agricole Commune
fa RaGaova
ihany no miregule any ilay vidinjavatra
(Government
Grants
)

Izany no manky any Dago ilay resaka Financial Market, Mila vola ny
orinasa. Ary vitsy ny orinasa afaka manao 'Lobying' any andafy sy
manana raopilanina manokana.

Koa aiza no mba misy Banky Malagasy sy Financial Market Malagasy, na
ny ariary fotsiny aza no miodina eo.

Mba jereo koa ilay resaka Lechee efa misy Lechee mankony eto US ary
Mexico efa manana production ehhhh inona mba sisa ho an-tsika.

Tuesday, July 19, 2005

A la recherche de ces racines au festival Malais de Londres

Au festival Malais de Londres , le programme de musique est rattaché à Modeste Hugues de Madagascar, un lauréat du musique du monde , basé à Londres avec son nouvel album 'Fomba', produit par Sterns Music.

Sunday, July 03, 2005

Le G8 pour faire ‘la Pauvreté partie de l’histoire’ ?

L'issue du débat peut être déterminant pour le succès ou l'échec de la réunion du G8 et la cause du Premier Ministre britannique.

Tony Blair, qui accueillera le sommet du G8 des pays les plus riches de la planète en Juillet , a souligné que les nations industrialisées ne peut plus échapper à la responsabilité de la situation difficile des millions de peuple d'Afrique.

"L'Afrique est une cicatrice sur la conscience du monde, mais si le monde en tant que communauté se focalise sur lui-même nous pourrions le guérir," a-t-il déclaré dans une communiqué de son programme pendant qu'il prenait la présidence du G8 l'année dernière.

Tony Blair et son Ministre des Finances, Gordon Brown, ont depuis lors poussé un programme ambitieux de commerce, d'aide et d'annulation de la dette de l'Afrique qui pourrait prospérer ou stagner dépendra de ce qui se produira au rassemblement de cette semaine dans la station balnéaire écossaise de Gleneagles, près d'Edimbourg.

Sujet d'Inquiétude

L'initiative risque d'emmener l'administration Bush dans le scepticisme que plus d'aide officielle au développement est la réponse à la pauvreté.

Un autre danger c'est, l'insistance de Washington qu'une telle aide soit réservée aux pays qui ont mis en exécution le libre-marché comme instrument de reforme et a pris un courageux étapes sur leurs propres destinée pour confronter la pauvreté.

Tandis que chacun au cours du débat a reconnu le mérite des positions des un et des autre, la différence menace d'embrouiller la discussion et condamner le sommet à une conclusion inefficace.

Mais déjà, un fonctionnaire du gouvernement britannique cité à l'anonymat dans le journal le Guardian du Royaume-unis, déclarait que les parties sont "loin d'un accord" dans la consultation de pré-sommet.

Dans le cœur de l'initiative de Tony Blair c'est qu'une proposition sous laquelle le groupe des huit - la Grande-Bretagne, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Russie et les États-Unis - mettraient en gage pour augmenter l'aide au développement de l'Afrique de $25 milliards par an.

Le Premier Ministre a récemment retrouvé des alliés de taille dans le milieu de la musique pop et dans le milieu universitaire.



La pression du publique

La fête planétaire de Rock ce week-end, avec des concerts dans les pays du groupe des huit en plus de celui de l'Afrique du Sud, a été fait pour encourager le support du public pour qu'une campagne pour que "Faire la Pauvreté partie de l'histoire" au moment ou les hommes riches en costumes sont prêts a échangé des propos à Gleneagles.

"En doublant l'aide, en supprimant entièrement la dette et en fournissant la justice commerciale pour l'Afrique, le G8 pourrait changer le futur pour des millions d'hommes, de femmes et d'enfants," a déclarer le Rock Star britannique Bob Geldof converti en activiste.

Un autre haut profil, porte parole, pour plus d'aide pour l'Afrique a été Jeffrey Sachs de l'Institut de la Terre à l'Université de Columbia à New York, dans une colonne récente du New York Times a fait référence à l'obstacle que Tony Blair doit surmonter au sommet du G8.

L'"Afrique a besoin d'investissement accru pour élevés la faim dominante, la maladie et pauvreté," a-t-il écrit.

"ces investissements doivent être placés en partie par l'aide accrue des pays riches du monde.

L'Europe l'a compris, maintenant le destin de l'Afrique repose sur la décision de la Maison Blanche qui est récalcitrant."

La déclaration dans les colonnes du New York Times de Sachs est apparue avant l'annonce de l'administration du Président Bush jeudi que l'aide totale des USA vers l'Afrique serait augmenté de $4,3 milliards en 2004 à $8,6 milliards de 2010.

La critique des États-Unis

Le Président Bush a néanmoins reconnu la sévère critique des activistes et des commentateurs qui l'ont censuré pour une approche moins puis par la suite généreuse à l'aide au développement, une qui se tient dans le contraste absolu aux efforts de Tony Blair.

L'administration dans la réponse a clamé son Millenium Challenge Account, qui attache l'aide à ceux qui a opté pour la démocratie et le marché libre.

Mais bien que des efforts aient été lancé il y a trois ans, seulement un seul pays africain, Madagascar, a obtenu le financement du MCA.

Le Président Bush et d'autres conservateurs insistent sur le fait que, alors que les pays pauvre aient besoin d'aide, ils doivent d'abord établir des institutions efficaces et libres de tout corruption pour s'assurer que des fonds de l'étranger soit bien utilisés.

"il n'y a malheureusement pas suffisamment de précaution prise aux conditions auxquelles il y aurai développement," a déclaré la semaine dernière John Snow, Secrétaire au Trésor des États-Unis. "L'argent n'est pas la seul réponse à la pauvreté"

La position des États-Unis a été plus tard reflété dans un rapport de recherche qui vient d'être publié par Fonds monétaire international.

"en dépit de l'élan politique en faveur des apports massifs d'aide à court terme, nous ne devrions pas perdre de vue les issues comme combien d'aide peut être gérée pour débuté, comment l'aide devrait être fournie, et quand," l'étude d'information.

L'Afrique va prendre le centre des discussions du sommet du G8 de cette semaine en Écosse où les idées est susceptible de refléter les différents notions, qui est principalement responsable de supprimer la pauvreté en Afrique- ceux qui ont ou ceux qui n'ont pas.

Sunday 03 July 2005, 16:49 Makka Time, 13:49 GMT