Sunday, December 22, 2013

Rajaonarimampianina remporte la bataille des régions

Rajaonarimampianina remporte la bataille des régions
 A J +3 du second tour des présidentielles, en ce lundi 23 décembre 2013 à 01H50, 21,34% des procès verbaux (4.268 bureaux de vote sur 20.001) ont été traité au niveau de la Commission électorale nationale indépendante pour la Transition (CENI-T).

A ce stade, on peut noter que la région qui détient le taux de participation le plus élevé est Amoron’I Mania (56,44%). A contrario, la région qui a enregistré le taux de participation le plus bas est le Menabe (38,15%).

En l’état, le candidat du Hery Vaovao Ho an’i Madagasikara, Hery Rajaonarimampianina, remporte 17 régions. Il réalise son plus gros score dans la SAVA (74,68%). Celui du Avana, Jean Louis Robinson, ne remporte que 5 régions, et réalise son plus gros score dans l’Itasy (69,41%).
A Analamanga, région qui compte le plus grand nombre d’électeur à Madagascar, Jean Louis Robinson est donné vainqueur avec 58,70%. Un chiffre insuffisant pour l’instant, pour espérer combler l’écart creusé par Hery Rajaonarimampianina dans les autres régions.

Hery Rajaonarimampianina (17 régions) :
Diana, Sava, Amoron’I Mania, Atsimo Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Vatovavy Fitovinany, Boeny, Melaky, Sofia, Alaotra Mangoro, Anlanjirofo, Atsinanana, Androy, Anosy, Atsimo Andrefana et Menabe

Jean Louis Robinson (5 régions) :
Analamanga, Bongolava, Itasy, Vakinankaratra et Betsiboka

Renaud Raharijaona

Renaud Raharijaona


Rajaonarimampianina remporte la bataille des régions

Sunday, January 20, 2013

Jean-Eric Rakotoarisoa, professeur de droit et analyste politique à l’université d’Antananarivo

 
Madagascar a peut-être fait un pas décisif vers la sortie de crise cette semaine. Le retrait de la course à la présidentielle d’Andry Rajoelina, l’actuel président de la transition, qui s’ajoute à celui de son rival, l’ancien président Marc Ravalomanana, répond aux recommandations de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), médiatrice dans la crise malgache. Analyse de cette nouvelle donne politique sur la Grande Île avec Jean-Eric Rakotoarisoa, professeur de droit et analyste politique à l’université d’Antananarivo. Il réponde à Arnaud Froger.
 
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En lecture : Jean-Eric Rakotoarisoa, professeur de droit et analyste politique à l’université d’Antananarivo
 
« Le président de la transition n’avait plus le choix. Les pressions internationales étaient très fortes. Puis il se trouvait aussi dans une situation délicate, vu que l’ancien président Marc Ravalomanana, lui, s’était déjà prononcé pour sa non-candidature bien avant la fin de l’année. Donc, il s’est trouvé en mauvaise position comme étant celui qui refuse la solution pour sortir de la crise. » 

Par Arnaud Froger

Jean-Eric Rakotoarisoa, professeur de droit et analyste politique à l’université d’Antananarivo

Saturday, January 19, 2013

La compagnie aérienne Corsair suspend ses vols entre Paris et Antananarivo

La Grande île est moins abordable et moins bien desservie. Par rapport à la Réunion, aux Seychelles ou à Maurice, Madagascar est déjà la destination la plus chère de la région. Mais à partir du mois prochain, et jusqu’en juin, seules deux compagnies (Air France et Air Madagascar) relieront sans escale Paris et Antananarivo. Corsair, qui assurait jusqu’ici trois vols par semaine, a décidé de se retirer temporairement. Une mauvaise nouvelle pour un secteur touristique qui se relève tout juste des crises économique et politique.
C’est la première fois que Corsair suspend ses vols de manière saisonnière à destination d’Antanarivo. La période février-juin représente seulement 20% de ses ventes. Cette décision est donc seulement économique, comme l'explique Franck Andriamihaja, directeur de Corsair Madagascar.

« Il n'y a aucun lien avec le contexte politique a Madagascar, assure-t-il. C'est seulement et uniquement un problème de rentabilité de la compagnie aérienne. On ne peut pas se permettre de faire voler des avions quasiment vides. L'impact de la hausse du prix du pétrole nous oblige aussi à revoir notre programme de vols. Mais ceci dit, ce n'est pas une remise en cause de la desserte de la destination Madagascar. »

La reprise des vols est prévue le 13 juin. Entretemps, les clients pourront se faire rembourser leurs billets ou voyager sur une autre compagnie.

Quant au secteur touristique, qui enregistre 15% de fréquentation en plus en 2012 (par rapport à 2011), sa reprise pourrait être pénalisée par cette suspension des vols pendant la basse saison. Car Corsair offrait souvent des tarifs plus avantageux que ses concurrents français et malgaches.

Par RFI

La compagnie aérienne Corsair suspend ses vols entre Paris et Antananarivo

L'UE et l'ONU peu enclins à laisser Rajoelina organiser des législatives avant la présidentielle

Ban Ki-moon salue à son tour la décision prise par Andry Rajoelina de ne pas se présenter à l’élection présidentielle prévue en mai prochain à Madagascar. Le secrétaire général de l’ONU souligne également la nécessité de respecter le calendrier électoral établi. Lors de son annonce, le président de la transition malgache avait émis le souhait d’organiser le scrutin législatif avant la présidentielle. Un scénario qui lui offrirait de nombreux avantages, même si sa mise en œuvre semble improbable.
A moins de quatre mois du premier tour de la présidentielle et du scrutin législatif, le souhait exprimé par Andry Rajoelina s’est vu opposer un véto des Nations unies comme de l’Union européenne, principal contributeur international pour l’organisation des élections à Madagascar.

Car la tenue de législatives avant la présidentielle ne ferait pas que remettre en cause un calendrier électoral accepté par tous. Pour le politologue Harimanana Raniriharinosy, elle profiterait directement au président de la transition.

« Ca veut clairement dire qu'il cherche à tout prix à s'imposer unilatéralement, considère-t-il. Que ces élections aient lieu ou non, ce n'est pas sa préoccupation principale, puisqu'il a déjà fait quatre années de mandat. Je crois que c'est essentiellement un grand stratagème pour rester davantage au pouvoir. »

Prolonger la transition, ou préparer une reconversion ? D’autres analystes font l’hypothèse qu’en organisant les législatives avant la présidentielle, Andry Rajoelina pourrait profiter des ses fonctions pour faciliter la victoire de sa formation. Avec l’espoir, peut-être, de jouer un rôle de premier plan dans le nouveau gouvernement.

Par RFI

L'UE et l'ONU peu enclins à laisser Rajoelina organiser des législatives avant la présidentielle

Friday, January 18, 2013

Madagascar: quelle loi d’amnistie pour le pays?

A Madagascar, après l'annonce d'Andry Rajoelina qu'il ne se présenterait pas à la prochaine présidentielle, mardi 15 janvier, plusieurs différends entre les deux protagonistes de la crise restent à régler. L’un des plus épineux, c’est celui de l’amnistie. Une amnistie que la Communauté des Etats d'Afrique Australe (SADC) veut voir appliquée à Marc Ravalomanana. Elle a demandé mercredi que soit votée une loi en ce sens, mais aussi à Andry Rajoelina ! Et là, c’est une nouveauté.
La SADC a encore surpris : si Marc Ravalomanana, plusieurs fois condamné depuis son départ du pouvoir, ne cesse de réclamer que ses peines soient effacées, Andry Rajoelina, lui, n’a jamais été poursuivi.

Alors pourquoi demander son amnistie ? Au moins à cause du coup d’Etat de 2009, répond l’ancien magistrat et président honoraire de la Cour suprême. Anaclet Imbiky : « Un coup d’Etat, c’est une atteinte contre la sûreté de l’Etat. C’est répréhensible, c’est donc même un crime concernant le président. Tout ce qui touche actuellement ou dans l’avenir Andry Rajoelina sur le plan pénal serait donc effacé par la loi d’amnistie. C’est toujours une protection ».

Une protection réclamée par la SADC au lendemain de l’annonce de la non candidature d’Andry Rajoelina à la présidentielle et qui, selon plusieurs sources, pourrait donc avoir été négociée en échange de ce retrait : « Il a dû y avoir ce qu’ils appellent un gentlemen's agreement, un accord qui n’est pas rendu public. Cela se fait dans le règlement des crises au niveau international. C’est possible. Ce n’est pas exclu ».

D’autant que le retour de Marc Ravalomanana en exil depuis 2009 n’est, lui, plus évoqué. Jusqu’alors, la SADC l’avait pourtant exigé. Mais pour Andry Rajoelina, il a toujours été inenvisageable avant les élections de mai.

Madagascar: quelle loi d’amnistie pour le pays? - Madagascar - RFI

Wednesday, January 16, 2013

Madagascar leader says will not run in vote, offers fresh start

ANTANANARIVO, Jan 15 (Reuters) - Madagascar's president Andry Rajoelina said on Tuesday he would not run in May elections, bowing to international pressure to give the island nation a fresh start after the coup that brought him to power.

The impoverished country has been in crisis since then-opposition leader Rajoelina ousted Marc Ravalomanana in a 2009 uprising that scared off investors and devastated the vital tourism industry.
Regional powers have since pressed Rajoelina, a former disc jockey, to stand aside to prevent any repeat of the turmoil during this year's presidential vote.

"I will not stand in the presidential elections. I prefer to sacrifice myself rather than sacrifice 22 million Malagasy people. We want peace," Rajoelina said in a speech.

Ousted leader Ravalomanana, a wealthy businessman, had already agreed not to stand again, saying in December he wanted the country to rebuild itself. No other major candidates have yet come forward.
Foreign companies have been wary of committing to investment in Madagascar's oil, gold, chrome and nickel reserves since the revolt and tourism numbers have fallen.

The island is due to hold presidential elections on May 8, and has set aside July 3 for a possible run-off. Parliamentary elections are also scheduled on July 3.

Rajoelina called for parliamentary elections to be held before the presidential vote to avoid logistical problems.

"Parliamentary elections should come before presidential elections. That will sort things out. Twinned elections risk causing problems," he said.

Rajoelina led demonstrations against Ravalomanana in early 2009, accusing the him of political repression and criticising his plans to lease large tracts of land to the Korean company Daewoo.
A general strike in the capital turned into deadly protests before the army stepped in and backed Rajoelina.

Ravalomanana was sentenced in absentia to life in prison after he was accused of ordering elite troops to kill Rajoelina's supporters.

Countries from the Southern African Development Community (SADC) brokered a deal in September 2011 which confirmed Rajoelina as president and allowed for the unconditional return of Ravalomanana from self-imposed exile in South Africa.

But the plan has been beset by disagreements, including over whether Ravalomanana should be imprisoned if he returns home.

SADC leaders urged both men not to stand in the May vote.
(Writing by James Macharia; Editing by Andrew Heavens)

* Impoverished island in crisis since 2009 coup
* Regional powers pressed Rajoelina not to stand
* Ousted Ravalomanana has already opted out
* Hopes to rebuild tourism, bring back investors

By Alain Iloniaina

Madagascar leader says will not run in vote, offers fresh start | Reuters

Tuesday, January 15, 2013

Madagascar: Rajoelina renonce à se présenter à la présidentielle

ANTANANARIVO - Le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, a annoncé mardi qu'il renonçait à se présenter à la prochaine élection présidentielle prévue en 2013, suivant l'exemple de son rival Marc Ravalomanana qu'il avait chassé du pouvoir en mars 2009.

Je ne me présente pas à l'élection. Je me sacrifie pour les 20 millions de Malgaches. (...) C'est comme ça que j'exprime mon patriotisme, a-t-il déclaré dans une allocution télévisée.

C'est mon devoir d'organiser des élections dans la sérénité, a-t-il ajouté. Je dirigerai la Transition jusqu'à la fin et je suis prêt à faire une passation de pouvoir démocratiquement, je souhaite beaucoup de choses à celui qui va me remplacer.

L'élection présidentielle à deux tours est prévue en mai et juillet, et la question des candidatures était la principale pierre d'achoppement empêchant une conclusion pacifique à la crise politique qui paralyse la Grande Ile depuis le renversement de M. Ravalomanana il y a presque quatre ans.

La Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), qui tente depuis des mois de faire parvenir les deux hommes à un accord, a avancé la solution dite du ni... ni, également prônée par l'Union européenne: ni Andry Rajoelina, ni Marc Ravalomanana candidats.

Malgré sa détermination à reprendre le pouvoir depuis son éviction, Marc Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, s'était finalement plié à cette injonction, en annonçant son retrait de la course à la présidentielle le 12 décembre.

Andry Rajoelina, qui avait annoncé en 2010 qu'il ne serait pas candidat, était resté plus vague sur ses intentions ces derniers mois.

Une poignée de personnes ou des pays étrangers ne peuvent décider sur la manière de diriger notre pays et l'identité de celui qui le dirigera, avait-il encore déclaré il y a une semaine devant des représentants de la communauté internationale lors d'une cérémonie de voeux présidentiels.

Le premier tour de la présidentielle est prévu le 8 mai, avant un éventuel second tour le 3 juillet.

M. Rajoelina a par ailleurs souhaité que les élections législatives, prévues à l'origine en juillet, soient organisées avant l'élection présidentielle.


(©AFP / 15 janvier 2013 18h35)


Madagascar: Rajoelina renonce à se présenter à la présidentielle

Madagascar strongman vows not to run for president

ANTANANARIVO — Madagascar strongman Andry Rajoelina said Tuesday that he will not run in crunch presidential elections in May, a decision that could help end a political crisis that erupted when he seized power in 2009.

"I will not be a candidate at the elections, I will sacrifice myself for the sake of the 20 million Malagasy," he said in a prime-time television address to the nation.

Rajoelina had been under fierce international pressure not to run in the polls, as a way to end an almost four-year crisis that has led to a range of sanctions that have crippled the economy.

"I will manage the transition until the end and I am ready to make a democratic transition. I wish all the best to whomever will replace me," he said.

The man Rajoelina ousted in a military-backed coup, former president Marc Ravalomanana, has already heeded calls not to run in the elections.

He remains in exile in South Africa.

The dual announcements mean the first round of elections on May 8 will open a new chapter in Madagascar's coup-prone politics.

Rajoelina and Ravalomanana have dominated the political scene for the last decade, their rivalry defining the island nation's politics.

The Southern Africa Development Community (SADC), a 15-nation regional bloc that has been mediating in the crisis, and the European Union had pressed for just such a "neither, nor" solution as a means of ending the gridlock.

"Anything that promotes and encourages peace and quiet is extremely positive," EU ambassador to Madagascar Leonidas Tezapsidis told AFP after Rajoelina's speech.

The international community is expected to stump up for a large part of the election's $71-million price tag.

But it is unlikely to be smooth sailing ahead.

Ravalomanana's camp greeted their rival's announcement coolly.

"Andry Rajoelina has followed SADC's recommendations. It is just one element. There are many other measures that have to take place," said Ravalomanana ally Mamy Rakotoarivelo.

Ahead of the presidential vote the country will hold legislative elections, providing ample scope for unrest.

The decision to move the legislative vote, also announced on Tuesday, was described as "changing the rules in the middle of the game," by the Ravalomanana camp.

Their champion's proposed return from exile could also provide a flashpoint.

Ravalomanana has made several failed attempts to return to the island off southeastern Africa, but faces a host of legal challenges.

He was sentenced in absentia to life imprisonment over the killing of 36 protesters by presidential guards during the 2009 unrest that led to his downfall.

The 63-year-old, who started out his career as a milkman, clinched the presidency in a 2001 election after serving as mayor of the capital, but was criticised for an increasingly autocratic and corruption-tainted rule.

Rajoelina, 38, is a baby-faced former radio disc jockey who also served as mayor of the capital before ousting Ravalomanana on the back of a wave of violent protests.
Madagascar remains one of the poorest nations on earth.

By Gaelle Borgia (AFP

AFP: Madagascar strongman vows not to run for president

Monday, January 07, 2013

La France remporte à Nantes la Coupe du monde messieurs de baby-foot

Pour remporter la coupe du monde, une équipe devait gagner trois matches sur 5 maximum, la finale s'ouvrant avec un match en simple, suivi d'un double et ainsi de suite. "La finale est allée au bout des 5 matches", ont noté les organisateurs.

Dans l'épreuve masculine, la Belgique, tenante du titre, a terminé 3è.

Chez les dames, les Allemandes, tenantes du titre, remportent la Coupe du monde en battant les Autrichiennes, 3 points à 0.

Les Françaises terminent 3è après s'être imposées face aux Suisses, 3 à 1.

Dans les épreuves individuelles, l'Autrichien Kevin Hundstorfer (Autriche) est devenu champion du monde, un titre remporté chez les dames par la Bulgare Ekaterina Atanasova.

En simple Handisport, c'est l'Italien Francesco Bonanno qui s'est imposé.

Originaires de 33 pays, de la République démocratique du Congo à la Bulgarie, quelque 500 passionnés du "football de table" (l'appellation officielle) étaient rassemblés pour la sixième année consécutive au Palais des sports de Beaulieu, à Nantes, pour cette compétition.

La France a remporté la Coupe du monde messieurs de baby-foot dimanche à Nantes, en battant les USA 3 points à 2, après plus de deux heures et demi de match, tandis que dans l'épreuve féminine, les Allemandes se sont imposées face aux Autrichiennes, a-t-on appris auprès des organisateurs.

La France remporte à Nantes la Coupe du monde messieurs de baby-foot

Thursday, December 20, 2012

L’article de trop qui aurait accéléré la disgrace de Jeannot Ramambazafy ?

Les scribes de TNN sont aller fouiller dans toutes les poubelles sur le web et retrouvé l’article en question, qui était disponible à l’adresse www.madagate.com/politique-madagascar/dossier/2859-madagascar-electionsn-pourquoi-andry-rajoelina-ne-se-presentera-t-il-pasn.html et qui depuis a été déconnecté.

Madagascar Elections : pourquoi Andry Rajoelina ne se présentera-t-il pas ?

Certains tentent de faire du forcing pour que le président de la Transition se présente, sans faire aucune nuance entre ????se présenter ou non », comme l’a déclaré déjà Andry Rajoelina, ces derniers temps. En fait, sa décision finale remonte en 2010. Enfin, s’il reste logique avec lui-même.
Aussi, toutes les supputations émanent de suppôts de satan, de copistes et de politiciens qui veulent faire les intéressant. Bon, ce n’est pas une certitude absolue. Mais l’ayant entendu déclaré au Kianja Makis de Madagascar, « je tiens toujours mes promesses », je me suis alors rabattu sur mes archives datant de mai 2010. Je ne prétends en aucun cas être plus royaliste que le roi mais voici ce que j’ai retrouvé : une interview du Président de la Transition par Christophe Boisbouvier (Radio France internationale), en date du 12 mai 2010.

En fait donc, lorsqu’il a, maintes fois, répété qu’il avait déjà pris sa décision depuis longtemps, cela se réfère à cette interview. Ci-après le passage de cet interview que vous pourrez trouver dans son intégralité en cliquant ICI.

RFI : Monsieur le président, bonjour. Depuis quelques mois, tout le monde se demande si vous serez candidat ou non à la prochaine élection présidentielle. Quelle décision avez-vous prise ?

; »>Andry Rajoelina : Premièrement, c’est vrai, depuis des mois Madagascar vivait dans la crise politique et ce qui est important dans la décision d’un président et ce qui fait d’un président un vrai homme d’Etat, c’est surtout la bonté et l’honnêteté de ses actes envers ses citoyens et en faveur de sa patrie. Et c’est pour cette raison donc que j’ai pris la décision de ne pas me présenter aux prochaines élections présidentielles que nous allons organiser avant la fin de l’année.

RFI : Et c’est une promesse définitive, vous ne changerez pas d’avis ?

A.R. : C’est une promesse définitive pour pouvoir mener à terme la transition de manière objective. Pour moi, ce qui est important, c’est qu’on puisse organiser des élections en toute neutralité. Je pense que je suis le seul homme à Madagascar à pouvoir organiser ces élections dans la transparence et aussi, on a besoin de la garantie de la communauté internationale.

RFI : Est-ce qu’avant de prendre cette décision, vous avez dû convaincre beaucoup de vos partisans qui vous demandaient de rester ?

A.R. : Vous savez aujourd’hui, cette décision a été vraiment très très difficile à avaler pour mes partisans, mais je leur ai dit que je poursuivrai et que je resterai toujours à leurs côtés.
RFI : Et même si vos partisans reviennent à la charge dans les mois qui viennent, vous ne changerez pas d’avis ?

A.R. : Je suis un homme de parole et je ne changerai pas d’avis. Je ne serai pas candidat pour les prochaines élections présidentielles à Madagascar, pour l’intérêt supérieur de la Nation.

A partir de là, oser dire qu’on (Sadc, Communauté internationale) l’aura forcé à ne pas se présenter relève de l’ignorance totale de l’Histoire. La volte-face de Marc Ravalomanana n’est que de la pure fanfaronnade. Il sait parfaitement qu’il n’est plus éligible aussi bien du point de vue de la loi (code électoral) que du point de vue pénal (il a été condamné par la justice malgache pour motifs gravissimes et il fait toujours l’objet d’une mise en examen par la justice sud-africaine). Son but : rentrer à Madagascar en endormant la méfiance de tous. Une fois sur place, bonjour les dégâts financés par ses milliards mal acquis.

Concernant Andry Rajoelina, la question sera : mais pourquoi attend-il pour réitérer cette promesse datant de deux ans ? Tout simplement parce qu’il lui fallait du temps. Du temps pour prouver que, lorsque le pays est bien géré, il était parfaitement possible de le développer très rapidement. Et les preuves sont bien là : hôtels de ville d’Antananarivo et de Toamasina ; 16 hôpitaux aux normes internationales ; un programme de location-vente de villas ; le Coliseum de Madagascar et le Kianja Makis de Madagascar. Sans parler de la RN44. Et cela, en prime, sans aller endetter les générations présentes et à venir auprès des bailleurs de fonds -qui n’ont jamais été ne sont et ne seront jamais des philanthropes-, mais avec des ressources propres intérieures (RPI). Les bons à rien iront encore chipoter sur leurs provenances. Chaque chose en son temps.

A présent, qu’il a un pied dans le panthéon des héros de l’histoire de Madagascar, la foule d’Antsonjombe et celle d’Andohatapenaka lui fera-t-il changé d’avis ? Les futurs nouveaux pauvres de son entourage arriveront-ils à faire pression sur lui pour qu’il renie sa parole ? Qui vivra verra.
En tout cas, à mon avis personnel, la mission d’Andry Rajoelina était de stopper les dérives d’un dictateur et mener une période transitoire jusqu’à son terme, c’est-à-dire vers des élections transparentes, etc. pour revenir à l’ordre constitutionnel d’avant le 17 mars 2009. Le vrai changement réside en cette capacité à savoir se mettre en retrait et démontrer que l’ère de s’accrocher à un siège était bel et bien terminé à Madagascar. Ce n’était pas la course au pouvoir absolu ni à l’argent qui l’a amené à diriger la révolution orange. C’était un combat contre l’injustice et le pillage du pays par des individus sans âme.

En prime, il ne pourra que redire ce qu’il a déjà dit, ce 12 mai 2010, au micro de Christophe Boisvivier :

RFI : Vous êtes jeune, vous avez 34 ans ?

A.R. : J’aurai 36 ans cette année.

RFI : Donc, vous êtes jeune ?

A.R. : Je suis jeune (rires).

RFI : C’est-à-dire ?

A.R. : J’ai encore l’avenir devant moi.

RFI : Andry Rajoelina, merci.

Seconde grande question : Mais alors que va-t-il faire auprès des autorités françaises et de l’OIF ? Tout simplement y chercher de quoi organiser des élections « manara-penitra » (aux normes). Sauf les tordus iront encore polémiquer par rage. Quelle va être la réaction de ceux qui ont toujours vécu au crochet de cette transition et des oisifs calculateurs ? Tant pis pour eux. Il est temps également que cesse cet infernal culte de la personnalité. Et comme l’a déjà dit Andry Rajoelina lui-même : « J’ai encore de l’avenir devant moi ».

C’était donc déjà clair depuis deux ans. Malheureusement, les menées subversives de Ravalomanana et de sa mouvance, aidés un temps par Zafy Albert et Didier Ratsiraka, ont maintes fois fait reculer les dates des élections. Cette fois ce sera en mai 2013. Et Andry Rajoelina ne pourra plus jamais être accusé d’être le blocage au processus de sortie de crise. Y-en-a qui auront intérêt à réviser leurs pseudo-analyses ou changer de métier… A présent, certains prient vraiment pour qu’il se présent. Et pas ceux auxquels on croit automatiquement… Ils interprètent tout ce que dit Andry Rajoelina pouvant aller dans ce sens. Comme « ianareo no mahafantatra iza no mpitondra mahavita »>. Pas de quoi renier une parole donnée. Il anticipe l’avenir, c’est tout.

En tout cas, si Andry Rajoelina déclare se présenter, car grisé par l’ambiance qu a régné la semaine dernière à Antsonjombe et à Andohatapenaka, alors rien n’aura changé sous le soleil de Madagascar. Mais je suis persuadé que Ravalomanana ne lui a pas transmis le virus du mensonge et de la mégalomanie. Enfin, qui vivra verra.

Enfin, la logique même veut ceci : ng>Andry Rajoelina peut se présenter mais il ne doit pas même s’il le voulait. Le Devoir, le vrai, doit primer sur le Pouvoir et le Vouloir. Cinq ans ce n’est pas la mer à boire. Voyez, les quatre dernières années (presque un mandat présidentiel américain) ont filé comme si 2009 c’était hier.
Jeannot RAMAMBAZAFY – 17 décembre 2012



L’article de trop qui aurait accéléré la disgrace de Jeannot Ramambazafy ? | TANANEWS

Andry Rajoelina : «la décision de ma candidature est en réflexion»

Marc Ravalomanana a annoncé, le 12 décembre dernier, qu'il ne se présenterait pas à la prochaine élection présidentielle prévue en mai 2013 à Madagascar. En revanche, après bientôt quatre ans d'exil, l'ancien Président souhaite rentrer dans son pays. Qu'en pense son adversaire, Andry Rajoelina, qui préside actuellement la transition ? Le numéro un malgache a rencontré Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, mardi dernier. A l'issue de cette rencontre, il était l'invité de RFI.

RFI : Il y a une semaine, Marc Ravalomanana a annoncé à Dar es Salaam qu’il ne serait pas candidat à la prochaine élection présidentielle. Est-ce un geste d’ouverture de sa part ?

Andry Rajoelina : C’est sa décision et ça n’engage que sa personne. Et je n’ai pas de commentaires à faire sur sa décision personnelle.

Du coup, est-ce que vous pourriez, vous-même, renoncer à être candidat à la prochaine élection présidentielle ?

En ce qui concerne ma candidature, je donnerai la primeur au peuple malgache. Je vais prendre une décision au moment voulu.

Et c’est à quel moment ?

Cela ne va pas tarder étant donné que le dernier jour de dépôt de candidature est le 8 mars. C’est à ce moment-là que nous allons prendre une décision, peut-être avant.

Pourquoi hésitez-vous ?

Il y a deux contextes justement, sur le plan national et sur le plan international. Sur le plan national, étant donné que 70% de la population a moins de 30 ans, le peuple malgache a besoin d’une personnalité patriote. Sur le contexte international, c’est autre chose parce que effectivement, il y a la SADC [Communauté de développement d'Afrique australe ndlr], qui essaye de me convaincre justement à renoncer pour les prochaines élections présidentielles.

Vous hésitez mais il y a deux ans et demi, vous aviez dit publiquement, que si Marc Ravalomanana n’était pas candidat, vous ne le seriez pas non plus.

En politique, c’est toujours en mouvement, ce n’est pas du tout statique mais ça évolue selon le temps.

Marc Ravalomanana renonce mais il souhaite rentrer dans son pays pour aider à la reconstruction de Madagascar. Qu’est-ce que vous en pensez ?

J’en ai fait part au responsable de la SADC. Je l'ai toujours dit, le retour de l’ancien président à Madagascar avant le processus électoral pourrait engendrer des conséquences inimaginables.

Est-ce qu’on peut imaginer que Marc Ravalomanana rentre dans les semaines qui viennent et que les élections se tiennent comme prévu au mois de mai prochain ?

Il y a un risque énorme et les conséquences seront inimaginables. Vous savez, en trois ans de transition, l’ancien président, selon le rapport de la gendarmerie, a concocté trois coups d’état qui ont échoué, trois coups d’état militaires, sans parler des attaques personnelles et individuelles, [notamment contre] moi-même qui avais eu une attaque à la bombe sur mon véhicule. La question qui se pose est : est-ce que ce retour, s’il se fait, ramènera la stabilité à Madagascar ? Est-ce qu’on pourrait imaginer qu’il y ait des élections dans la paix dans le cas où l’ancien président rentre à Madagascar avant les élections ?

C’est-à-dire que même s’il renonce à être candidat, vous continuez de vous opposer au fait qu’il puisse rentrer librement ?

Je ne m’oppose pas. C’est à la SADC d’en décider.

Est-ce que cela veut dire que pour l’instant, si Marc Ravalomanana rentre, il est toujours menacé d’être arrêté ?

La justice est indépendante. Et l’ancien président a été condamné par la justice malgache.

En fait, vous n’avez pas confiance dans sa parole quand il dit que, s’il rentre, il ne se présentera pas ?

C’est une question que tout le monde se pose aujourd’hui. Vous savez en 2002, l’ancien président a signé un accord à Dakar quand il y avait eu un conflit sur des élections présidentielles qui opposaient justement l’ancien président et l’amiral Didier Ratsiraka, qui s’est exilé ici à Paris. A ce moment-là, c’était le président sénégalais qui menait la médiation à Madagascar entre les deux protagonistes. Ils se sont serrés la main. Ils se sont embrassés à l’issue d’un accord disant que l'on devait organiser un deuxième tour des élections présidentielles à Madagascar. Mais une fois arrivé à Madagascar, l’ancien président Ravalomanana a dit qu’il a été élu au premier tour ! Donc il a renié sa parole. Il a renié sa signature au détriment du peuple malgache.

Et aujourd’hui, vous craignez une nouvelle ruse de sa part ?

La question que je me pose est : peut-on faire confiance à l’ancien président Ravalomanana ?

En 2009, les militaires ont joué un rôle clé dans le départ de Marc Ravalomanana. Est-ce que ce ne sont pas surtout eux qui refusent son retour et qui font pression sur vous-même pour qu’il ne rentre pas ?

Nous, on veut que la paix et la stabilité règnent à Madagascar. Et il est de mon devoir justement de garantir un processus électoral dans la sérénité.

Avez-vous peur de la popularité de Marc Ravalomanana ?

Durant ces trois dernières années, les partisans de l’ancien président n’ont cessé de manifester. Ils sont au nombre de 300 tous les jours qui essaient de manifester. Ce n’est pas du tout une question de popularité. C’est une question de principe et surtout une question d’homme.

Si, malgré tous les gestes de votre prédécesseur, vous vous présentez à la prochaine élection, est-ce que vous ne risquez pas de couper Madagascar de toute la communauté internationale et d’enfoncer votre pays dans la crise ?

Madagascar est un pays souverain. Il y a beaucoup de pays dans le monde qui décident de ne pas travailler avec tel ou tel pays. Par exemple, il y a l’Iran : les Etats-Unis ne vont jamais travailler avec l’Iran même si le président de l’Iran a été élu au suffrage universel par son peuple. Donc ça appartient aux Etats de décider de travailler ou pas avec Madagascar ou avec le président.

Quand Laurent Fabius vous dit que vous êtes très jeune, que vous pouvez passer votre tour en 2013 et vous présenter en 2018. Que répondez-vous ?

Je dis que cela demande une réflexion assez profonde. Je n’ai pas de réponse à donner à cela immédiatement.

Andry Rajoelina : «la décision de ma candidature est en réflexion» - Madagascar - RFI

Saturday, December 15, 2012

Andry Rajoelina ne renonce pas à la présidentielle

Le président de la transition malgache est rentré ce samedi 15 décembre de Tanzanie. Après le retrait de Marc Ravalomanana de la course à la présidentielle, Jakaya Kikwete, le président tanzanien qui dirige la médiation de la SADC, devait tenter de convaincre Andry Rajoelina de faire de même. Mais il a échoué.
Andry Rajoelina n’aura donc pas cédé. Comme il l’avait déclaré, ni la pression de la SADC ni la non-candidature de son principal adversaire ne l’ont contraint à se retirer. Sa décision est prise, martèle-t-il. Il doit l’annoncer avant la fin du mois et, après sa rencontre avec Jakaya Kikwete, elle n’a en rien changé.

« Je voudrais le dire haut et fort : il m'appartient de décider si je vais me porter candidat ou pas aux prochaines élections présidentielles. Pour l'honneur et pour la souveraineté de Madagascar, nous n'allons jamais accepter que ce soient les forces étrangères qui décident qui doit être candidat ou pas pour les prochaines élections présidentielles à Madagascar », a ainsi affirmé Andry Rajoelina.

Il lui a en revanche fallu lâcher du lest sur le second point épineux : le retour de Marc Ravalomanana à Madagascar, après quatre ans d’exil. Sur ce point, Andry Rajoelina promet qu’il considèrera les prochaines recommandations de la SADC. Une mission militaire doit en effet rendre son rapport. Dépêchée il y a deux mois sur la Grande Ile, elle devait évaluer si les conditions sécuritaires permettaient à l’ancien chef d’Etat de rentrer.

Un léger mieux donc. Reste que les deux disputes au cœur de la crise malgache ne sont toujours pas résolues. Et cela à moins de cinq mois du scrutin présidentiel.

Par RFI

Andry Rajoelina ne renonce pas à la présidentielle - Madagascar - RFI

Thursday, December 13, 2012

Réactions autour de la non candidature de Ravalomanana à la présidentielle 2013

Le président du Congrès de la Transition et chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo, a affirmé à Xinhua que "Marc Ravalomanana connaît ce qu'il a dit, mais la priorité pour la mouvance c'est qu'il rentre au pays comme il a été souligné dans la décision du Sommet extraordinaire des dirigeants de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe en Tanzanie". Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du parti Tanora Gasy Vonona (TGV) littéralement traduit jeunes Malgaches prêts, appartenant au président de la transition, Andry Rajoelina, a quant à elle, précisé que "la décision de l'ancien président n' aura aucune répercussion ni sur la politique du parti TGV, ni sur la route que le parti a déjà tracée pour le processus de sortie de crise. Ainsi, elle a indiqué que le parti encourage même le président de la transition à se porter candidat à la présidentielle". "C'est un grand pas en avant pour débloquer la situation actuelle et il est important que Rajoelina en fasse de même", a annoncé le professeur de droit constitutionnel à l'université d’Antananarivo, Jean Eric Rakotoarisoa. 
 
Le professeur au Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques à Madagascar, Guy Ratrimoarivony, a affirmé que "cette solution du "ni Ravalomanana, ni Rajoelina à la présidentielle de 2013 a fait du chemin et c'est une bonne décision de la part de Ravalomanana d’avoir fait le premier pas, il fallait que quelqu'un le fasse". 
 
Cette décision de Ravalomanana est une décision de sagesse et un pas vers la réconciliation, a précisé le président du comité national d'observation des élections (CNOE) Ernest Razafindraibe. Saraha Georget, présidente du parti vert et candidate à la présidentielle, a également partagé cet avis en disant que "c'est une décision d'un homme sage et responsable et il appartient maintenant à Andry Rajoelina de suivre l'exemple".
 
Par contre, le parlementaire Marson Evariste a avancé que la décision prise par l'ancien président est une décision normale étant donné qu'il n'est pas éligible à la présidentielle.
 
"Il est déjà condamné par la justice malgache et ne bénéficie pas d'amnistie. Il n'est même pas résident à Madagascar comme l'a exigé le code électoral malgache. Par contre, Rajoelina requiert toutes les conditions d'être candidat à la présidentielle et il est soutenu par la population malgache", a-t-il continué. Mahafaritsy Samuel, l'ancien ambassadeur de Madagascar en Algérie, a juste précisé que le principe de "ni-ni" n'est pas démocratique et ne suit pas les principes du droit universel.
 
" Si Ravalomanana a été contraint de prendre cette décision, ce n'est pas bien mais si c'est de son plein gré, je ne vois pas d'inconvénient", a-t-il dit. Marc Ravalomanana a annoncé mercredi qu'il ne sera pas candidat à n'importe quelle position dans les élections présidentielles de l'année prochaine si c'est la voie à suivre pour sortir de l'impasse politique dans son pays. 
 
Il a pourtant affirmé son intention de regagner son pays natal afin d'y "rechercher la paix et travailler de concert avec le peuple malgache dans la reconstruction et la reconstruction du pays". Le dernier Sommet extraordinaire des dirigeants de la SADC du 7 et 8 décembre à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, a souligné que "les deux candidats dont Marc Ravalomanana et le président de la transition actuelle, Andry Rajoelina, doivent être persuadés de ne pas se présenter aux prochaines élections générales en tant que voie à suivre pour résoudre cette crise". Les deux hommes sont les principaux protagonistes de cette crise qui a débuté en décembre 2008.

ANTANANARIVO (Xinhua) - Après que l'ancien président malgache Marc Ravalomanana, exilé en Afrique du Sud, eût annoncé mercredi qu'il renonce à sa candidature à la présidentielle du 8 mai 2013, les réactions fusent de partout chez les politiciens malgaches.

Réactions autour de la non candidature de Ravalomanana à la présidentielle 2013 - Afriquinfos

Non-candidature de Ravalo : « Décision d’un homme responsable », dixit Saraha Georget

La présidente nationale du Parti vert et non moins candidate à l’élection présidentielle, Saraha Georget Rabeharisoa salue la décision de l’ancien président Marc Ravalomanana qui a annoncé officiellement sa non-candidature. « C’est une décision d’un homme sage et responsable », constate-t-elle. Et elle de rappeler que bon nombre de Malgaches ont attendu cette annonce depuis longtemps. Joint au téléphone hier, le numéro Un du Hasin’i Madagasikara n’a pas manqué de féliciter et de remercier le président en exil. Saraha Georget lance également un appel à l’endroit du président de la Transition, Andry Rajoelina afin de « suivre ce bon exemple ». « C’est le moment pour lui de faire preuve de bonne volonté et de patriotisme afin de sortir par la grande porte », estime-t-elle. Selon ses dires, « Andry Rajoelina ne devrait pas constituer un blocage à la résolution de la crise ». Faut-il rappeler que le Parti vert a déjà proposé un « ni...ni » élargi aux membres de l’Exécutif et aux amnistiés ? La candidate à la présidentielle a également remercié les anciens présidents Zafy Albert et Didier Ratsiraka qui, apparemment ont pris du recul ces derniers temps. « Certainement, afin d’instaurer un climat d’apaisement en cette période des préparatifs électoraux ». Au passage, Saraha Georget a lancé un appel au calme et à l’apaisement à l’endroit des Malgaches. Et ce, afin de concrétiser le processus de sortie de crise et d’assurer la tenue des élections soutenue par la Communauté internationale. Le Hasin’i Madagasikara envisage de convoquer incessamment toutes les entités politiques afin de signer un accord électoral, auquel figurera une résolution sur les élections et sur le cas des anciens présidents.
Davis R



Non-candidature de Ravalo : « Décision d’un homme responsable », dixit Saraha Georget

La double fuite en avant

Les sourires de satisfaction du président tanzanien Jakaya Kikwete sont plus qu’éloquents. Sauf rebondissement inattendu, le coeur de la crise malgache aura donc duré 5 ans : 12 décembre 2007 - 12 décembre 2012.



Le 12 décembre 2007, pendant le dépouillement des élections municipales d’Antananarivo, on entendait à proximité des bureaux de vote des « Joyeux anniversaire, Monsieur le Président » qui ne pouvaient être que moqueurs. Car Marc Ravalomanana recevait ce jour là un sérieux vote d’avertissement : à l’issue d’une campagne électorale pleine de passion qui se traduisait notamment par un taux de participation de 75%, la capitale choisissait à 63% d’élire le candidat « non TIM ».
La crise fut crise parce que deux hommes ont compris de travers cet avertissement ou en ont oublié le sens.

Le premier coupable fut Marc Ravalomanana. Il avait sans doute compris que le vote de Tana visait davantage à sanctionner la « TIM-isation » du pays que son leadership personnel. Mais en conséquence, il choisit de poursuivre sur la voie de la personnalisation du pouvoir : faire confiance à son instinct plutôt qu’à des conseillers. Or le vote de 2007 réclamait de la gouvernance, pas un gouverneur. Cette interprétation erronée fut la plus grave erreur du Président Ravalomanana, erreur qui persiste dans une partie de ceux que l’on appelle les « Zanak’i Dada ».

Le deuxième coupable fut bien sûr Andry Rajoelina. L’orgueil de Marc Ravalomanana lui ouvrait la voie des pires excès. Un chansonnier aurait pu facilement le caricaturer à l’époque disant : « Ravalomanana veut jouer au jeu du plus c... avec moi ? On va bien voir qui va gagner... ». Andry Rajoelina l’a effectivement emporté à ce jeu débile, mais on sait qui y a perdu : ce n’est pas Marc Ravalomanana ; c’est la population.

Dans le programme électoral d’Andry Rajoelina en 2007, il était fait mention de développement du mieux-être quotidien dans un climat de respect ; d’augmentation de l’emploi ; d’amélioration de la sécurité ; de cours gratuits de soutien aux élèves en classe d’examen. Chacun reste libre de juger ce qu’il en est resté, mais il est indubitable que le « super mandat » de cinq ans d’Andry Rajoelina n’aura pas convaincu beaucoup de ses électeurs.

Toujours aussi frondeuse, Antananarivo a déjà tourné la page de 2007. Sur la nouvelle page, l’histoire qui sera écrite sera-t-elle plus heureuse ? Déjà ligoté par ses déclarations antérieures, Andry Rajoelina ne pourra sans doute que suivre les traces de Marc Ravalomanana et renoncer publiquement à une candidature dont il rêvait sans doute, mais qu’il n’a jamais pu annoncer. Le risque serait alors de voir les occupants actuels d’Ambohitsorohitra s’illusionner sur leurs chances de bâtir une candidature de substitution pour tenter de connaître un meilleur sort que les « Tiko boys ».

Patrick A.

La double fuite en avant