Pouvons-nous tirer avantages des polémiques qui s’articulent autour de cette élection présidentielle du 03 décembre 2006 ? Les agissements et réflexions de tout bord traduisent une « mentalité complexe » des Malagasy. Mes propos se veulent neutres et ne visent aucune entité.
Du « miandry ny sitrapôn’Andriamanitra », passant par les « ory hava-manana », du « raha maty aho, matèsa rahavana » au « mangina volamena » et « miady ny anjaran’olona », c’est à s’y perdre. Vraiment il en faut de tout pour faire un Madagasikara !
Derrière, une masse populaire qui veut vivre la tranquillité, cohabitent des honnêtes citoyens avides du vrai « fihavanana », fondement de base de la société malagasy, ainsi que des manipulateurs sans scrupule, profitant de la crédulité du peuple pour assouvir leur soif du pouvoir. Ne sachant à quel Saint se vouer et surtout, au nom dudit « fihavanana », cette masse se réfugient dans la prière et s’en remet à la volonté divine : « Izay mahasoa ataon’Andriamanitra » !
Puis il y a ceux qui, propulsés par une impulsion quelconque ou par Amour envers sa patrie, s’évertuent avec une farouche conviction à faire avancer l’île en dépit des insultes gratuites et irresponsables. Il ne s’agit pas ici, non seulement des politiciens mais aussi de monsieur « tout le monde » qui veut redorer l’image d’un pays appauvri par plus d’un siècle de règne françafricaine. Imperturbables, leurs caravanes passent.
D'un autre côté, les nostalgiques, ceux qui manoeuvrent hardieusement pour se re-accaparer du pouvoir coûte que coûte avec l’aide de quelques « partisans » restés fidèles. Surfant au dessus des lois, ils se proclament Ray aman-dReny alors que si tel est le cas, leur devoir serait de « se respecter » et de « respecter les autres » en prônant la sérénité et le calme. Mais la sagesse fait parfois défaut. Je ne juge pas, je constate. Une once de folie de grandeur semble tenailler ces personnes et depuis leur perte de pouvoir effectif, ils font éclater au grand jour une sorte de mégalomanie à laquelle s’adjoint une jalousie maladive. Ils n’hésitent pas à recourir à la force, à la haine raciale, à la violence en appelant à la révolte... Trop enfermés dans un esprit revanchard, ils ont perdu toute notion d’éthique et d’humanisme. De surcroît parano, ils pensent que tout ira mal s’ils ne sont pas à la commande du pays.
De l’autre côté, les mpila ranon-dranony, ambitieux ou pas, font tout pour se faire remarquer et s’octroyer un petit renom éphémère, pour sombrer dans l’oubli après déception. Mais les méritants ne manquent pas à l’appel. Confiants, ils font leur bonhomme de chemin en solo ou en groupe….Puis les opportunistes qui ne ratent aucune occasion pour sauter dans le train en marche, au risque de se casser la figure ! …la liste n’est pas exhaustive… A première vue, tout ce beau monde est animé d’une même intention (sic) : « le développement rapide de Madagascar, combat contre la pauvreté, démocratie, sans oublier la mention du mot cher à tous : « fihavanana » ! » Seule, l’approche diffère ou diverge. Tout un chacun veut s’approprier le mérite, allant jusqu’à confondre la notion de « critiques et dénigrements », ce par pure ignorance ou mauvaise foi. Pire encore, apparenter la vertu du respect de l’Etat de Droit à une soi-disant dictature relève d’une dégradation morale flagrante. Allons, soyons honnêtes envers nous-mêmes pour une fois. Ces démarches calomnieuses ne déculpabiliseront en aucune façon quiconque aura commis des exactions graves envers sa patrie. « Masina ny tanindrazana !».
Des choses trop négatives dans notre manière de penser occultent la notion de « valeurs humaines » propre aux Malagasy. « Ny fanahy no olona » ne fait plus le poids contre « vanité et soif des honneurs ». Heureusement, la foi des dévots renverse cette tendance car, ceux-là travaillent sur « eux-mêmes » d’abord avant de se prononcer sur quoi que ce soit (re-sic). Ce travail sur « soi-même » est vital pour avancer sur n’importe quelle voie. Là, y a du boulot et ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi ! Une « mentalité saine » en chacun des Malagasy est la garantie d’un Madagasikara puissant !
Au même titre qu’Amour, compassion, tolérance, le « vrai Fihavanana reste une valeur sûre » . « Aleo very tsikalakalam-bola toa izay very tsikalakalam-pihavanana ! ».
Aujourd'hui, les Réseaux d'Information répond aux besoins d'informations précises sur les événements survenant sur le terrain.
Saturday, December 16, 2006
Sunday, December 10, 2006
Une élection moderne et transparente
L’élection du 03 décembre est à marquer d’une pierre blanche dans les annales électorales de la République à Madagascar car deux mots la résument : moderne et transparente.
Utilisation des Tic
Pour la première fois, nos listes électorales sont informatisées. Certes, il y a eu quelques imperfections dans la saisie des données mais, à part cela, il est quasiment impossible de contester le travail abattu. Le Ministère organisant ces élections a également, pour la première fois, créé un site Web afin que tout le monde soit au courant des dernières évolution du score électoral. Sans oublier l’utilisation du cryptage élec-tronique durant la transmission des résultats, rendant ainsi improbable les falsifications en cours de transfert.
Urnes transparentes
Pour confirmer le tout, on a utilisé les urnes transparentes afin que le vote le soit entièrement.
Le régime de Marc Ravalo-manana n’est pas celui des discours aux grandes envolées idéologiques comme du temps de la IIe République, mais celui des réalisations pragmatiques car, au nom de la bonne gouvernance, le gouverne-ment s’est fait aider de la Sadc (Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe) et de l’Afrique du Sud qui ont fourni 3 hélicoptères et un avion pour récolter au plus vite les résultats. Tout cela est fait afin d’éviter les longs jours d’attente générant angoisse et autres rumeurs qui risquent de détériorer le climat social avec toutes les suspicions possibles et imaginables. Sans les caprices de la météo, il est fort probable que d’ici la fin de la semaine, 90 % des résultats soient connus.
Confrontation des PV : de l’histoire ancienne
A entendre certains candidats réclamer à cor et à cris la “confrontation des PV”, l’on se demande s’ils sont en 2006 ou en retard de 5 ans, c’est-à-dire en 2001. Certes, il y a eu la jurisprudence de la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc). Mais un autre détail technique est, depuis, entré en jeu : les procès verbaux auto-copiants. Cela signifie qu’un seul procès-verbal est distribué aux représentants de chaque candidat dans les bureaux de vote, donc personne ne peut contester sa véracité, à moins que quelques-uns ne veuillent en fabriquer de faux par derrière ? Juris-prudence de la Hcc ou pas, une “confrontation des PV” reste désuète.
Les conclusions des observations de la communauté internationale sont là pour confirmer le caractère moderne et transparent de l’élection du 03 décembre.
Gérard C.
Utilisation des Tic
Pour la première fois, nos listes électorales sont informatisées. Certes, il y a eu quelques imperfections dans la saisie des données mais, à part cela, il est quasiment impossible de contester le travail abattu. Le Ministère organisant ces élections a également, pour la première fois, créé un site Web afin que tout le monde soit au courant des dernières évolution du score électoral. Sans oublier l’utilisation du cryptage élec-tronique durant la transmission des résultats, rendant ainsi improbable les falsifications en cours de transfert.
Urnes transparentes
Pour confirmer le tout, on a utilisé les urnes transparentes afin que le vote le soit entièrement.
Le régime de Marc Ravalo-manana n’est pas celui des discours aux grandes envolées idéologiques comme du temps de la IIe République, mais celui des réalisations pragmatiques car, au nom de la bonne gouvernance, le gouverne-ment s’est fait aider de la Sadc (Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe) et de l’Afrique du Sud qui ont fourni 3 hélicoptères et un avion pour récolter au plus vite les résultats. Tout cela est fait afin d’éviter les longs jours d’attente générant angoisse et autres rumeurs qui risquent de détériorer le climat social avec toutes les suspicions possibles et imaginables. Sans les caprices de la météo, il est fort probable que d’ici la fin de la semaine, 90 % des résultats soient connus.
Confrontation des PV : de l’histoire ancienne
A entendre certains candidats réclamer à cor et à cris la “confrontation des PV”, l’on se demande s’ils sont en 2006 ou en retard de 5 ans, c’est-à-dire en 2001. Certes, il y a eu la jurisprudence de la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc). Mais un autre détail technique est, depuis, entré en jeu : les procès verbaux auto-copiants. Cela signifie qu’un seul procès-verbal est distribué aux représentants de chaque candidat dans les bureaux de vote, donc personne ne peut contester sa véracité, à moins que quelques-uns ne veuillent en fabriquer de faux par derrière ? Juris-prudence de la Hcc ou pas, une “confrontation des PV” reste désuète.
Les conclusions des observations de la communauté internationale sont là pour confirmer le caractère moderne et transparent de l’élection du 03 décembre.
Gérard C.
Ravalomanana plébiscité
Il n’y aura pas de second tour. Le président sortant obtient 55% des voix selon des résultats portant sur la presque totalité des bureaux de vote.
Le dépouillement du scrutin présidentiel s’est déroulé plus vite que prévu puisque les résultats sont connus dans 96% des bureaux de vote. Le président sortant Marc Ravalomamana sera réélu, c’est quasiment une certitude. Il obtient 55% des voix, ce qui écarte la possibilité d’un second tour. Les adversaires du président sortant sont loin derrière lui.
De notre correspondante à Madagascar
«1er tour de vita !» («1er tour et c’est fait !»). C’était l’un des grands slogans de Marc Ravalomamana, repris en chœur par ses milliers de partisans lors des meetings durant la campagne électorale. Avec sa détermination habituelle, dénuée de complexes, le chef de l’Etat a dit et redit pendant des mois qu’il comptait bien être élu au premier tour, faisant fi des commentaires des leaders d’opposition selon lesquels un score supérieur à 50%, le 3 décembre, serait forcément suspect.
Une semaine après le scrutin Marc Ravalomanana a donc réussi son pari. Selon des résultats encore provisoires, qui portent sur 96% des bureaux de vote, le président sortant obtient 55,1% des voix, avec une avance de 45 points sur ses concurrents. Mais surtout, mathématiquement, la victoire, dès le premier tour, ne peut plus échapper au chef de l’Etat, quels que soient les résultats des derniers bureaux de vote encore attendus. En effet, avec un peu plus de 7 millions d’inscrits et une participation de 60%, il fallait 2 100 000 voix pour passer dès le premier tour. Or Marc Ravalomanana a déjà engrangé 2 392 967 voix.
C’est certainement grâce aux Tananariviens que Marc Ravalomanana remportera la victoire au premier tour.
«Je remercie Antananarivo pour tout ce qu’elle a fait. Nous allons faire beaucoup de choses pour la capitale», a déclaré, cette semaine, l’ancien maire de Tana, rendant visite à son QG de campagne installé au premier étage de son supermarché. Marc Ravalomanana a en effet des raisons d’être reconnaissant envers les Tananariviens. C’est grâce à eux qu’il remporte la victoire dès le premier tour, puisque la capitale a très massivement voté pour son ancien maire. Marc Ravalomanana recueille ainsi 70% des voix dans l’ensemble des bureaux de vote d’Antananarivo, avec dans certains quartiers des pointes à plus de 80%.
Lahiniriko et Ratsiraka, les surprises La deuxième place est très disputée. On y attendait Norbert Ratsirahonana, l’ancien président de la République, ou Herizo Razafimahaleo, l’homme d’affaires. Mais pour l’instant, la deuxième place est occupée par Jean Lahiniriko, avec 11,44% des voix. L’ancien président de l’Assemblée nationale franchit la barre fatidique des 10% qui lui permettra d’être remboursé de sa caution de 10 000 euros. Il a surtout fait de gros scores dans sa région natale, Tuléar, où il a battu le président de la République dans plusieurs districts.
Jean Lahiniriko est talonné par Roland Ratsiraka. Le maire de Tamatave recueille 10,1% des suffrages selon les résultats provisoires. Lui aussi fait de bons résultats chez lui. Mais – plus surprenant – il devance Marc Ravalomanana ou fait jeu égal avec lui dans plusieurs régions loin de son fief de Tamatave.
Derrière, on trouve Herizo Razafimahaleo, avec 8,92% des voix, puis Norbert Ratsirahonana avec 4,27% qui enregistre donc un échec cuisant, bien qu’il ait fait campagne dans tout le pays en déployant de gros moyens. Elia Ravelomanantsoa, la première femme candidate à la présidence dans l’histoire malgache, recueille, elle, 2,56% des voix.
C’est sans doute à cause de l’absence de débat de fonds pendant cette campagne que les Malgaches se sont naturellement tournés vers le sortant. En effet, les candidats d’opposition se sont illustrés, pour la plupart, par une campagne confuse, sans projet ou programme pour le pays. Beaucoup n’ont organisé aucun meeting mais se sont bornés à faire des déclarations critiquant l’organisation du scrutin, voire même réclamant le report du premier tour.
Du coup, l’élection s’est transformée en référendum pour ou contre le président. Et Marc Ravalomamana l’avait bien senti, puisqu’il est très peu entré dans le débat avec ses challengers, il a ignoré pendant toute la campagne les récriminations des partis d’opposition et s’est contenté de marteler son «1er tour de vita !».
Les procès-verbaux des 17 500 bureaux de vote sont maintenant entre les mains des sages de la Haute Cour Constitutionnelle. La HCC doit valider les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur après examen des PV, mais aussi après examen des requêtes. «Si nous constatons des fraudes, nous porterons plainte», avait prévenu, bien avant l’élection, Herizo Razafimahaleo, comme la plupart des candidats d’opposition. Ce sont essentiellement les listes électorales, qui ont été informatisées en un temps record, qui focalisent le plus de critiques,
car les erreurs d’inscription ont privé de nombreux Malgaches de la possibilité de voter. Toutefois les observateurs nationaux et internationaux ont unanimement souligné que ces défaillances dans la constitution des listes électorales ne sont pas de nature à remettre en question le résultat final.
par Stéphanie Pailler ( Article RFI)
Le dépouillement du scrutin présidentiel s’est déroulé plus vite que prévu puisque les résultats sont connus dans 96% des bureaux de vote. Le président sortant Marc Ravalomamana sera réélu, c’est quasiment une certitude. Il obtient 55% des voix, ce qui écarte la possibilité d’un second tour. Les adversaires du président sortant sont loin derrière lui.
De notre correspondante à Madagascar
«1er tour de vita !» («1er tour et c’est fait !»). C’était l’un des grands slogans de Marc Ravalomamana, repris en chœur par ses milliers de partisans lors des meetings durant la campagne électorale. Avec sa détermination habituelle, dénuée de complexes, le chef de l’Etat a dit et redit pendant des mois qu’il comptait bien être élu au premier tour, faisant fi des commentaires des leaders d’opposition selon lesquels un score supérieur à 50%, le 3 décembre, serait forcément suspect.
Une semaine après le scrutin Marc Ravalomanana a donc réussi son pari. Selon des résultats encore provisoires, qui portent sur 96% des bureaux de vote, le président sortant obtient 55,1% des voix, avec une avance de 45 points sur ses concurrents. Mais surtout, mathématiquement, la victoire, dès le premier tour, ne peut plus échapper au chef de l’Etat, quels que soient les résultats des derniers bureaux de vote encore attendus. En effet, avec un peu plus de 7 millions d’inscrits et une participation de 60%, il fallait 2 100 000 voix pour passer dès le premier tour. Or Marc Ravalomanana a déjà engrangé 2 392 967 voix.
C’est certainement grâce aux Tananariviens que Marc Ravalomanana remportera la victoire au premier tour.
«Je remercie Antananarivo pour tout ce qu’elle a fait. Nous allons faire beaucoup de choses pour la capitale», a déclaré, cette semaine, l’ancien maire de Tana, rendant visite à son QG de campagne installé au premier étage de son supermarché. Marc Ravalomanana a en effet des raisons d’être reconnaissant envers les Tananariviens. C’est grâce à eux qu’il remporte la victoire dès le premier tour, puisque la capitale a très massivement voté pour son ancien maire. Marc Ravalomanana recueille ainsi 70% des voix dans l’ensemble des bureaux de vote d’Antananarivo, avec dans certains quartiers des pointes à plus de 80%.
Lahiniriko et Ratsiraka, les surprises La deuxième place est très disputée. On y attendait Norbert Ratsirahonana, l’ancien président de la République, ou Herizo Razafimahaleo, l’homme d’affaires. Mais pour l’instant, la deuxième place est occupée par Jean Lahiniriko, avec 11,44% des voix. L’ancien président de l’Assemblée nationale franchit la barre fatidique des 10% qui lui permettra d’être remboursé de sa caution de 10 000 euros. Il a surtout fait de gros scores dans sa région natale, Tuléar, où il a battu le président de la République dans plusieurs districts.
Jean Lahiniriko est talonné par Roland Ratsiraka. Le maire de Tamatave recueille 10,1% des suffrages selon les résultats provisoires. Lui aussi fait de bons résultats chez lui. Mais – plus surprenant – il devance Marc Ravalomanana ou fait jeu égal avec lui dans plusieurs régions loin de son fief de Tamatave.
Derrière, on trouve Herizo Razafimahaleo, avec 8,92% des voix, puis Norbert Ratsirahonana avec 4,27% qui enregistre donc un échec cuisant, bien qu’il ait fait campagne dans tout le pays en déployant de gros moyens. Elia Ravelomanantsoa, la première femme candidate à la présidence dans l’histoire malgache, recueille, elle, 2,56% des voix.
C’est sans doute à cause de l’absence de débat de fonds pendant cette campagne que les Malgaches se sont naturellement tournés vers le sortant. En effet, les candidats d’opposition se sont illustrés, pour la plupart, par une campagne confuse, sans projet ou programme pour le pays. Beaucoup n’ont organisé aucun meeting mais se sont bornés à faire des déclarations critiquant l’organisation du scrutin, voire même réclamant le report du premier tour.
Du coup, l’élection s’est transformée en référendum pour ou contre le président. Et Marc Ravalomamana l’avait bien senti, puisqu’il est très peu entré dans le débat avec ses challengers, il a ignoré pendant toute la campagne les récriminations des partis d’opposition et s’est contenté de marteler son «1er tour de vita !».
Les procès-verbaux des 17 500 bureaux de vote sont maintenant entre les mains des sages de la Haute Cour Constitutionnelle. La HCC doit valider les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur après examen des PV, mais aussi après examen des requêtes. «Si nous constatons des fraudes, nous porterons plainte», avait prévenu, bien avant l’élection, Herizo Razafimahaleo, comme la plupart des candidats d’opposition. Ce sont essentiellement les listes électorales, qui ont été informatisées en un temps record, qui focalisent le plus de critiques,
car les erreurs d’inscription ont privé de nombreux Malgaches de la possibilité de voter. Toutefois les observateurs nationaux et internationaux ont unanimement souligné que ces défaillances dans la constitution des listes électorales ne sont pas de nature à remettre en question le résultat final.
par Stéphanie Pailler ( Article RFI)
Saturday, December 09, 2006
Présidentielle. Résultats quasi complets et problème technique au ministère de l’Intérieur MIRA
Antananarivo – Les résultats et les procès-verbaux des quelque 17.581
bureaux de vote éparpillés à travers le territoire de Madagascar sont
presque complets depuis la matinée du 8 décembre au ministère de
l’Intérieur.
Les 90% des bureaux de vote ont pu acheminer les résultats. Il restait le
soir du 7 décembre quelque 300.000 voix à dépouiller sur un nombre d’environ
7 millions d’électeurs. Sur la base de ce nombre d’électeurs et d’un taux de
participation de 60%, les analystes concluent que la victoire au premier
tour est déjà acquise, sur les chiffres, pour le candidat président Marc
Ravalomanana. Seule la Haute Cour Constitutionnelle publiera toutefois les
résultats officiels du scrutin.
Des problèmes techniques ont cependant empêché le ministère de l’Intérieur
de publier les derniers résultats acheminés à Antananarivo. Le nombre de
voix obtenus jusqu’à présent par le candidat président suffit à lui garantir
une victoire au premier tour. Jusqu’à jeudi soir, il a engrangé plus de
2.200.000 voix, le seuil fatidique pour réussir son pari de gagner
l’élection au premier tour. Le deuxième candidat, Roland Ratsiraka, se
trouve loin derrière avec un peu plus de 400.000 voix.
Les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur accordent 56%
des voix à Marc Ravalomanana contre 10% respectivement pour les candidats
qui se trouvent en deuxième et en troisième position, à sa voir Roland
Ratsiraka, neveu de l’ancien président Didier Ratsiraka, et Jean Lahiniriko,
ancien président de l’Assemblée nationale.
©MATERA
2. «« INVESTITURE. Il ne reste plus que les résultats des 10% de BV. Marc
Ravalomanana
s’achemine tranquillement vers un deuxième mandat qui ne sera pas de tout
repos !
Début janvier 2007 ! »»
L’agenda des trois prochaines semaines s’annonce chargé pour Marc
Ravalomanana. En attendant l’arrivée du dernier pli des PV, prévue en cette
fin de semaine ou en début de la semaine prochaine, tout semble indiquer
qu’il attend les résultats provisoires complets avant le 12 décembre. Date
de son 57ème anniversaire.
RCR Midi 09/12/2006
A l’évidence, ces résultats le donnent pour le moment gagnant dès le 1er
tour. La deuxième échéance qui l’attend reste la publication des résultats
officiels par la Haute Cour constitutionnelle. Elle dispose de 20 jours
après la réception du dernier pli pour le faire. Ainsi, elle pourrait sortir
le nom du vainqueur du scrutin présidentiel avant la fin de l’année 2006. De
nombreux observateurs avancent que la proclamation des résultats pourrait
intervenir avant Noël. Comme en 2001, Marc Ravalomanana voudrait ainsi
célébrer ou faire célébrer un «Noël de la Victoire» avec ses électeurs.
Particulièrement à Antananarivo où il a réalisé un bon score quoique diminué
de 8 points par rapport à 2001.
Ressources
Le troisième rendez-vous dans l’agenda de Marc Ravalomanana n’est autre que
l’investiture. Certaines sources prévoient qu’elle se fera le lendemain des
fêtes du Nouvel An. Probablement la première semaine de janvier. «On» parle
du 3 janvier 2007. De toutes manières, de nombreux invités de marque seront
présents aux côtés de Ravalomanana notamment le président en exercice de la
Sadc et celui de la Coi. D’autres personnalités internationales feront
également le déplacement. En vérité, Marc Ravalomanana voudrait aller très
vite car dans la foulée de son investiture, un nouveau gouvernement sera mis
sur pied. Des proches du chef de l’Etat évoquent qu’il a déjà en tête plus
de la moitié des membres de la future équipe. Le reste serait issu de l’Immr
si tant est que cette plate-forme ait les ressources nécessaires pour
imposer quoi que ce soit à Marc Ravalomanana.
bureaux de vote éparpillés à travers le territoire de Madagascar sont
presque complets depuis la matinée du 8 décembre au ministère de
l’Intérieur.
Les 90% des bureaux de vote ont pu acheminer les résultats. Il restait le
soir du 7 décembre quelque 300.000 voix à dépouiller sur un nombre d’environ
7 millions d’électeurs. Sur la base de ce nombre d’électeurs et d’un taux de
participation de 60%, les analystes concluent que la victoire au premier
tour est déjà acquise, sur les chiffres, pour le candidat président Marc
Ravalomanana. Seule la Haute Cour Constitutionnelle publiera toutefois les
résultats officiels du scrutin.
Des problèmes techniques ont cependant empêché le ministère de l’Intérieur
de publier les derniers résultats acheminés à Antananarivo. Le nombre de
voix obtenus jusqu’à présent par le candidat président suffit à lui garantir
une victoire au premier tour. Jusqu’à jeudi soir, il a engrangé plus de
2.200.000 voix, le seuil fatidique pour réussir son pari de gagner
l’élection au premier tour. Le deuxième candidat, Roland Ratsiraka, se
trouve loin derrière avec un peu plus de 400.000 voix.
Les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur accordent 56%
des voix à Marc Ravalomanana contre 10% respectivement pour les candidats
qui se trouvent en deuxième et en troisième position, à sa voir Roland
Ratsiraka, neveu de l’ancien président Didier Ratsiraka, et Jean Lahiniriko,
ancien président de l’Assemblée nationale.
©MATERA
2. «« INVESTITURE. Il ne reste plus que les résultats des 10% de BV. Marc
Ravalomanana
s’achemine tranquillement vers un deuxième mandat qui ne sera pas de tout
repos !
Début janvier 2007 ! »»
L’agenda des trois prochaines semaines s’annonce chargé pour Marc
Ravalomanana. En attendant l’arrivée du dernier pli des PV, prévue en cette
fin de semaine ou en début de la semaine prochaine, tout semble indiquer
qu’il attend les résultats provisoires complets avant le 12 décembre. Date
de son 57ème anniversaire.
RCR Midi 09/12/2006
A l’évidence, ces résultats le donnent pour le moment gagnant dès le 1er
tour. La deuxième échéance qui l’attend reste la publication des résultats
officiels par la Haute Cour constitutionnelle. Elle dispose de 20 jours
après la réception du dernier pli pour le faire. Ainsi, elle pourrait sortir
le nom du vainqueur du scrutin présidentiel avant la fin de l’année 2006. De
nombreux observateurs avancent que la proclamation des résultats pourrait
intervenir avant Noël. Comme en 2001, Marc Ravalomanana voudrait ainsi
célébrer ou faire célébrer un «Noël de la Victoire» avec ses électeurs.
Particulièrement à Antananarivo où il a réalisé un bon score quoique diminué
de 8 points par rapport à 2001.
Ressources
Le troisième rendez-vous dans l’agenda de Marc Ravalomanana n’est autre que
l’investiture. Certaines sources prévoient qu’elle se fera le lendemain des
fêtes du Nouvel An. Probablement la première semaine de janvier. «On» parle
du 3 janvier 2007. De toutes manières, de nombreux invités de marque seront
présents aux côtés de Ravalomanana notamment le président en exercice de la
Sadc et celui de la Coi. D’autres personnalités internationales feront
également le déplacement. En vérité, Marc Ravalomanana voudrait aller très
vite car dans la foulée de son investiture, un nouveau gouvernement sera mis
sur pied. Des proches du chef de l’Etat évoquent qu’il a déjà en tête plus
de la moitié des membres de la future équipe. Le reste serait issu de l’Immr
si tant est que cette plate-forme ait les ressources nécessaires pour
imposer quoi que ce soit à Marc Ravalomanana.
Sunday, December 03, 2006
Présidentielle à Madagascar: Marc Ravalomanana brigue un deuxième mandat
ANTANANARIVO, Madagascar (AP) - Environ sept millions de Malgaches étaient appelés aux urnes dimanche pour une présidentielle où était donné favori le président sortant Marc Ravalomanana. Opposé à 13 autres candidats, le "petit laitier" devenu "roi du yaourt" espérait être réélu dès le premier tour.
Les bulletins électoraux de quatre de ses adversaires n'ont pas été livrés aux bureaux de vote, a rapporté Patrice, qui préside le Comité national d'observation des élections (CNOE) et qui n'a donné que son prénom.
Le scrutin semblait cependant se dérouler dans le calme.
Elu à la présidence en décembre 2001, l'ancien maire d'Antananarivo Marc Ravalomanana est allé à la messe dimanche matin avant d'aller voter près de chez lui. "Je suis très content que Dieu ait béni ces élections. Madagascar est un pays pacifique. Je demande à tous les Malgaches d'aller voter", a-t-il dit depuis un bureau de vote de la capitale.
Il espère recueillir au moins 50% des voix dimanche afin de ne pas avoir à disputer de second tour.
Interrogé sur l'absence de certains bulletins dans les bureaux de vote, Marc Ravalomanana a déclaré: "Ce n'est pas de ma responsabilité mais je crois que la plupart d'entre eux ont leurs papiers en place".
Après la présidentielle de décembre 2001, des violences avaient éclaté lorsque le président sortant Didier Ratsiraka avait refusé de concéder sa défaite. Pendant des mois, des gouvernements rivaux avaient cohabité sur l'île, basé chacun dans une ville différente. Des affrontements avaient opposé les deux camps. Finalement, Didier Ratsiraka s'était exilé en France en juin 2002.
Il y a deux semaines, un général à la retraite a appelé à un coup d'Etat, jugeant "anticonstitutionnel" le gouvernement actuel. Le général Fidy, qui se cache depuis, ne semble pas avoir été écouté.
"Il n'y aura pas de problèmes ni de violences avec ces élections et je pense qu'elles seront transparentes comme le président l'a affirmé", a déclaré le ministre de la Justice Lala Ratsiharovala.
Les adversaires les plus sérieux de Marc Ravalomanana sont l'ancien vice-Premier ministre Herizo Razafimahaleo, qui se présente pour la troisième fois, et l'ancien président Norbert Ratsirahonana. Le neveu de Didier Ratsiraka, Roland Ratsiraka, est également candidat.
Pierrot Rajaonarivelo, le secrétaire national du parti Arema, en exil en France depuis 2002, n'a pas obtenu l'autorisation de revenir à Madagascar et de se présenter à la présidentielle. AP
Les bulletins électoraux de quatre de ses adversaires n'ont pas été livrés aux bureaux de vote, a rapporté Patrice, qui préside le Comité national d'observation des élections (CNOE) et qui n'a donné que son prénom.
Le scrutin semblait cependant se dérouler dans le calme.
Elu à la présidence en décembre 2001, l'ancien maire d'Antananarivo Marc Ravalomanana est allé à la messe dimanche matin avant d'aller voter près de chez lui. "Je suis très content que Dieu ait béni ces élections. Madagascar est un pays pacifique. Je demande à tous les Malgaches d'aller voter", a-t-il dit depuis un bureau de vote de la capitale.
Il espère recueillir au moins 50% des voix dimanche afin de ne pas avoir à disputer de second tour.
Interrogé sur l'absence de certains bulletins dans les bureaux de vote, Marc Ravalomanana a déclaré: "Ce n'est pas de ma responsabilité mais je crois que la plupart d'entre eux ont leurs papiers en place".
Après la présidentielle de décembre 2001, des violences avaient éclaté lorsque le président sortant Didier Ratsiraka avait refusé de concéder sa défaite. Pendant des mois, des gouvernements rivaux avaient cohabité sur l'île, basé chacun dans une ville différente. Des affrontements avaient opposé les deux camps. Finalement, Didier Ratsiraka s'était exilé en France en juin 2002.
Il y a deux semaines, un général à la retraite a appelé à un coup d'Etat, jugeant "anticonstitutionnel" le gouvernement actuel. Le général Fidy, qui se cache depuis, ne semble pas avoir été écouté.
"Il n'y aura pas de problèmes ni de violences avec ces élections et je pense qu'elles seront transparentes comme le président l'a affirmé", a déclaré le ministre de la Justice Lala Ratsiharovala.
Les adversaires les plus sérieux de Marc Ravalomanana sont l'ancien vice-Premier ministre Herizo Razafimahaleo, qui se présente pour la troisième fois, et l'ancien président Norbert Ratsirahonana. Le neveu de Didier Ratsiraka, Roland Ratsiraka, est également candidat.
Pierrot Rajaonarivelo, le secrétaire national du parti Arema, en exil en France depuis 2002, n'a pas obtenu l'autorisation de revenir à Madagascar et de se présenter à la présidentielle. AP
Saturday, December 02, 2006
Marc Ravalomanana a déjà fait la différence sur tous les plans
Le dernier jour de la propagande aura permis, hier, d’évaluer les performances des différents candidats à l’élection présidentielle de demain. Incontestablement, le candidat Marc Ravalomanana s’est le plus illustré, non seulement en termes d’engouement de la foule venue l’écouter, mais également en termes de couverture des différentes localités du pays.
Au total, Marc Ravalomanana a visité 157 localités dont pratiquement tous les chefs-lieux de district et des communes, jusqu’à certains villages plus ou moins enclavés. Durant tous ses déplacements, Marc Ravalomanana a effectué 227 heures de vol, par avion et hélicoptères, et parcouru près de 17.000 km de routes. Un record en tout cas, par rapport à ses concurrents. Un record dû au professionnalisme de son staff de campagne, d’après ses déclarations, hier, dans un stade de Mahamasina qui s’est avéré plutôt exigu pour contenir les milliers de sympathisants qui s’y sont rassemblés pour le «fara-doboka».
Ainsi, au dernier jour de sa campagne, Marc Ravalomanana a expliqué les nouvelles priorités de son programme pour le développement socioéconomique du pays. Programme consacré dans le «Madagascar action plan» (Map). Mais la réalisation du Map requiert également la contribution de tout un chacun. Aussi, Marc Ravalomanana en appelle à toutes les bonnes volontés tant nationales qu’internationales pour sa mise en œuvre, l’objectif étant d’aboutir rapidement au développement durable escompté depuis cinq ans.
Nouvelles priorités
Il s’agit de poursuivre les changements promis et entrepris depuis son accession à la magistrature suprême du pays en 2002. Dans le cadre de ces nouvelles priorités annoncées, hier, par Marc Ravalomanana, les efforts seront concentrés sur la construction de barrages hydroélectriques, tandis que l’énergie éolienne et solaire sera également exploitée en vue de l’électrification de tous les foyers.
L’adduction d’eau potable figure aussi parmi ces priorités du programme du candidat. Et de même en ce qui concerne la construction d’infrastructures adéquates pour le développement et la promotion de la jeunesse. L’éducation ne sera pas en reste. Marc Ravalomanana annonce que d’intenses efforts y seront également déployés.
Le développement rural, à travers la facilitation de l’obtention des titres fonciers, la fourniture d’engrais et d’intrants aux paysans producteurs, sera aussi au premier rang des préoccupations du candidat.
Le secteur privé étant le moteur du développement, Marc Ravalomanana a promis d’assainir l’environnement des affaires et des investissements nationaux ou étrangers dans le pays.
Enfin, le domaine des télécommunications verra la mise en service des nouvelles technologies comme les fibres optiques et les câbles sous-marins. Des experts internationaux en la matière sont déjà à pied d’œuvre pour la réalisation des travaux y afférents. Une révélation de dernière minute du candidat a trait à la révision des salaires des travailleurs tant du secteur public que privé.
Marc Ravalomanana a réussi hier à toucher toutes les couches de l’électorat à travers ses explications. C’est d’ailleurs le plus important, car dans cette dernière ligne droite de la propagande, il ne s’agit plus de faire des promesses, mais de sensibiliser les électeurs et de les convaincre sur le programme à développer ensemble pour les prochaines années.
Fair-play
Marc Ravalomanana est allé jusqu’à saluer le comportement de ses concurrents qui ont fait montre d’un véritable respect du «fihavanana» durant toute la propagande.
Intervenant sur TVM et MBS en début de soirée, dans le cadre des tranches d’antenne payantes réservées aux candidats, Marc Ravalomanana a rappelé l’importance de cette élection présidentielle dans la vie de la nation. Et d’inciter les électeurs à aller voter massivement et librement. «Je sais que le peuple malgache est sage. Le monde entier nous observe. Montrons leur cette sagesse qui fait notre fierté. Mais n’oubliez pas non plus de suivre le dépouillement des votes ; défendez votre choix… Je tiens enfin à remercier tous les candidats. J’ai pu constater que la propagande s’est déroulée sans aucun problème à déplorer. Chacun a fait montre d’une véritable sagesse, et du respect du fihavanana qui nous est si cher…»
Le fait est que certains concurrents ont effectivement arboré un comportement plutôt au ras des pâquerettes en se complaisant à des critiques gratuites, mais surtout à des menaces de troubles alors que les réalités de l’heure, et vu les dispositions spéciales annoncées par les responsables de la sécurité, montrent que l’électorat est visiblement prêt à aller voter en toute sérénité.
Selon l’adage bien connu, les menaces sont l’arme des faibles.
Miadana Andriamaro - Les nouvelles -02 12 06
Au total, Marc Ravalomanana a visité 157 localités dont pratiquement tous les chefs-lieux de district et des communes, jusqu’à certains villages plus ou moins enclavés. Durant tous ses déplacements, Marc Ravalomanana a effectué 227 heures de vol, par avion et hélicoptères, et parcouru près de 17.000 km de routes. Un record en tout cas, par rapport à ses concurrents. Un record dû au professionnalisme de son staff de campagne, d’après ses déclarations, hier, dans un stade de Mahamasina qui s’est avéré plutôt exigu pour contenir les milliers de sympathisants qui s’y sont rassemblés pour le «fara-doboka».
Ainsi, au dernier jour de sa campagne, Marc Ravalomanana a expliqué les nouvelles priorités de son programme pour le développement socioéconomique du pays. Programme consacré dans le «Madagascar action plan» (Map). Mais la réalisation du Map requiert également la contribution de tout un chacun. Aussi, Marc Ravalomanana en appelle à toutes les bonnes volontés tant nationales qu’internationales pour sa mise en œuvre, l’objectif étant d’aboutir rapidement au développement durable escompté depuis cinq ans.
Nouvelles priorités
Il s’agit de poursuivre les changements promis et entrepris depuis son accession à la magistrature suprême du pays en 2002. Dans le cadre de ces nouvelles priorités annoncées, hier, par Marc Ravalomanana, les efforts seront concentrés sur la construction de barrages hydroélectriques, tandis que l’énergie éolienne et solaire sera également exploitée en vue de l’électrification de tous les foyers.
L’adduction d’eau potable figure aussi parmi ces priorités du programme du candidat. Et de même en ce qui concerne la construction d’infrastructures adéquates pour le développement et la promotion de la jeunesse. L’éducation ne sera pas en reste. Marc Ravalomanana annonce que d’intenses efforts y seront également déployés.
Le développement rural, à travers la facilitation de l’obtention des titres fonciers, la fourniture d’engrais et d’intrants aux paysans producteurs, sera aussi au premier rang des préoccupations du candidat.
Le secteur privé étant le moteur du développement, Marc Ravalomanana a promis d’assainir l’environnement des affaires et des investissements nationaux ou étrangers dans le pays.
Enfin, le domaine des télécommunications verra la mise en service des nouvelles technologies comme les fibres optiques et les câbles sous-marins. Des experts internationaux en la matière sont déjà à pied d’œuvre pour la réalisation des travaux y afférents. Une révélation de dernière minute du candidat a trait à la révision des salaires des travailleurs tant du secteur public que privé.
Marc Ravalomanana a réussi hier à toucher toutes les couches de l’électorat à travers ses explications. C’est d’ailleurs le plus important, car dans cette dernière ligne droite de la propagande, il ne s’agit plus de faire des promesses, mais de sensibiliser les électeurs et de les convaincre sur le programme à développer ensemble pour les prochaines années.
Fair-play
Marc Ravalomanana est allé jusqu’à saluer le comportement de ses concurrents qui ont fait montre d’un véritable respect du «fihavanana» durant toute la propagande.
Intervenant sur TVM et MBS en début de soirée, dans le cadre des tranches d’antenne payantes réservées aux candidats, Marc Ravalomanana a rappelé l’importance de cette élection présidentielle dans la vie de la nation. Et d’inciter les électeurs à aller voter massivement et librement. «Je sais que le peuple malgache est sage. Le monde entier nous observe. Montrons leur cette sagesse qui fait notre fierté. Mais n’oubliez pas non plus de suivre le dépouillement des votes ; défendez votre choix… Je tiens enfin à remercier tous les candidats. J’ai pu constater que la propagande s’est déroulée sans aucun problème à déplorer. Chacun a fait montre d’une véritable sagesse, et du respect du fihavanana qui nous est si cher…»
Le fait est que certains concurrents ont effectivement arboré un comportement plutôt au ras des pâquerettes en se complaisant à des critiques gratuites, mais surtout à des menaces de troubles alors que les réalités de l’heure, et vu les dispositions spéciales annoncées par les responsables de la sécurité, montrent que l’électorat est visiblement prêt à aller voter en toute sérénité.
Selon l’adage bien connu, les menaces sont l’arme des faibles.
Miadana Andriamaro - Les nouvelles -02 12 06
Saturday, November 18, 2006
Un général dissident tente un putsch à Madagascar
ANTANANARIVO (Reuters) - Une fusillade a éclaté dans une base militaire de Madagascar et a fait un mort, après la proclamation par un général, interdit de candidature à la présidentielle, d'un nouveau gouvernement, lors d'une tentative de coup de force qui semble avoir été matée, ont rapporté les autorités de la Grand île.
A deux semaines de l'élection présidentielle, le général Andrianafidisoa a fait distribuer des tracts annonçant l'avènement d'un gouvernement de transition dirigé par un conseil militaire, a déclaré le ministère de la Défense à Antananarivo.
"L'armée assume le pouvoir afin que le pays ne glisse pas dans la guerre civile", lit-on dans le tract, selon une version fournie par le ministère et non corroborée par le général en question.
"Le président Marc Ravalomanana n'a aucun pouvoir", ajoute le tract.
Andrianafidisoa, fréquemment surnommé Fidy, a été interdit de candidature à l'élection du 3 décembre pour ne pas avoir versé un dépôt de 11.400 dollars, selon la version des autorités judiciaires malgaches.
Après la distribution de tracts, vendredi, le général s'est rendu à la base militaire d'Ivato, dans les faubourgs de la capitale, pour y demander le soutien d'une partie de l'armée. Aux premières heures de samedi, une autre section de l'armée l'a attaqué, lui et ses partisans.
UN VOL DE RAVALOMANANA
"Des éléments de plusieurs unités ont attaqué la base aéronavale où le général Fidy et ses hommes s'étaient installés", a déclaré Paul André, porte-parole du ministère de la Défense. "Un échange de tirs a eu lieu entre (les forces régulières) et les hommes du général Andrianafidisoa à la base aéronavale d'Ivato et un soldat a été tué", a-t-il ajouté.
Plusieurs heures après cette fusillade, Andrianafidisoa a dit à Reuters que les forces gouvernementales s'étaient repliées, et qu'il n'avait pas été arrêté.
"(Le chef d'état-major de l'armée malgache), le général Raonenantsoamampianina m'a appelé après les combats. Il était très arrogant. Il me demandait ce que je voulais", a-t-il dit dans cet interview.
"Je lui ai répondu que je défendais l'Etat de droit et les intérêts de l'armée".
Il a ajouté qu'il avait failli tuer Raonenantsoamampianina pendant les combats.
Le ministère de la Défense a dit ne pas être en mesure de confirmer cette information.
Raonenantsoamampianina a déclaré à Reuters samedi après-midi que la situation était revenue à la normale.
Les Malgaches craignent que le scrutin ne soit marqué par une répétition, en pire peut-être, de la situation de 2001 dont la contestation du résultat avait entraîné le pays dans huit mois de crise politique, qui avait littéralement paralysé l'île et l'activité de ses 19 millions d'habitants.
Conséquence de la situation troublée, les vols à destination de l'aéroport international d'Ivato, dont celui du président Marc Ravalomanana qui revenait d'une conférence de l'Union européenne à Bruxelles, ont été déroutés.
L'avion du chef de l'Etat s'est posé dans le nord de l'île, et Ravalomanana, qui brigue un nouveau mandat, a poursuivi sa campagne électorale, signe selon les autorités que la proclamation d'un nouveau gouvernement a bien été matée.
A deux semaines de l'élection présidentielle, le général Andrianafidisoa a fait distribuer des tracts annonçant l'avènement d'un gouvernement de transition dirigé par un conseil militaire, a déclaré le ministère de la Défense à Antananarivo.
"L'armée assume le pouvoir afin que le pays ne glisse pas dans la guerre civile", lit-on dans le tract, selon une version fournie par le ministère et non corroborée par le général en question.
"Le président Marc Ravalomanana n'a aucun pouvoir", ajoute le tract.
Andrianafidisoa, fréquemment surnommé Fidy, a été interdit de candidature à l'élection du 3 décembre pour ne pas avoir versé un dépôt de 11.400 dollars, selon la version des autorités judiciaires malgaches.
Après la distribution de tracts, vendredi, le général s'est rendu à la base militaire d'Ivato, dans les faubourgs de la capitale, pour y demander le soutien d'une partie de l'armée. Aux premières heures de samedi, une autre section de l'armée l'a attaqué, lui et ses partisans.
UN VOL DE RAVALOMANANA
"Des éléments de plusieurs unités ont attaqué la base aéronavale où le général Fidy et ses hommes s'étaient installés", a déclaré Paul André, porte-parole du ministère de la Défense. "Un échange de tirs a eu lieu entre (les forces régulières) et les hommes du général Andrianafidisoa à la base aéronavale d'Ivato et un soldat a été tué", a-t-il ajouté.
Plusieurs heures après cette fusillade, Andrianafidisoa a dit à Reuters que les forces gouvernementales s'étaient repliées, et qu'il n'avait pas été arrêté.
"(Le chef d'état-major de l'armée malgache), le général Raonenantsoamampianina m'a appelé après les combats. Il était très arrogant. Il me demandait ce que je voulais", a-t-il dit dans cet interview.
"Je lui ai répondu que je défendais l'Etat de droit et les intérêts de l'armée".
Il a ajouté qu'il avait failli tuer Raonenantsoamampianina pendant les combats.
Le ministère de la Défense a dit ne pas être en mesure de confirmer cette information.
Raonenantsoamampianina a déclaré à Reuters samedi après-midi que la situation était revenue à la normale.
Les Malgaches craignent que le scrutin ne soit marqué par une répétition, en pire peut-être, de la situation de 2001 dont la contestation du résultat avait entraîné le pays dans huit mois de crise politique, qui avait littéralement paralysé l'île et l'activité de ses 19 millions d'habitants.
Conséquence de la situation troublée, les vols à destination de l'aéroport international d'Ivato, dont celui du président Marc Ravalomanana qui revenait d'une conférence de l'Union européenne à Bruxelles, ont été déroutés.
L'avion du chef de l'Etat s'est posé dans le nord de l'île, et Ravalomanana, qui brigue un nouveau mandat, a poursuivi sa campagne électorale, signe selon les autorités que la proclamation d'un nouveau gouvernement a bien été matée.
Thursday, March 30, 2006
La révolte du 29 mars 1947 et ses conséquences
Pourquoi l’insurrection du 29 mars 1947 ?
La décolonisation de l’Afrique noire française n’a pas toujours été pacifique. En marge du patriotisme qu’elle démontre, l’insurrection du 29 mars 1947 résulte de la convergence de différents facteurs sociopolitiques nationaux et internationaux. Retour sur les événements
L’avènement de la seconde Guerre mondiale a fragilisé les métropoles, notamment sur le plan financier et militaire. La Grande-Bretagne a dû mobiliser deux millions d’Indiens pour renforcer son armée et la France 175 000 «indigènes» de l’Afrique noire et 275 000 de l’Afrique du Nord.
A Madagascar, 15 000 hommes ont servi sous les drapeaux français. La durée de la corvée a été prolongée jusqu’à plus de quatre mois en vue d’augmenter la production du riz. Le montant des impôts a également été accru. Les ressources agricoles ayant été monopolisées par les colons pour le ravitaillement de leurs troupes, la population souffre d’une importante pénurie en vivres.
Mais les Français doivent résister face à l’invasion allemande en 1940. Suite à la création du gouvernement vichyste, Diego-Suarez se trouve occupée par les Anglais. Les Malgaches comprennent alors que la France n’est pas invincible et qu’elle est fortement dépendante de ses colonies. Conjuguée à cette nouvelle vision, la misère endurée par la population à cause des efforts de guerre contribue au grossissement des réseaux indépendantistes des Patriotes nationalistes malgaches (Panama) et de la Jina, respectivement créés en 1941 et 1943.
En 1941, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande-Bretagne élaborent la Charte des Nations unies. La charte prône l’égalité des peuples et leur droit de disposer d’eux-mêmes. L’URSS condamne le colonialisme, attendant de la décolonisation un affaiblissement du bloc occidental et l’adhésion des peuples libérés au communisme. Les Etats-Unis, ancienne colonie émancipée, se montrent favorables à l’idée d’indépendance par principe. Le général de Gaulle promet alors lors d’une conférence à Brazzaville en février 1944, l’amélioration du sort des colonies.
L’indépendance par tous les moyens
Dès le lendemain de l’après-guerre, les Anglais entament la libération de leurs colonies. Conformément à la promesse faite à Brazzaville, la France admet des représentants de leurs colonies au sein de l’Assemblée constituante. Mais il n’est nullement question d’autonomie. En outre, l’exploitation des «indigènes» et des productions agricoles continue pour combler les vides économiques provoqués par les destructions matérielles subies pendant la guerre.
L’Indochine (aujourd’hui Vietnam) sera la première à réagir face au silence de l’Hexagone. Le leader du mouvement nationaliste vietminh va autoproclamer l’indépendance du pays en mars 1946. Une importante répression sanglante va s’ensuivre. Mais Hô Chi Minh, fort du soutien de la population, entre en guerre contre la France.
Les deux députés représentant la Grande île au sein de l’Assemblée constituante réclament aussi l’indépendance du pays dans une proposition de loi datant du 21 mars 1946. L’Hexagone rejette leur revendication avec véhémence. A leur retour au pays, Raseta et Ravoahangy créent avec l’aide de Ratsimamanga le parti Mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM) pour sensibiliser le peuple sur les vrais desseins de la France.
Le parti ne tarde pas à avoir le soutien de la population et des autres mouvements. Le rejet de la proposition de loi et la réaction de la France face à l’action de l’Indochine convainquent la masse que la France n’est pas prête à accorder l’autonomie à Madagascar et qu’il faut passer par les armes pour l’obtenir. Un journal rapporte le paroxysme du malaise général en ces termes : «Un climat politique lourd et dangereux plane partout. Les esprits s’échauffent, les passions s’exaspèrent, les incidents se multiplient». Des sociétés secrètes attaquent les étrangers et les camps militaires dans diverses régions.
Inquiet de la situation, le ministre socialiste des Colonies, Marius Moutet, proclame, à la fin du mois de septembre, la «lutte contre l’autonomisme malgache». L’administration coloniale opte pour la division de l’opinion publique en fondant le Parti des déshérités de Madagascar (Padesm), constitué par des côtiers et des anciens esclaves. Le parti remet en cause la crédibilité du MDRM en responsabilisant le royaume «hova» de la colonisation de l’île. Cependant, l’ensemble de la population est gagné par l’idée de conquérir l’indépendance par tous les moyens. Raseta et Ravoahangy sont réélus au sein de l’Assemblée constituante en novembre, avec le futur écrivain Jacques Rabemananjara.
Recours inéluctable
aux armes
Les trois députés déposent une condamnation de la technique de gestion civile coloniale auprès du Haut-commissaire le 13 janvier 1947. Certains membres provinciaux du MDRM, notamment ceux de la côte Est, les colons et les sociétés secrètes vont y voir le feu vert de la révolte.
Les mouvements nationalistes font leurs préparations dans la brousse. Ils ciblent particulièrement les points stratégiques du réseau ferroviaire, où abondent les étrangers et les camps militaires. Moramanga est le foyer de développement pour la partie nord et Manakara pour le sud. Début mars, les divers partis distribuent des tracts partout, jusque dans les campagnes pour inciter les gens à bouger au nom du MDRM. Derrière les prospectus est inscrit le présumé slogan du parti : «Nous ne réclamons pas l’indépendance, nous la prenons».
Du côté des colons, on entend des rumeurs infondées selon lesquelles les Malgaches préparent des actions contre les étrangers la nuit du 29 mars. En témoigne le télégramme du chef de la Sûreté, Marcel Baron : «Bruits ont été répandus dans certaines régions qu’une action serait entreprise contre Européens le 29 mars – stop – S’agit rumeurs sans fondement réel… et dont invraisemblance n’exclut toutefois pas vigilance». Mais aucune mesure ne sera prise pour vérifier la véracité des rumeurs et pour empêcher la révolte. En revanche, l’administration envoie une colonne de la capitale le 10 mars pour renforcer la garnison de Moramanga et pour pouvoir garder la situation en main.
Pendant ce temps, les insurgés de la côte Est s’attellent à fabriquer clandestinement des sagaies. Ils essaient aussi de rassembler des fusils de guerre et de chasse avec l’aide d’anciens combattants ulcérés par l’absence de reconnaissance de la «mère patrie». Ils disposeront en tout et pour tout de 250 fusils. La bénédiction des sorciers constitue alors l’ultime arme à laquelle les villageois se fient.
Le 27 mars, le MDRM diffuse dans les villages un télégramme demandant à chacun d’éviter la violence. Sans effet. Les rebelles y verront plutôt un feu vert simulé. Quant aux colons, ils font arracher les affichettes de certaines régions, décidés à en découdre avec les sociétés secrètes et le MDRM.
Dossier réalisé par : Domoina Ratovozanany
La décolonisation de l’Afrique noire française n’a pas toujours été pacifique. En marge du patriotisme qu’elle démontre, l’insurrection du 29 mars 1947 résulte de la convergence de différents facteurs sociopolitiques nationaux et internationaux. Retour sur les événements
L’avènement de la seconde Guerre mondiale a fragilisé les métropoles, notamment sur le plan financier et militaire. La Grande-Bretagne a dû mobiliser deux millions d’Indiens pour renforcer son armée et la France 175 000 «indigènes» de l’Afrique noire et 275 000 de l’Afrique du Nord.
A Madagascar, 15 000 hommes ont servi sous les drapeaux français. La durée de la corvée a été prolongée jusqu’à plus de quatre mois en vue d’augmenter la production du riz. Le montant des impôts a également été accru. Les ressources agricoles ayant été monopolisées par les colons pour le ravitaillement de leurs troupes, la population souffre d’une importante pénurie en vivres.
Mais les Français doivent résister face à l’invasion allemande en 1940. Suite à la création du gouvernement vichyste, Diego-Suarez se trouve occupée par les Anglais. Les Malgaches comprennent alors que la France n’est pas invincible et qu’elle est fortement dépendante de ses colonies. Conjuguée à cette nouvelle vision, la misère endurée par la population à cause des efforts de guerre contribue au grossissement des réseaux indépendantistes des Patriotes nationalistes malgaches (Panama) et de la Jina, respectivement créés en 1941 et 1943.
En 1941, les Etats-Unis, l’Union soviétique et la Grande-Bretagne élaborent la Charte des Nations unies. La charte prône l’égalité des peuples et leur droit de disposer d’eux-mêmes. L’URSS condamne le colonialisme, attendant de la décolonisation un affaiblissement du bloc occidental et l’adhésion des peuples libérés au communisme. Les Etats-Unis, ancienne colonie émancipée, se montrent favorables à l’idée d’indépendance par principe. Le général de Gaulle promet alors lors d’une conférence à Brazzaville en février 1944, l’amélioration du sort des colonies.
L’indépendance par tous les moyens
Dès le lendemain de l’après-guerre, les Anglais entament la libération de leurs colonies. Conformément à la promesse faite à Brazzaville, la France admet des représentants de leurs colonies au sein de l’Assemblée constituante. Mais il n’est nullement question d’autonomie. En outre, l’exploitation des «indigènes» et des productions agricoles continue pour combler les vides économiques provoqués par les destructions matérielles subies pendant la guerre.
L’Indochine (aujourd’hui Vietnam) sera la première à réagir face au silence de l’Hexagone. Le leader du mouvement nationaliste vietminh va autoproclamer l’indépendance du pays en mars 1946. Une importante répression sanglante va s’ensuivre. Mais Hô Chi Minh, fort du soutien de la population, entre en guerre contre la France.
Les deux députés représentant la Grande île au sein de l’Assemblée constituante réclament aussi l’indépendance du pays dans une proposition de loi datant du 21 mars 1946. L’Hexagone rejette leur revendication avec véhémence. A leur retour au pays, Raseta et Ravoahangy créent avec l’aide de Ratsimamanga le parti Mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM) pour sensibiliser le peuple sur les vrais desseins de la France.
Le parti ne tarde pas à avoir le soutien de la population et des autres mouvements. Le rejet de la proposition de loi et la réaction de la France face à l’action de l’Indochine convainquent la masse que la France n’est pas prête à accorder l’autonomie à Madagascar et qu’il faut passer par les armes pour l’obtenir. Un journal rapporte le paroxysme du malaise général en ces termes : «Un climat politique lourd et dangereux plane partout. Les esprits s’échauffent, les passions s’exaspèrent, les incidents se multiplient». Des sociétés secrètes attaquent les étrangers et les camps militaires dans diverses régions.
Inquiet de la situation, le ministre socialiste des Colonies, Marius Moutet, proclame, à la fin du mois de septembre, la «lutte contre l’autonomisme malgache». L’administration coloniale opte pour la division de l’opinion publique en fondant le Parti des déshérités de Madagascar (Padesm), constitué par des côtiers et des anciens esclaves. Le parti remet en cause la crédibilité du MDRM en responsabilisant le royaume «hova» de la colonisation de l’île. Cependant, l’ensemble de la population est gagné par l’idée de conquérir l’indépendance par tous les moyens. Raseta et Ravoahangy sont réélus au sein de l’Assemblée constituante en novembre, avec le futur écrivain Jacques Rabemananjara.
Recours inéluctable
aux armes
Les trois députés déposent une condamnation de la technique de gestion civile coloniale auprès du Haut-commissaire le 13 janvier 1947. Certains membres provinciaux du MDRM, notamment ceux de la côte Est, les colons et les sociétés secrètes vont y voir le feu vert de la révolte.
Les mouvements nationalistes font leurs préparations dans la brousse. Ils ciblent particulièrement les points stratégiques du réseau ferroviaire, où abondent les étrangers et les camps militaires. Moramanga est le foyer de développement pour la partie nord et Manakara pour le sud. Début mars, les divers partis distribuent des tracts partout, jusque dans les campagnes pour inciter les gens à bouger au nom du MDRM. Derrière les prospectus est inscrit le présumé slogan du parti : «Nous ne réclamons pas l’indépendance, nous la prenons».
Du côté des colons, on entend des rumeurs infondées selon lesquelles les Malgaches préparent des actions contre les étrangers la nuit du 29 mars. En témoigne le télégramme du chef de la Sûreté, Marcel Baron : «Bruits ont été répandus dans certaines régions qu’une action serait entreprise contre Européens le 29 mars – stop – S’agit rumeurs sans fondement réel… et dont invraisemblance n’exclut toutefois pas vigilance». Mais aucune mesure ne sera prise pour vérifier la véracité des rumeurs et pour empêcher la révolte. En revanche, l’administration envoie une colonne de la capitale le 10 mars pour renforcer la garnison de Moramanga et pour pouvoir garder la situation en main.
Pendant ce temps, les insurgés de la côte Est s’attellent à fabriquer clandestinement des sagaies. Ils essaient aussi de rassembler des fusils de guerre et de chasse avec l’aide d’anciens combattants ulcérés par l’absence de reconnaissance de la «mère patrie». Ils disposeront en tout et pour tout de 250 fusils. La bénédiction des sorciers constitue alors l’ultime arme à laquelle les villageois se fient.
Le 27 mars, le MDRM diffuse dans les villages un télégramme demandant à chacun d’éviter la violence. Sans effet. Les rebelles y verront plutôt un feu vert simulé. Quant aux colons, ils font arracher les affichettes de certaines régions, décidés à en découdre avec les sociétés secrètes et le MDRM.
Dossier réalisé par : Domoina Ratovozanany
Saturday, December 03, 2005
MADAGASCAR à l'honneur ce week-end au MUSEUM
"Mora, mora" (doucement, doucement) est une expression typique Malgache souvent employée par les étrangers pour qualifier la nonchalance de la population.
Ce film cherche ce qui se cache derrière cette apparence tranquille : fatalisme face aux éternelles difficultés du pays ? ou réelle philosophie de la vie ?
Madagascar est un des pays le plus aidés au monde. Notre région n’est pas en reste : jumelage entre la Région Rhône-Alpes et la Province de Tamatave, entre Saint Etienne et Tamatave, accord de coopération de la Courly dans le domaine de l’eau, sans compter l’action de nombreuses associations et bénévoles.
Y a-t-il au bout de cette chaîne de solidarité un espoir de développement durable ?
Ce film est fait de rencontres avec Ludger l’instituteur, Haja le médecin et Rajery le musicien qui chacun à leur façon, ont relevé le défi du développement de leur pays. Tous témoignent de leur quotidien composé de combats, de désespoirs mais aussi de petites victoires, de joies intenses et de rêves.
A travers eux, nous découvrons un message d’espoir, un pays tourné vers l’avenir.
Documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier, France, 2005, 52 min, VF et VOST
Une production CLC Productions, France 3 Rhône-Alpes Auvergne
&
-- MA QUÊTE DE RÊVES --
projeté au MUSEUM
-> Dimanche 27 novembre à 17h30
Dans un coin retiré de Tananarive - que la plupart n'ont jamais vu - bien loin de l'océan, des artisans malgaches construisent des maquettes de bateaux.
Ce "village" créé par Hervé Scrive, est aujourd'hui un des ateliers les plus prestigieux. Ce véritable petit chantier naval apparaît comme une respiration dans la vie difficile malgache.
Michel et Bertin y travaillent depuis l'origine. Ils savent que ces chef-d'oeuvres miniatures, majeurs, façonnés par leurs mains d'or, éclairés de leur sourire et de leur courage, voyagent dans le monde entier.
En naviguant nous aussi à travers la beauté de leur travail, leurs rêves et leurs fragiles espoirs, nous découvrons tout un équilibre subtil de leur existence...
Documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier, France, 2005, 26 min, VF et VOST
Une production CLC Productions, RFO
CLC Productions
130, cours Albert Thomas
69008 Lyon
Tél. 04 37 90 58 30
Fax. 04 37 90 00 51
Contact presse :
Stéphanie Goyon
LD. 04 37 90 30 12
CLC Productions
Plusieurs documentaires seront projetés ce week-end au MUSEUM dont LE DEFI MALGACHE et MA QUETE DE REVE
MUSEUM
28, bvd des Belges - 69006 Lyon
www.museum-lyon.org
-- Le Défi malgache - De Saint Etienne à Tamatave --
projeté au MUSEUM
-> Samedi 26 novembre à 17h
Ce film cherche ce qui se cache derrière cette apparence tranquille : fatalisme face aux éternelles difficultés du pays ? ou réelle philosophie de la vie ?
Madagascar est un des pays le plus aidés au monde. Notre région n’est pas en reste : jumelage entre la Région Rhône-Alpes et la Province de Tamatave, entre Saint Etienne et Tamatave, accord de coopération de la Courly dans le domaine de l’eau, sans compter l’action de nombreuses associations et bénévoles.
Y a-t-il au bout de cette chaîne de solidarité un espoir de développement durable ?
Ce film est fait de rencontres avec Ludger l’instituteur, Haja le médecin et Rajery le musicien qui chacun à leur façon, ont relevé le défi du développement de leur pays. Tous témoignent de leur quotidien composé de combats, de désespoirs mais aussi de petites victoires, de joies intenses et de rêves.
A travers eux, nous découvrons un message d’espoir, un pays tourné vers l’avenir.
Documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier, France, 2005, 52 min, VF et VOST
Une production CLC Productions, France 3 Rhône-Alpes Auvergne
&
-- MA QUÊTE DE RÊVES --
projeté au MUSEUM
-> Dimanche 27 novembre à 17h30
Dans un coin retiré de Tananarive - que la plupart n'ont jamais vu - bien loin de l'océan, des artisans malgaches construisent des maquettes de bateaux.
Ce "village" créé par Hervé Scrive, est aujourd'hui un des ateliers les plus prestigieux. Ce véritable petit chantier naval apparaît comme une respiration dans la vie difficile malgache.
Michel et Bertin y travaillent depuis l'origine. Ils savent que ces chef-d'oeuvres miniatures, majeurs, façonnés par leurs mains d'or, éclairés de leur sourire et de leur courage, voyagent dans le monde entier.
En naviguant nous aussi à travers la beauté de leur travail, leurs rêves et leurs fragiles espoirs, nous découvrons tout un équilibre subtil de leur existence...
Documentaire réalisé par Caroline Puig-Grenetier, France, 2005, 26 min, VF et VOST
Une production CLC Productions, RFO
CLC Productions
130, cours Albert Thomas
69008 Lyon
Tél. 04 37 90 58 30
Fax. 04 37 90 00 51
Contact presse :
Stéphanie Goyon
LD. 04 37 90 30 12
CLC Productions
Plusieurs documentaires seront projetés ce week-end au MUSEUM dont LE DEFI MALGACHE et MA QUETE DE REVE
MUSEUM
28, bvd des Belges - 69006 Lyon
www.museum-lyon.org
-- Le Défi malgache - De Saint Etienne à Tamatave --
projeté au MUSEUM
-> Samedi 26 novembre à 17h
Friday, October 28, 2005
Code électoral
Arema et TIM, même combat
Le parti TIM reste intraitable. La révision du code électoral n’est pas une priorité pour le parti présidentiel, selon les déclarations de son président Razoarimihaja Solofonantenaina. Ce texte régissant les élections a été confectionné par l’ancienne équipe dirigeante, a insisté le TIM. Ainsi donc, il n’est pas question de changer ou de réviser le code électoral, rétorque le parti présidentiel.
Durant son règne, l’Arema avait également mis une croix à toutes tentatives de révision du code électoral. A citer, entre autres, le texte conçu par le FFKM ainsi que celui du parti AVI durant le régime de Didier Ratsiraka, mais, il a été refusé par la majorité d’antan. Les partisans du candida Ravalomanana Marc ont crié haut et fort que le texte en question favorise les fraudes électorales.
Chose bizarre, la majorité actuelle, composée essentiellement par le TIM et ses acolytes, a emboîté le pas de l’Arema en boycottant toute tentative visant à réformer les textes de l’Arema. Visiblement, les deux partis ont le même objectif électoral. Une manière de dire que les hommes changent mais les pratiques restent. Bien que les partisans de Ravalomanana aient revendiqué la comparaison des procès-verbaux électoraux durant le mouvement populaire de 2002, personne n’en parle plus à l’heure actuelle dans le but d’améliorer le processus électoral ainsi que les pratiques démocratiques à Madagascar.
Des fraudes massives à craindre Apparemment, à l’approche des échéances électorales, aucune mesure permettant de combattre les fraudes électorales n’a été prise par l’équipe dirigeante actuelle. A part les urnes transparentes, rien n’a changé en matière de processus électoral.
Tout laisse à penser que le spectre de fraudes électorales hante encore et toujours le pays. A ce rythme, des fraudes massives sont à craindre durant les prochaines consultations populaires tant que les textes restent inchangés. Autrement dit, la
transparence et la sincérité des élections ne sont pas garanties.
Pire, l’organisation des opérations électorales est toujours entre les mains du ministère de l’Intérieur. Or, dans les pays en voie de développement, elle est confiée à un organe indépendant comme la Commission Electorale Indépendante ; certains d’entre eux ont déjà montré leurs preuves. Parallèlement, la quasi-inexistence d’une loi règlementant les fonds utilisés par les partis politiques a aggravé la situation. Les électeurs sont devenus les otages des candidats ayant
une enveloppe consistante dont les origines restent floues. “Ny Teo ihany no Miverina “.
Le parti TIM reste intraitable. La révision du code électoral n’est pas une priorité pour le parti présidentiel, selon les déclarations de son président Razoarimihaja Solofonantenaina. Ce texte régissant les élections a été confectionné par l’ancienne équipe dirigeante, a insisté le TIM. Ainsi donc, il n’est pas question de changer ou de réviser le code électoral, rétorque le parti présidentiel.
Durant son règne, l’Arema avait également mis une croix à toutes tentatives de révision du code électoral. A citer, entre autres, le texte conçu par le FFKM ainsi que celui du parti AVI durant le régime de Didier Ratsiraka, mais, il a été refusé par la majorité d’antan. Les partisans du candida Ravalomanana Marc ont crié haut et fort que le texte en question favorise les fraudes électorales.
Chose bizarre, la majorité actuelle, composée essentiellement par le TIM et ses acolytes, a emboîté le pas de l’Arema en boycottant toute tentative visant à réformer les textes de l’Arema. Visiblement, les deux partis ont le même objectif électoral. Une manière de dire que les hommes changent mais les pratiques restent. Bien que les partisans de Ravalomanana aient revendiqué la comparaison des procès-verbaux électoraux durant le mouvement populaire de 2002, personne n’en parle plus à l’heure actuelle dans le but d’améliorer le processus électoral ainsi que les pratiques démocratiques à Madagascar.
Des fraudes massives à craindre Apparemment, à l’approche des échéances électorales, aucune mesure permettant de combattre les fraudes électorales n’a été prise par l’équipe dirigeante actuelle. A part les urnes transparentes, rien n’a changé en matière de processus électoral.
Tout laisse à penser que le spectre de fraudes électorales hante encore et toujours le pays. A ce rythme, des fraudes massives sont à craindre durant les prochaines consultations populaires tant que les textes restent inchangés. Autrement dit, la
transparence et la sincérité des élections ne sont pas garanties.
Pire, l’organisation des opérations électorales est toujours entre les mains du ministère de l’Intérieur. Or, dans les pays en voie de développement, elle est confiée à un organe indépendant comme la Commission Electorale Indépendante ; certains d’entre eux ont déjà montré leurs preuves. Parallèlement, la quasi-inexistence d’une loi règlementant les fonds utilisés par les partis politiques a aggravé la situation. Les électeurs sont devenus les otages des candidats ayant
une enveloppe consistante dont les origines restent floues. “Ny Teo ihany no Miverina “.
Espion démasqué: démission d'un haut responsable de la Maison Blanche inculpé
L'administration Bush a subi vendredi un revers sans précédent avec l'inculpation de Lewis Libby, directeur du cabinet du vice-président, accusé d'avoir menti et entravé une enquête sur une affaire de "fuite" visant apparemment à faire taire un critique de la guerre en Irak.
Le directeur de cabinet du vice-président Richard Cheney, Lewis Libby, surnommé "Scooter", est sous le coup de cinq chefs d'inculpation, pour parjures, faux témoignages et entrave à la justice. Il a démissionné aussitôt de ses fonctions, selon la Maison Blanche.
L'équipe présidentielle a évité jusqu'à présent une inculpation contre le conseiller politique présidentiel Karl Rove, cité dans l'affaire. Mais elle doit aussi se préparer à un scandale lancinant, le procureur indépendant chargé de l'enquête devant poursuivre son enquête, selon l'avocat de M. Rove.
"M. Rove va continuer à coopérer pleinement avec les efforts du procureur indépendant pour terminer l'enquête", a promis l'avocat Robert Luskin, laissant entendre que tout risque d'inculpation ultérieure n'était pas écarté.
Le procureur indépendant, Patrick Fitzgerald, cherche depuis décembre 2003 à savoir qui a divulgué à la presse l'identité de l'agent de la CIA Valerie Plame, dont le mari Joseph Wilson, un ancien ambassadeur, s'était publiquement interrogé sur de "faux prétextes" invoqués par l'administration Bush pour envahir l'Irak en 2003.
Des journalistes ont indiqué s'être entretenus avec M. Rove et avec M. Libby du couple Plame/Wilson.
Richard Cheney lui-même pourrait être menacé par l'enquête. Selon le New York Times, c'est de lui que Lewis Libby avait appris l'identité de Valerie Plame.
Il est illégal aux Etats-Unis de trahir en connaissance de cause l'identité d'un agent secret.
Cette affaire a conduit l'opposition à remettre en cause le bien-fondé de la guerre en Irak, de plus en plus impopulaire, et vendredi le parti démocrate a exigé que le président républicain George W. Bush s'exprime publiquement sur ce scandale.
"Le peuple américain mérite que le président Bush réponde directement sur le rôle que ses conseillers ont joué dans la manipulation du renseignement opérée afin de s'assurer un soutien pour la guerre en Irak, dans l'orchestration d'efforts pour calomnier les opposants à cette guerre, et pour étouffer l'affaire", a déclaré la directrice de communication du parti démocrate, Karen Finney.
Vendredi matin, l'équipe présidentielle s'était efforcée de faire bonne figure. Le président Bush a ainsi montré peu de signes d'inquiétude alors qu'il quittait la résidence pour la Virginie où il a prononcé un discours sur la guerre au terrorisme, le sujet qui a fait sa bonne fortune électorale depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Joseph Wilson affirme que la Maison Blanche a voulu le discréditer en laissant entendre qu'il n'avait dû qu'à sa femme, Valerie Plame, spécialiste des armes de destruction massive à la CIA, l'obtention en 2002 d'une mission d'enquête au Niger sur l'existence d'un éventuel trafic nucléaire avec l'Irak.
M. Wilson avait conclu qu'un tel trafic n'existait pas, et il estime que la Maison Blanche a délibérément exagéré la menace de l'arsenal de Saddam Hussein.
Au cours de son enquête, Patrick Fitzgerald a interrogé de nombreux collaborateurs de l'administration, ainsi que des journalistes qu'il a contraints de livrer leurs sources - jusqu'à envoyer en prison la journaliste du New York Times Judith Miller, qui est restée détenue 85 jours avant de témoigner sur ses conversations avec M. Libby.
Le directeur de cabinet du vice-président Richard Cheney, Lewis Libby, surnommé "Scooter", est sous le coup de cinq chefs d'inculpation, pour parjures, faux témoignages et entrave à la justice. Il a démissionné aussitôt de ses fonctions, selon la Maison Blanche.
L'équipe présidentielle a évité jusqu'à présent une inculpation contre le conseiller politique présidentiel Karl Rove, cité dans l'affaire. Mais elle doit aussi se préparer à un scandale lancinant, le procureur indépendant chargé de l'enquête devant poursuivre son enquête, selon l'avocat de M. Rove.
"M. Rove va continuer à coopérer pleinement avec les efforts du procureur indépendant pour terminer l'enquête", a promis l'avocat Robert Luskin, laissant entendre que tout risque d'inculpation ultérieure n'était pas écarté.
Le procureur indépendant, Patrick Fitzgerald, cherche depuis décembre 2003 à savoir qui a divulgué à la presse l'identité de l'agent de la CIA Valerie Plame, dont le mari Joseph Wilson, un ancien ambassadeur, s'était publiquement interrogé sur de "faux prétextes" invoqués par l'administration Bush pour envahir l'Irak en 2003.
Des journalistes ont indiqué s'être entretenus avec M. Rove et avec M. Libby du couple Plame/Wilson.
Richard Cheney lui-même pourrait être menacé par l'enquête. Selon le New York Times, c'est de lui que Lewis Libby avait appris l'identité de Valerie Plame.
Il est illégal aux Etats-Unis de trahir en connaissance de cause l'identité d'un agent secret.
Cette affaire a conduit l'opposition à remettre en cause le bien-fondé de la guerre en Irak, de plus en plus impopulaire, et vendredi le parti démocrate a exigé que le président républicain George W. Bush s'exprime publiquement sur ce scandale.
"Le peuple américain mérite que le président Bush réponde directement sur le rôle que ses conseillers ont joué dans la manipulation du renseignement opérée afin de s'assurer un soutien pour la guerre en Irak, dans l'orchestration d'efforts pour calomnier les opposants à cette guerre, et pour étouffer l'affaire", a déclaré la directrice de communication du parti démocrate, Karen Finney.
Vendredi matin, l'équipe présidentielle s'était efforcée de faire bonne figure. Le président Bush a ainsi montré peu de signes d'inquiétude alors qu'il quittait la résidence pour la Virginie où il a prononcé un discours sur la guerre au terrorisme, le sujet qui a fait sa bonne fortune électorale depuis les attentats du 11 septembre 2001.
Joseph Wilson affirme que la Maison Blanche a voulu le discréditer en laissant entendre qu'il n'avait dû qu'à sa femme, Valerie Plame, spécialiste des armes de destruction massive à la CIA, l'obtention en 2002 d'une mission d'enquête au Niger sur l'existence d'un éventuel trafic nucléaire avec l'Irak.
M. Wilson avait conclu qu'un tel trafic n'existait pas, et il estime que la Maison Blanche a délibérément exagéré la menace de l'arsenal de Saddam Hussein.
Au cours de son enquête, Patrick Fitzgerald a interrogé de nombreux collaborateurs de l'administration, ainsi que des journalistes qu'il a contraints de livrer leurs sources - jusqu'à envoyer en prison la journaliste du New York Times Judith Miller, qui est restée détenue 85 jours avant de témoigner sur ses conversations avec M. Libby.
Force silencieuse de l'administration
Inculpé dans l'affaire Valerie Plame, l'ancien directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, était un personnage aussi discret qu'influent au sein de l'administration du président Bush.
Son rôle dans la préparation de l'intervention américaine en Irak fut révélateur du crédit accordé par les plus hautes sphères dirigeantes du pays à celui que l'on surnomme "Scooter".
D'après l'ouvrage du journaliste Bob Woodward "Plan of Attack", Libby aurait en personne présenté à la présidence un document attestant la présence en Irak d'armes de destruction massive et de contacts possibles entre des responsables irakiens et l'un des cerveaux du 11 septembre 2001.
La guerre avait trouvé sa justification.
"Il au vice-président ce que le vice-président est au président", a dit de lui Mary Matalin, qui a travaillé à ses côtés en tant que conseiller de Cheney durant le premier mandat de Bush.
Ancien avocat, adepte de l'approche analytique, Libby, qui a démissionné vendredi sitôt connue son inculpation, savait distiller des "conseils discrets" depuis son bureau situé juste à côté de l'aile ouest (West Wing) de la Maison blanche.
Il travaillait en coulisses sur la sécurité nationale, plus particulièrement sur le contre-terrorisme et les menaces chimique et bactériologique, des dossiers qui n'avaient aucun secret pour lui.
TRAVAILLEUR DE L'OMBRE
"Il n'aime pas faire l'intéressant", assure le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz, commentant le goût de son ami et protégé pour le travail de l'ombre.
Libby, 55 ans, était ainsi connu pour sa réticence à s'exprimer dans les médias.
Ironie du sort, ce sont ses conservations privées avec des journalistes qui ont attiré l'attention du procureur spécial Patrick Fitzgerald, chargé d'enquêter sur l'origine des fuites qui ont "grillé" l'agent secret de la CIA Valerie Plame - un crime fédéral aux Etats-Unis.
Après 85 jours passés en détention pour avoir refusé de dévoiler ses sources, la journaliste du New York Times Judith Miller recouvre la liberté le 29 septembre. Elle témoigne le lendemain devant le grand jury. Son journal révèle sa source sur l'affaire Plame: Lewis "Scooter" Libby. Miller précisera toutefois que Libby n'a jamais identifié Plame nommément.
Natif du Connecticut, Libby est diplômé en 1972 avec mention très bien de l'Université de Yale, puis il obtient un diplôme de droit trois ans plus tard à Columbia.
A Yale, il fréquente Wolfowitz en cours de sciences politiques. Ce dernier l'intègre en 1981 au sein du département d'Etat de l'administration de Ronald Reagan. Libby servira ensuite au Pentagone durant le mandat de George Bush père.
Wolfowitz dit de lui qu'il n'est pas "farouchement" attaché à la loyauté de parti. "Il y a une différence entre les gens qui se concentrent sur la politique et ceux qui ne jurent que par leur parti: Scooter n'appartient pas à cette catégorie."
Passionné de ski, ce père de deux enfants s'est également essayé à la littérature en publiant en 1996 "The Apprentice" (L'apprenti), roman qui a pour toile de fond le Japon rural du début du XXe siècle. La critique salua un "sens du mystère et de la claustrophobie porté par une prose limitée et des personnages minimalistes".
Mais l'homme sait aussi se montrer lyrique, comme dans cette lettre envoyée à Miller pendant sa captivité, au mois de septembre.
"Vous avez été emprisonnée cet été. A présent, l'automne est là. Vous aurez des articles à écrire (...). Dans l'Ouest, où vous passez vos vacances, les trembles auront pris d'autres couleurs. (...) Revenez au travail, revenez à la vie."
Son rôle dans la préparation de l'intervention américaine en Irak fut révélateur du crédit accordé par les plus hautes sphères dirigeantes du pays à celui que l'on surnomme "Scooter".
D'après l'ouvrage du journaliste Bob Woodward "Plan of Attack", Libby aurait en personne présenté à la présidence un document attestant la présence en Irak d'armes de destruction massive et de contacts possibles entre des responsables irakiens et l'un des cerveaux du 11 septembre 2001.
La guerre avait trouvé sa justification.
"Il au vice-président ce que le vice-président est au président", a dit de lui Mary Matalin, qui a travaillé à ses côtés en tant que conseiller de Cheney durant le premier mandat de Bush.
Ancien avocat, adepte de l'approche analytique, Libby, qui a démissionné vendredi sitôt connue son inculpation, savait distiller des "conseils discrets" depuis son bureau situé juste à côté de l'aile ouest (West Wing) de la Maison blanche.
Il travaillait en coulisses sur la sécurité nationale, plus particulièrement sur le contre-terrorisme et les menaces chimique et bactériologique, des dossiers qui n'avaient aucun secret pour lui.
TRAVAILLEUR DE L'OMBRE
"Il n'aime pas faire l'intéressant", assure le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz, commentant le goût de son ami et protégé pour le travail de l'ombre.
Libby, 55 ans, était ainsi connu pour sa réticence à s'exprimer dans les médias.
Ironie du sort, ce sont ses conservations privées avec des journalistes qui ont attiré l'attention du procureur spécial Patrick Fitzgerald, chargé d'enquêter sur l'origine des fuites qui ont "grillé" l'agent secret de la CIA Valerie Plame - un crime fédéral aux Etats-Unis.
Après 85 jours passés en détention pour avoir refusé de dévoiler ses sources, la journaliste du New York Times Judith Miller recouvre la liberté le 29 septembre. Elle témoigne le lendemain devant le grand jury. Son journal révèle sa source sur l'affaire Plame: Lewis "Scooter" Libby. Miller précisera toutefois que Libby n'a jamais identifié Plame nommément.
Natif du Connecticut, Libby est diplômé en 1972 avec mention très bien de l'Université de Yale, puis il obtient un diplôme de droit trois ans plus tard à Columbia.
A Yale, il fréquente Wolfowitz en cours de sciences politiques. Ce dernier l'intègre en 1981 au sein du département d'Etat de l'administration de Ronald Reagan. Libby servira ensuite au Pentagone durant le mandat de George Bush père.
Wolfowitz dit de lui qu'il n'est pas "farouchement" attaché à la loyauté de parti. "Il y a une différence entre les gens qui se concentrent sur la politique et ceux qui ne jurent que par leur parti: Scooter n'appartient pas à cette catégorie."
Passionné de ski, ce père de deux enfants s'est également essayé à la littérature en publiant en 1996 "The Apprentice" (L'apprenti), roman qui a pour toile de fond le Japon rural du début du XXe siècle. La critique salua un "sens du mystère et de la claustrophobie porté par une prose limitée et des personnages minimalistes".
Mais l'homme sait aussi se montrer lyrique, comme dans cette lettre envoyée à Miller pendant sa captivité, au mois de septembre.
"Vous avez été emprisonnée cet été. A présent, l'automne est là. Vous aurez des articles à écrire (...). Dans l'Ouest, où vous passez vos vacances, les trembles auront pris d'autres couleurs. (...) Revenez au travail, revenez à la vie."
Entrave à la justice et parjure
Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, a été inculpé vendredi par un grand jury fédéral d'entrave à la justice, parjure et faux témoignage dans l'affaire de la divulgation de l'identité de l'agent secret de la CIA Valerie Plame.
Il risque une peine maximale de 30 ans de prison et une amende de 1,25 million de dollars s'il est reconnu coupable.
Aucun autre responsable américain n'a été inculpé dans cette affaire, qui ébranle l'autorité de l'administration Bush.
Il risque une peine maximale de 30 ans de prison et une amende de 1,25 million de dollars s'il est reconnu coupable.
Aucun autre responsable américain n'a été inculpé dans cette affaire, qui ébranle l'autorité de l'administration Bush.
Sunday, September 25, 2005
La Banque mondiale approuve l'annulation de la dette des plus pauvres
L'organe de direction de la Banque mondiale a donné son feu vert dimanche à l'annulation de plusieurs dizaines de milliards de dollars de dette multilatérale des pays les plus pauvres de la planète, a indiqué le secrétaire américain au Trésor John Snow.
"J'ai été très content de voir que le comité de développement de la Banque mondiale a très largement approuvé la proposition d'annuler 100% de la dette des pays les plus endettés", a indiqué M. Snow dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de cet organe dont il fait partie.
"Nous nous attendons à ce que les conseils d'administration du FMI et de la Banque mondiale donnent rapidement leur dernier aval et passent à la mise en oeuvre" de cette initiative, a-t-il ajouté.
Le FMI avait déjà donné son accord la veille. Le projet concerne 40 milliards de dollars de dette de 18 pays les plus pauvres de la planète envers la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de développement.
Le comité de développement, regroupant les représentants des 184 Etats membres de la Banque mondiale, était réunis à huis clos dimanche à Washington pour mettre la dernière main au projet avalisé en juillet par les dirigeants du G8.
Il s'agit d'annuler 40 milliards de dollars dus par les 18 pays les plus pauvres à trois institutions multilatérales (BM, FMI et Banque africaine de développement BAD).
La veille, le comité ad hoc du FMI avait, lui, adopté définitivement les mécanismes qui allaient permettre d'effacer plus de 4 milliards de dollars dus à cette institution.
Le bouclage du dossier au FMI et la réaffirmation solennelle vendredi de l'engagement du G8, par les grands argentiers de ces sept pays les plus riches plus la Russie, à assumer les coûts de cette annulation devaient aussi contribuer à apaiser les dernières craintes.
Quelque 70% des 40 milliards de dollars, qui doivent être effacés, reviennent à la Banque mondiale.
Or l'annulation sans précédent de cette dette risque de priver la Banque mondiale d'une partie de ces ressources nécessaires pour continuer à financer le développement dans le monde.
Tous les ministres intervenant dimanche dans le débat au comité de développement ont insisté sur cette "additionnalité" nécessaire, selon le jargon technocratique de la Banque mondiale.
L'Association internationale de développement (IDA), le bras financier de la Banque mondiale créé en 1960 pour prêter aux pays les plus démunis, puise ses fonds dans trois sources principales : les contributions des donateurs, les ressources propres de la Banque mondiale et le remboursement des crédits.
Si l'on efface les sommes dues au titre de ces crédits, cela se fait au détriment d'autres pays pauvres nécessitant l'aide financière de cette institution pour réduire la pauvreté et favoriser leur croissance économique.
"Les ministres ont insisté sur le fait que les ressources pour financer l'initiative du G8 devaient venir s'ajouter à l'aide officielle au développement et ont lancé un appel pressant aux pays donateurs pour qu'ils s'engagent à compenser à long terme, dollar pour dollar, les sommes dues à l'IDA et la BAD", a souligné le président du comité, Trevor Manuel, ministre des finances d'Afrique du sud, dans son discours d'ouverture.
Son homologue belge, Didier Reynders, qui fait partie avec le ministre néérlandais des pays les plus réticents, a lui, insisté sur le fait que "la mise en oeuvre du projet du G8 ne doit pas mettre en danger le rôle unique de l'IDA comme institution multilatérale de financement".
Les pays réticents exigent une répartition équitable du fardeau pour compenser les pertes financières provenant de l'effacement de cette dette.
La veille, le ministre britannique des finances Gordon Brown, dont le pays assure la présidence du G8 actuellement et qui tient beaucoup à ce projet, s'était montré optimiste.
Il tablait sur un accord à la Banque mondiale car selon lui, les éléments du compromis adopté par le FMI étaient "les mêmes" que ceux en discussion au sein de l'instance dirigeante de la Banque mondiale.
"J'ai été très content de voir que le comité de développement de la Banque mondiale a très largement approuvé la proposition d'annuler 100% de la dette des pays les plus endettés", a indiqué M. Snow dans un communiqué publié à l'issue de la réunion de cet organe dont il fait partie.
"Nous nous attendons à ce que les conseils d'administration du FMI et de la Banque mondiale donnent rapidement leur dernier aval et passent à la mise en oeuvre" de cette initiative, a-t-il ajouté.
Le FMI avait déjà donné son accord la veille. Le projet concerne 40 milliards de dollars de dette de 18 pays les plus pauvres de la planète envers la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de développement.
Le comité de développement, regroupant les représentants des 184 Etats membres de la Banque mondiale, était réunis à huis clos dimanche à Washington pour mettre la dernière main au projet avalisé en juillet par les dirigeants du G8.
Il s'agit d'annuler 40 milliards de dollars dus par les 18 pays les plus pauvres à trois institutions multilatérales (BM, FMI et Banque africaine de développement BAD).
La veille, le comité ad hoc du FMI avait, lui, adopté définitivement les mécanismes qui allaient permettre d'effacer plus de 4 milliards de dollars dus à cette institution.
Le bouclage du dossier au FMI et la réaffirmation solennelle vendredi de l'engagement du G8, par les grands argentiers de ces sept pays les plus riches plus la Russie, à assumer les coûts de cette annulation devaient aussi contribuer à apaiser les dernières craintes.
Quelque 70% des 40 milliards de dollars, qui doivent être effacés, reviennent à la Banque mondiale.
Or l'annulation sans précédent de cette dette risque de priver la Banque mondiale d'une partie de ces ressources nécessaires pour continuer à financer le développement dans le monde.
Tous les ministres intervenant dimanche dans le débat au comité de développement ont insisté sur cette "additionnalité" nécessaire, selon le jargon technocratique de la Banque mondiale.
L'Association internationale de développement (IDA), le bras financier de la Banque mondiale créé en 1960 pour prêter aux pays les plus démunis, puise ses fonds dans trois sources principales : les contributions des donateurs, les ressources propres de la Banque mondiale et le remboursement des crédits.
Si l'on efface les sommes dues au titre de ces crédits, cela se fait au détriment d'autres pays pauvres nécessitant l'aide financière de cette institution pour réduire la pauvreté et favoriser leur croissance économique.
"Les ministres ont insisté sur le fait que les ressources pour financer l'initiative du G8 devaient venir s'ajouter à l'aide officielle au développement et ont lancé un appel pressant aux pays donateurs pour qu'ils s'engagent à compenser à long terme, dollar pour dollar, les sommes dues à l'IDA et la BAD", a souligné le président du comité, Trevor Manuel, ministre des finances d'Afrique du sud, dans son discours d'ouverture.
Son homologue belge, Didier Reynders, qui fait partie avec le ministre néérlandais des pays les plus réticents, a lui, insisté sur le fait que "la mise en oeuvre du projet du G8 ne doit pas mettre en danger le rôle unique de l'IDA comme institution multilatérale de financement".
Les pays réticents exigent une répartition équitable du fardeau pour compenser les pertes financières provenant de l'effacement de cette dette.
La veille, le ministre britannique des finances Gordon Brown, dont le pays assure la présidence du G8 actuellement et qui tient beaucoup à ce projet, s'était montré optimiste.
Il tablait sur un accord à la Banque mondiale car selon lui, les éléments du compromis adopté par le FMI étaient "les mêmes" que ceux en discussion au sein de l'instance dirigeante de la Banque mondiale.
Thursday, September 08, 2005
Angela Yvonne Davis
Venue des bas-fonds du « Deep South », une nouvelle lueur illumine le Monde le 26 janvier 1944 : Angela Yvonne Davis. Elle deviendra flamme, embrasera une population entière, portant le combat sur tous les fronts, n’ayant qu’un seul but : Justice et Egalité pour tous, Liberté pour son peuple
Angela voit le jour à Birmingham en Alabama. Elle est confrontée dès son plus jeune âge au racisme et à l’oppression au sein de son quartier au surnom révélateur de « Dynamite Hill ». La ségrégation raciale est toujours en vigueur, c’est une période de troubles politiques majeurs. Ses parents, tous deux enseignants et activistes communistes, l’élèvent dans l’idée philosophique et politique de la contestation et la résistance. Elle participe déjà à 12 ans au boycott d’une compagnie de bus pratiquant la ségrégation.
Angela voit le jour à Birmingham en Alabama. Elle est confrontée dès son plus jeune âge au racisme et à l’oppression au sein de son quartier au surnom révélateur de « Dynamite Hill ». La ségrégation raciale est toujours en vigueur, c’est une période de troubles politiques majeurs. Ses parents, tous deux enseignants et activistes communistes, l’élèvent dans l’idée philosophique et politique de la contestation et la résistance. Elle participe déjà à 12 ans au boycott d’une compagnie de bus pratiquant la ségrégation.
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