Saturday, September 29, 2012

Les coups de griffes du samedi 29 septembre

Juste pour le plaisir, je reprends un extrait de l’éditorial de mon ami Patrick du mardi 25 septembre :
« Disons le tout net, voir certains membres du CST et du CT chercher à profiter de la situation d’insécurité dans le Sud pour se rendre intéressant est en soi déjà agaçant : il ne semble nullement effleurer leur esprit qu’ils pourraient être perçus par l’opinion publique comme étant l’une des causes du problème plutôt que comme un élément d’une possible solution. Mais l’outrecuidance, devient injure lorsque ces parlementaires ne trouvent rien de mieux à faire pour justifier leur utilité que de lancer une souscription auprès du public afin de collecter des fonds pour aider les populations du Sud. »
Et oui, le problème c’est qu’aucun de ces clowns désignés du CT et CST ne se mette une seule fois dans la tête qu’aucun Malgache ne les a élus là où ils sont. Ils ne sont que des parasites de la société comme tous les gens au pouvoir actuellement.

Clown parmi les clowns, par ses déclarations de la semaine dernière : le Président de la Commission Défense et Sécurité du CST, Alain Ramaroson (dit Alain la Menace pour sa manie de proférer des menaces à ceux qui sont contre ses idées lumineuses) qui propose la mise en place d’auto-défense villageoise. Il a tenu à préciser que les gens qui sont menacés par les dahalo le souhaitent vivement. On est en 2012 et dans notre pays, les idées qui fusent des brillants politiciens c’est : auto-défense, auto-justice, auto-décision, autonomie de chacun par rapport à l’État,… et automobiles 4x4 pour eux. En résumé : que la population se « démerde », le pouvoir illégitime, les membres désignés du CT, CST (payés grassement aux frais du peuple), les militaires, l’Armée, la Justice… ont autre chose à faire que de s’occuper d’eux !

En tout cas, l’auto-dérision ferait bien du bien à Alain la Menace, mais ce serait trop lui demander, car il se prend trop au sérieux.

À l’assemblée générale de l’ONU, quelques faits et gestes de Rajoelina, notre Altesse Sérénissime Vénérée par le Peuple Malgache suite à son Élection par 4 Officiers (prêts à tout pour 3 francs 6 sous) et quelques étrangers qui l’ont acheté. Bon si vous voulez abréger le titre de Son Altesse, vous pouvez dire aussi Le Clown en Chef !

Déclaration de Son Altesse Sérénissime, Clown en Chef, au sujet des élections : « Au nom des valeurs universelles, toute personne remplissant les conditions d’éligibilité dictées par la loi, a le droit d’exercer pleinement cette liberté. C’est un principe fondamental et tout État se doit de le respecter,…. ». Suis tout à fait d’accord mais il faudrait d’abord faire son procès à lui aussi et tout de suite. Il faut qu’il me prouve qu’il a les mains propres après tous ces morts en février et mars 2009. Que l’on amène à la barre Charles et ses potes pour témoigner, et là on va rigoler !

Suite des balivernes : « Seul le peuple malgache décidera souverainement qui le conduira dans son destin, et non l’influence d’un pays ou les pressions extérieures. Seul le peuple malgache choisira celui ou celle qui dirigera Madagascar ». Chiche. Parce que c’est le peuple malgache qui décide actuellement ? Cela fait bientôt 4 ans, oui 4 ans mesdames et messieurs, que ce jeune et sa clique nous prennent pour des demeurés qui ne savent pas ce qui se passe ?
Encore mieux : « Nul ne doit être au-dessus de la loi et il faut bannir la culture d’impunité ». Alors, qu’est ce qu’il attend pour faire le procès des événements de février et mars 2009, des trafics de bois de rose, des commissions de hélicoptères belges, des signatures de permis miniers, des Airbus d’AirMad avec du personnel Air France, de l’assassinat de magistrats et de militaires,… j’en passe et des meilleures ?

Sa prose sur l‘économie du pays vaut son pesant de cacahuètes : « Madagascar fait certes partie des pays les moins avancés, mais néanmoins, il fait partie des pays les moins endettés dans le monde, car son taux d’endettement s’élève seulement à 5% du PIB, par rapport à d’autres pays dont le taux atteint jusqu’à 238% du PIB ». Pour être gentil, on va dire que peut-être il est trop jeune pour avoir entendu parler des effacements successifs de dettes par le FMI, la Banque Mondiale, le Club de Paris… Si on a envie d’être méchant, on peut parier son salaire de l’année qu’il ne sait pas du tout en quoi consiste le rôle de la BM ou du FMI ; et le Club de Paris, ça doit être pour lui une boîte avec un DJ comme lui ! Mort de rire.

Idem, si vous avez envie de rigoler un peu par ces temps tristes, demandez-lui la signification du PIB. Je pense que l’on serait plié de rire !

La dernière qu’il a dit, sans rigoler une seule fois : « La meilleure façon de nous aider consisterait : à nous faire confiance, à respecter vos engagements et à nous laisser assumer nos responsabilités ». Rajeolina et sa clique assumeraient leur responsabilité ? En quoi, svp ? Responsabilités dans les magouilles en tous genres ? Dans le non droit total où se trouve le pays ? Dans l‘insécurité que le pays n’a jamais vécu même au pire moment de son histoire ?

Pour résumer, voilà ce qui arrive quand on ne comprend même pas la marche du monde et qu’on lit des textes écrits par d’autres mais dont on ne comprend pas le fondement ! Il fait honte au pays toute entier mais il s’en moque comme de sa première platine, du moment que lui et ses acolytes puissent profiter du pouvoir pour leurs propres intérêts. Amen.

Lors de l’assemblée générale de la Compagnie Air Madagascar, les dirigeants ont bien confirmé la difficulté extrême dans laquelle celle-ci se trouve. Tout cela malgré l’idée géniale (qui permet de toucher beaucoup de commissions) de louer des Airbus avec équipages d’Air France (on connaît le coût très bas des équipages français, Lol). Il paraît que le PCA (pour toucher les jetons) de la compagnie, c’est le ministre du Budget lui-même (quel mélange des genres pour un expert comptable !), expert comptable de formation ! Mais là, Rajoelina ne parle pas d’assumer ses responsabilités. Non, c’est la faute à pas de chance !

Un atelier sur « l’amélioration de l’environnement des affaires » a été organisé au pays avec comme modèle Singapour. Vous ne rêvez pas, oui Singapour ! C’est vrai qu’à Singapour (que le Tonton connaît un peu pour avoir travaillé dans le coin), la prise de pouvoir se fait par coup d’État, les dirigeants du pays touchent des commissions sur les achats d’avions de Singapore Airlines ou Jet Star (et que le ministre du Budget est PCA de la Singapore Airlines !), les membres du Parlement sont désignés, les militaires ou les policiers sont mêlés à des actes de banditisme…

Cet atelier a été organisé par la Douane, la société Gasynet et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) à l’hôtel Ibis. Comme quoi, quand l’argent est jeté par la fenêtre, ce n’est pas perdu pour tout le monde !
Lu dans MT, lundi 24 septembre 2012
« Réserve naturelle de l’Isalo (RN7)
Des Chinois surpris en infraction
Selon des sources convergentes, des ressortissants chinois qui ne parlent ni le malgache, ni le français, ni l’anglais, ont été surpris avec leur interprète par les gardes forestiers en flagrant délit de sondage dans la réserve naturelle de l’Isalo. Apparemment ces Chinois n’étaient pas en mesure de présenter aucune autorisation ni un quelconque document officiel quant à leur mission de sondage ou d’exploration… »
À part ça, Rajoelina ose demander à la tribune de l’ONU que l’on fasse confiance en lui et en sa clique pour conduire les élections. En malgache, on dirait « maniraka amalona matsaka ». Littéralement : envoyer une anguille chercher de l’eau (en espérant qu’elle revienne, ce qui est une utopie). Bande de comiques !

La déclaration tonitruante de mon neveu, le général (2 étoiles qui ne brillent pas) Ravalomanana : « Arrêtez de dénigrer et de critiquer les forces de l’ordre ». C’est vrai quoi ! Les pauvres, ils n’y sont pour rien si le pays se trouve sous la terreur des bandits. Ils se sont mobilisés à mort pour des manifestations d’opposants et ont même embarqué et mis en taule un pauvre mec avec un mégaphone. Ils ne peuvent pas en plus arrêter des bandits ! Et quoi encore ? Le général passe son temps à faire des déclarations à la presse, à la TV, à obéir sans discernement aux politiques au pouvoir, il ne peut pas en plus diriger la troupe pour contrer les bandits et assurer la sécurité des biens et des personnes. Je vous avais dit que c’était le comique de la famille...
Suite de l’article lu sur MT :
« Richard Ravalomanana a saisi cette occasion pour mettre le public en garde contre une éventuelle démission des forces de l’ordre face à leur devoir en raison des critiques interminables dont elles sont victimes ces derniers temps. Il appelle à ce que les détracteurs des forces de l’ordre arrêtent de véhiculer dans la presse leurs critiques car les conséquences pourraient être inimaginables si jamais les forces de l’ordre décident d’entamer une grève comme le font d’autres fonctionnaires. Au lieu de critiques et dénigrements, ces forces de l’ordre méritent plutôt des encouragements. »
Lui qui se vante d’avoir eu les mêmes formations que ceux qui sont sortis de St Cyr ou de West Point ! Je n’ai jamais vu un général menacer de faire grève parce que l’on critique son inefficacité et ses bêtises. Bande de comiques !
Le SEFAFI souligne l’effet néfaste des prises de pouvoir avec l’aide de l’armée. Lu dans MT :
« l’armée a pris goût au pouvoir, depuis lors, jusqu’à devenir un acteur politique d’envergure. (...) Cette armée a joué un rôle significatif, voire décisif, dans chacune des crises politiques qui ont secoué le pays depuis 1972. (...) Il convient de rappeler enfin qu’une armée républicaine est la gardienne des institutions de la République, et non pas celle de gouvernants peu respectueux des valeurs républicaines. »
Balivernes du SEFAFI ! Rajoelina n’a jamais été condamné et donc, il est le seul à pouvoir se présenter aux élections. Vous allez me dire, pour être condamné, il faut avoir été jugé !
Et puis les militaires hauts gradés, s’ils ne font pas un peu de politique, comme ils vont faire pour magouiller et trafiquer impunément ? Comment un général pourrait-il faire valoir son droit de danse, de cuissage avec toutes les femmes du pays et même avec les les zébues et lémuriennes ? Mdr.
De toute façon, j’ai écrit il y a longtemps déjà (dès 2009) que Rajoelina est coincé pour la vie : soit il se fait élire (par la fraude et la violence s’il le faut) et il ne peut être condamné (mais c’est quand même limité dans le temps), soit il n’est pas élu et lui et sa clique passeront, tôt ou tard, par les cases Tribunal et prison. La troisième solution serait l’exil, mais cela coûte très très cher. On verra bien, mais je ne vois pas d’autres scénarii pour lui. Voilà ce qui arrive quand on est ignorant et qu’on se laisse pousser à faire de choses qui dépassent ses propres capacités intellectuelles.

L’Association professionnelle des banques (APB) s’inquiète vraiment de l’aggravation de l’insécurité à Madagascar. Elle interpelle les autorités sur ce sujet. Comme quoi, c’était bien beau pour certains étrangers de financer un coup d’État, mais il fallait être mauvais pour ne pas en prévoir les conséquences à moyen terme ! Certains sèment le vent, tout le monde récolte la tempête !
L’APB a dit que sur les sept braquages qui se sont produits ces dernières années, les enquêtes n’ont donné aucun résultat. Le général Ravalomanana a un argument béton : les bandits ne portaient pas de mégaphone et ne menaçaient pas la sûreté de l’État. Lol

Pendant ce temps, Ravalomanana, l’autre hurluberlu, fait tout pour essayer de revenir au pays et participer de nouveau à la vie politique. Revenir au pays, je suis pour, mais refaire de la politique pour quoi faire ? Pour attendre un nouveau coup d’État et plonger encore plus le pays dans les ténèbres ?
J’ai déjà écrit que l’équation est simple : le pays peut être à feu et à sang, Ravalomanana veut sa revanche sur Rajoelina, et Rajoelina fera tout pour que Ravalomanana ne puisse pas prendre sa revanche. Pendant ce temps, le pays est livré aux militaires vendus, aux étrangers profiteurs, aux bandits sans scrupules et à tous les charognards prêts à dépecer un pays et un peuple mourants ! Bande de génocidaires !

Moi je continue à penser que ces deux là devraient renoncer à tout mandat politique, volontairement et le temps d’une législature , et la situation devrait se calmer rapidement. Ils rendraient, au moins une fois dans leur vie, service à leur pays. Amen.

Si les deux aimaient vraiment leur pays, celui-ci n’en serait pas là. Ils croient aimer le pays mais en fait, chacun d’eux s’aime lui même, terriblement, et maladivement. Les Malgaches peuvent crever un à un jusqu’au dernier, ils n’en ont rien à foutre, comme de leur premier ariary gagné illicitement. Ce qui est étonnant, c’est que vous avez encore des inconditionnels de ces deux lascars ! Comme quoi le phénomène des gourous n’est pas à négliger.

N’ayez crainte, ces coups de griffes ne sont en fait qu’un petit coup de papattes, venant d’un vieux tonton qui aime son pays et qui est bien triste de le voir dans cet état comateux. Mes seules armes, c’est l’irrévérence et une ironie trempée d’un peu d’humour, en espérant que cela réveille un peu notre sens critique et que l’on arrête d’idolâtrer n’importe quel hurluberlu qui se prendrait pour le Messie (pas Lionel, l’autre barbu).

Qu’il soit amiral d’eau douce, chirurgien en retraite, ancien laitier ou DJ.

Un peu de dignité, que diable ! Et indignez-vous !

Malgré cette situation lamentable qui dure, je vous souhaite à toutes et à tous un très bon week-end.
Tonton Georges

samedi 29 septembre 2012, par Georges Rabehevitra

Madagascar-Tribune.com | Les coups de griffes du samedi 29 septembre

Tuesday, April 03, 2012

Tough times at Madagascar's sapphire mines

ILAKAKA, Madagascar — At 7:00 am, it's already getting hot in Ilakaka's dusty market, where a woman empties a plastic vitamin bottle that is filled not with pills, but with dozens of tiny sapphires.
These stones once supplied half the global sapphire market, but political upheaval and a lack of investment have brought tough times to the world's largest known reserve.

In 1998, a seam of high-quality sapphires was found in the Ilakaka river valley, about 700 kilometres (430 miles) south of from the capital Antananarivo.

People from across the country rushed to search for the stones, inflating the population from a few dozen to about 50,000.

"People come here because it is easy to gain money, business is easy, not like in Tana," said 24-year-old Celine, using the capital's nickname.

"In Ilakaka, there are poor who get rich and rich who get poor," said the mother of two children, aged nine and seven.

The gems are mostly shipped to Sri Lanka and Thailand for cutting and polishing, a situation the government hoped to change in 2008 by banning exports of rough stones in hopes of creating local polishing centres with better jobs.

The timing couldn't have been worse. The global financial crisis zapped demand and destroyed confidence in new investments in risky countries.

Months later, the capital's mayor Andry Rajoelina ousted the elected president Marc Ravalomanana, after weeks of sometimes deadly protests, scaring off even the bravest investors.

The export ban was lifted in 2010, but mining still hasn't full picked up. The easiest to reach stones have long since been sold. Miners now must dig many metres to find sapphires, making the work more expensive and more dangerous.

"With the global meltdown a few years back, people stopped buying rough as they needed to spend money on necessities rather than luxuries," said Brian Norton, a gems dealer in South Africa.

"With this happening money was not getting back to mines and miners stopped mining or could not afford to mine, and started subsistence farming instead to provide for the family," he said.

"With the slow recovery of the markets, gem rough was sought after again but many miners had stopped and with fewer miners and more expensive mining, gem rough became scarce and prices started to soar again."

On the outskirts of Ilakaka, the fields are full of deep, unmarked, abandoned pits where miners once searched for sapphire.

Those who have returned to the mines take their rocks to the river, where men work in pairs to wash them in large rectangular sieves. Women use conical metal sieves to try to catch any sapphires that might have fallen in the water.

In one wide pit, about 30 miners carved stairs from the earth so they reach deeper into the gaping hole.
"When they work for themselves, people don't always dig stairs, and the ground erodes on them," said Muhamed Kone, a Guinean who shows the sapphire mines to tourists for of Colorline, a tourism organiser and gems showroom.

"It's a lottery! Sometimes people work for days and don't find anything, but they work for themselves," said Kone.

Most people in Ilakaka live in wooden huts without running water or proper sanitation. The town has one paved road and very few concrete buildings, but many cars by Madagascar's standards.
The vast Indian Ocean island is one of the poorest countries in the world, with 81.3 percent of the population living on less than $1.25 a day, according to the World Bank.

The economy has only gotten worse since the coup, but even in tough times, the sparkle of the sapphire mines has faded.

Celine left school 10 years ago and came to Ilakaka at the peak of the boom, travelling 230 kilometres from her hometown of Ambalavao in search of her parents, who had abandoned her in order to go search for sapphires.

She worked in the mine, washed sapphires, and became a maid. Eight months after arriving, she found her parents working in a mine, but making little money.

Now she works with a Sri Lankan who gives her rice that Celine prepares for the miners for free, so that they would share their winnings with her, and then sell the sapphire to her employers.

Showing off 10 sapphires her mother found the day before, she said she could earn a little less than one dollar each for them. Once the stone is cut and polished, even a tiny .25 carat sapphire could fetch many times that.

High-quality finished stones can sell for more than $1,000 a carat.

To make ends meet, she still has to work as a waitress, has started a show at the local radio station, and is studying to finally get her high school diploma.

"I used to work in the mine too, but it was hard and tiring," she said. "And I wouldn't find sapphires too often."


By Andreea Campeanu (AFP)

AFP: Tough times at Madagascar's sapphire mines

Tuesday, March 27, 2012

Miracle ou prise de conscience ?

Il s’en est fallu de peu. Les Sénégalais se félicitent de leur transition démocratique. Quasiment le monde entier acclame une longue tradition nationale qui a permis sans heurts l’élection d’un opposant et beaucoup saluent l’élégance d’Abdoulaye Wade qui a su rapidement concéder une défaite et appeler son vainqueur pour le féliciter.

Force est de constater que lorsqu’il s’agit d’Afrique, la capacité d’amnésie et la superficialité d’analyse des grands médias internationaux sont phénoménales. À moins que tout le monde ne se contente du happy end et fasse mine d’oublier que le Sénégal paraissait promis à se retrouver à feu et à sang.

Manipulations textuelles

S’appuyant sur l’article 104 de la Constitution, l’opposition entendait empêcher une troisième candidature d’Abdoulaye Wade. Selon l’alinéa 2 de cet article, la limitation du mandat s’appliquerait au président en exercice. Mais l’alinéa 1 précise que la durée du mandat ne s’applique pas au Président en exercice. Cette curieuse bataille d’interprétation a été remportée par le sortant devant un Conseil constitutionnel qu’il avait largement contribué à nommer. Décidément, il n’y a pas que la Feuille de route qui déroute...

Abdoulaye Wade n’en était pas à sa première figure acrobatique avec la Constitution. Auparavant, il avait raccourci la durée du mandat présidentiel de 7 ans à 5 ans, avant de le rallonger à nouveau à 7 ans. Tout cela permettait à un homme de 86 ans de se présenter à nouveau à un mandat de 7 ans, après avoir été au pouvoir pendant 12 ans. Une autre tentative de modification de la Constitution était l’idée d’organiser l’élection présidentielle autour d’un « ticket présidentiel » à l’américaine, composé d’un président et d’un vice-président. Son fils Karim Wade aurait pu bénéficier de ce confortable marche-pieds pour accéder en sa compagnie au pouvoir, avec un minimum de 25% des suffrages exprimés au premier tour. La manipulation était cependant un peu trop grosse : des émeutes ont éclaté à Dakar, le mouvement du M23 naissait et Wade a fini par renoncer le projet.

Élections à la va comme je te pousse

Les protestations contre la candidature de Wade ont fait une dizaine de morts. La CEDEAO était obligée de s’en mêler. L’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef des observateurs de l’Union africaine proposait juste avant le premier tour de scrutin « d’échapper au chaos » en limitant à deux ans le mandat du président sortant s’il était réélu. Le compromis était rejeté à la fois par le camp de M. Wade et par l’opposition qui exigeait un nouveau scrutin sans lui.

Inutile de dire que la campagne électorale n’eut rien d’un chemin pavé de roses ; aussi bien pouvoir qu’opposition ont eu recours à des procédés assez peu républicains. Si Wade marchandait le soutien des chefs de confréries religieuses, le chanteur Youssou N’Dour (candidat malheureux à la candidature), pratiquait carrément l’achat de conscience en annonçant qu’en cas de victoire de Macky Sall, il organiserait un concert où le ticket d’entrée gratuite serait constitué par un bulletin de vote pour Wade inutilisé. La voie des contestations post-électorales était largement ouverte...

Et pourtant, la crise s’éteignit... Les hommes politiques semblèrent brutalement se souvenir que, plus que jamais en temps de crise, ils se doivent de modérer les passions, ne pas alimenter les conflits et permettre la tenue d’un débat sain et respectueux. L’exemple de la Côte d’Ivoire et du Mali [1] semble être passé par là.

Bien entendu, pour nous autre Malgaches, toute ressemblance avec des personnes ou des faits existants ou ayant existé ne saurait être que fortuite... ou devrais-je plutôt dire que cette analyse est une fiction basée, hélas, sur des faits et des personnages réels ?

Notes

[1] Comble de l’ironie, Amadou Toumani Touré faisait partie de l’équipe de médiation au Sénégal.

par Patrick A.

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Sunday, November 27, 2011

Exilés d'Afrique du sud : Tojo Ravalomanana et Guy Rivo attendus demain à Ivato

Ils prendront le vol « Air Links », à partir de l'Afrique du sud pour atterrir à Ivato demain vers 14h10.

Trois jours après le retour de l'amiral, Tojo Ravalomanana, son épouse et leur enfant ainsi que Guy Rivo Andrianarisoa seront également de retour au pays. Selon des sources auprès des autorités compétentes, ils prendront le vol « Air Links », à partir de l'Afrique du sud pour atterrir à Ivato demain vers 14h10. Deux ans et huit mois après leur départ précipité de la Grande île, le fils cadet du fondateur de l'empire Tiko retrouvera son pays natal.

Ancien président. La question qui se pose où est-ce qu'il va descendre? A la résidence de ses parents à Faravohitra ou à Antsirabe où il a élu domicile. Qui rappelons-le a fait l'objet d'une perquisition en mars 2009. Des fouilles qui sont restées infructueuses. Quant à Guy Rivo, son domicile à Nanisana a été incendié le 3 mars 2001. Alors qu'il occupait à cette époque, le poste de Président de la Délégation Spéciale de la commune urbaine d'Antananarivo. Cet ancien conseiller politique en 2002 de l'ancien ambassadeur de Madagascar à Paris, Jean-Pierre Andriamihaingo, a pris également le large lorsque les partisans de Andry Rajoelina commencèrent à le traquer. A l'instar de l'ancien président, il s'est exilé aussi dans le pays de Nelson Mandela.

Quid de Marc Ravalomanana. Quant au retour de Marc Ravalomanana, selon toujours nos sources, il se prépare. Un retour tant revendiqué par ses partisans. Or récemment, le ministre de la Justice, Razanamahasoa Christine a déclaré que « la feuille de route n'interdit pas le retour de Marc Ravalomanana mais la même feuille de route prévoit l'indépendance de la justice malgache chargée d'étudier son dossier. Force est ainsi de constater que madame le ministre s'oppose au retour de l'ancien président. Même si l'article 20 de la feuille de route prévoit un retour sans condition des exilés politiques, y compris Marc Ravalomanana.

Dominique R.

Midi Madagasikara en ligne

Friday, November 25, 2011

Retour de Ratsiraka : Désaccord entre Rajoelina et Beriziky

Selon Tantely Andrianarivo, « on avait dû surmonter des obstacles dans la concrétisation du retour de l’amiral ».
Arrivée. Le retour de « Deba » ne semble pas faire l’unanimité, au sein de la classe dirigeante. En effet d’après Tantely Andrianarivo, il y a eu désaccord entre le Premier ministre Omer Beriziky et le président de la HAT Andry Rajoelina. L’ancien Premier ministre de confier qu’« on avait dû surmonter des obstacles dans la concrétisation du retour de l’amiral au pays natal. Et ceci s’est passé, hier (lire mercredi) », a-t-il déploré. C’est-à-dire, 24 h avant l’arrivée de Deba. Tantely Andrianarivo de mentionner aussi que « la position du régime transitoire n’est pas claire ».

Amiral. Il a pris l’exemple de l’un des collaborateurs de la Présidence, en déplacement à l’étranger, qui a rencontré des autorités françaises. Et ce, pour s’enquérir sur le cas de Deba qui voudrait rentrer au pays. Toujours d’après Tantely Andrianarivo, un autre membre du nouveau gouvernement a demandé également l’avis des autorités françaises concernant ce retour de l’amiral dans la Grande Ile. Visiblement, l’ancien locataire de Mahazoarivo n’a pas caché sa déception face aux attitudes des dirigeants du pays. D’ailleurs, aucun membre du protocole de la Présidence ni des membres de la HAT n’a fait le déplacement (lire article par ailleurs).

Rencontre avec Beriziky. De son côté, Moïse Rakotosihanaka a annoncé que le Premier ministre Omer Beriziky viendra accueillir l’ancien président. Ce qui n’était pas le cas à Ivato. Le PM a plutôt attendu l’amiral à l’hôtel Carlton où ce dernier a jeté l’ancre. Par ailleurs, les militaires auraient déconseillé à Beriziky de se rendre à Ivato finalement, il s’est rendu au Carlton où les deux personnalités se sont rencontrées. Un entretien qui n’a duré que 15 minutes, de 18h30 à 18h45. Et qui s’est passé à huis clos. Est-ce un préambule et qu’il y aurait d’autres rencontres ? Ou l’amiral a-t-il préféré écourter l’entrevue pour se reposer après plusieurs heures de vol ? Mais également avec les différentes haltes qu’il s’est imposées pour rencontrer la population tananarivienne.

Dominique R.

Retour de Ratsiraka : Désaccord entre Rajoelina et Beriziky

Thursday, November 17, 2011

Composition du gouvernement : Beriziky tient tête à Rajoelina

Le coup de sifflet final devrait être donné aujourd'hui. Soit Andry Rajoelina lâche du lest, soit Omer Beriziky pousse au boycott les mouvances d'opposition.

Le tête-à-tête entre le Premier ministre de consensus Omer Beriziky et le président Andry Rajoelina s'est poursuivi hier au Palais d'Etat d'Iavoloha. Les deux chefs de l'Exécutif n'ont qu'aujourd'hui pour sortir le nouveau gouvernement. Or, le gros du problème reste non résolu. Ambohitsorohitra voudrait à tout prix reconduire quelques ministres démissionnaires du gouvernement Vital, alors que Mahazoarivo roule pour une équipe équilibrée tant sur le plan nombre que sur la nature des ministères. Selon nos sources, le président Andry Rajoelina voudrait maintenir le ministre des Finances et du Budget Hery Rajaonarimampianina, celui des Mines et des Hydrocarbures, Mamy Ratovomalala et de la Justice Christine Razanamahasoa. Alors que les deux premiers ministères sont demandés par la mouvance Zafy qui a proposé Omer Beriziky comme PM de consensus, et le ministère de la Justice par la mouvance Ravalomanana à travers l'ancien président du SMM (Syndicat des Magistrats de Madagascar) Désiré Randrianarivelo.

Négociation. Nos sources ont par ailleurs permis de savoir que le locataire d'Ambohitsorohitra aurait accepté de lâcher le ministère de la Décentralisation et celui de la Communication. Du côté de Mahazoarivo, le Premier ministre Omer Beriziky essaierait de tenir tête au président Andry Rajoelina qui tente d'imposer trois ministres pour le compte d'un seul parti (TGV) qui n'a même pas affronté des élections. De quel droit le seul TGV peut-il réclamer trois ministères alors qu'il y a des groupements de partis politiques qui n'auraient qu'un seul et unique représentant au sein du futur gouvernement ? Le PM Omer Beriziky tenterait de combattre cette injustice, la Feuille de route recommandant d'ailleurs une allocation juste et équitable des portefeuilles ministériels. Avec les Mouvances d'opposition qui ont proposé 17 noms avec la précision des ministères demandés, le locataire de Mahazoarivo essaie de négocier la permutation de certains ministères revendiqués. Omer Beriziky aurait, par exemple, demandé à la mouvance Ravalomanana de lâcher le ministère du Commerce auquel elle a proposé le maire d'Antsirabe Olga Ramalason en contrepartie de celui de l'Elevage. Avec cette négociation parmi tant d'autres, on s'achemine vers la reconduction de la ministre Eva Razafimandimby au détriment de Bary Rafatrolaza, ministre de l'Elevage démissionnaire.

Aujourd'hui ou jamais? En tout cas, nous sommes aujourd'hui le 17 novembre, date butoir indiquée pour la présentation du nouveau gouvernement. Le président Andry Rajoelina a d'ailleurs déclaré que ce nouveau gouvernement devait être formé avant cette date. Or, à l'allure où vont les choses, rien n'assure que le calendrier défini par le cadre de mise en oeuvre de la Feuille de route sera respecté. Le Premier ministre Omer Beriziky rassure les mouvances d'opposition sur l'aboutissement du processus sans donner des informations sur son avancement et livrer des observations sur les listes que ces mouvances ont proposées aux postes ministériels qu'elles ont spécifiés. Pour bon nombre d'observateurs, c'est aujourd'hui ou jamais la naissance du gouvernement d'union nationale. Et si ce n'est pas aujourd'hui, est-ce qu’il y aura forcément le clash ? Une autre partie de l'opinion affirme : « Hors de Marius Fransman, point de salut ». C'est-à-dire que l'intervention directe du vice-ministre sud-africain Marius Fransman serait la seule solution pour débloquer la situation. En tout cas, tous les regards sont aujourd'hui braqués sur Iavoloha où la nouvelle équipe gouvernementale devrait être officiellement présentée devant le corps constitué.

RAJAOFERA Eugène

Midi Madagasikara en ligne

Sunday, November 06, 2011

Marc Ravalomanana accuse Zafy Albert de trahison

Marc Ravalomanana est intervenu ce vendredi 4 novembre par téléphone au siège du parti TIM à Antsakaviro. L’ancien chef d’État a dénoncé le changement d’avis du Prof Zafy qui a pris une décision unilatérale en choisissant, sans avoir préalablement pris le soin de le consulter, Omer Beriziky comme candidat au poste de Premier ministre. Étant le seul présent au pays parmi les chefs de file de mouvance, et donc en étant leur représentant dans le pays, fait-il comprendre, Zafy Albert aurait du demander l’avis de ceux-ci, avant qu’il ne propose Omer Beriziky au poste de Premier ministre de consensus. En somme Marc Ravalomanana accuse Zafy Albert de l’avoir trahi ; qui plus est, ajoute-t-il, ce dernier se terre dans un mutisme suspect ou incompréhensible car il est injoignable au téléphone depuis le 28 octobre, date de la nomination de Jean Omer Beriziky comme Premier ministre.

Marc Ravalomanana a en outre déclaré ce vendredi 4 novembre, se retirer du processus de la Feuille de route malgré la signature du 17 septembre dernier au Paon d’Or. La raison de cette défaillance, déclare-t-il, est que la nomination d’Omer Beriziky au poste de Premier ministre n’est pas consensuelle, en plus du fait qu’Omer Beriziky appartient à la plateforme qui soutient Andry Rajoelina, sachant qu’il est membre influent du Leader Fanilo. Le chef de file de la mouvance Ravalomanana laisse cependant croire qu’il pourrait réintégrer le processus si Omer Beriziky met en application le paragraphe 20 de la feuille de route qui stipule le retour au pays des exilés politiques, y compris sa personne ; c’est ce que le Premier ministre de consensus doit faire pour prouver qu’il l’est véritablement et qu’il n’a comme chef que la Feuille de route. Dans le cas contraire donc, Omer Beriziky ne peut pas être le Premier ministre de consensus selon Marc Ravalomanana. Aussi, à son avis, aucune des formations ou groupements qui composent la mouvance Ravalomanana ne doit faire des propositions de liste pour aucune des institutions de cette transition. Gare donc aux membres du TIM, du Teza et autres qui s’aventureraient à adhérer au processus !

Recueilli par Valis


Marc Ravalomanana accuse Zafy Albert de trahison

Marc Ravalomanana ordonne à sa mouvance de boycotter les consultations

La décision prise par Mamy Rakotoarivelo à l'issue de la nomination de Omer Beriziky est confirmée. La mouvance Ravalomanana quitte le processus.

L'attente est terminée. Intervenant par téléphone hier depuis Sandton (Afrique du Sud), l'ancien président Marc Ravalomanana a clarifié la position de sa mouvance vis-à-vis de la nomination d'Omer Beriziky comme « Premier ministre de consensus ». « Je ne peux pas accepter Omer Beriziky car la procédure de sa nomination n'a pas respecté la feuille de route. J'ordonne ainsi à ma mouvance de boycotter les consultations en cours à Mahazoarivo », a-t-il déclaré. L'exilé d'Afrique du Sud d'expliquer: « Primo, la feuille de route stipule noir sur blanc que le Premier ministre de consensus ne doit pas être issu de la plate-forme soutenant le président de la transition. Or, on sait que Omer Beriziky est le 3e secrétaire général du parti Leader-Fanilo, parti politique membre de la plate-forme UDR-C, une plate-forme soutenant de notoriété publique Andry Rajoelina. C'est une première violation flagrante de la feuille de route. Secundo, les chefs de file des mouvances n'ont pas été consultés sur la nomination de Omer Beriziky. C'est pour dire que ce dernier n'est pas consensuel. »

Article 20. Force est cependant de constater que le boycott de la mouvance Ravalomanana n'est pas définitif. L'ancien président a soumis hier le retour de sa mouvance dans le processus à trois conditions : l'application à la lettre de l'article 20 de la feuille de route qui préconise son retour au pays sans conditions, l'adoption des différentes mesures d'apaisement dont la libération de tous les détenus politiques et le respect de la liberté d'expression. Parlant de son retour au pays, Marc Ravalomanana d'estimer: « Ce n'est pas logique que les chefs de file qui décident ne soient pas présents au pays. » Sur l'adoption des mesures d'apaisement qu'il juge nécessaires avant toute chose, l'ancien président de se référer à ce qui s'est passé en Afrique du Sud en 1994 : « En Afrique du Sud en 1994, on avait libéré tous les détenus politiques dont le charismatique Nelson Mandela avant la mise en place du gouvernement d'union nationale. C'est pareil dans les autres pays africains qui ont connu les mêmes problèmes. » L'exilé d'Afrique du Sud de mettre Omer Beriziky devant un défi: « Si Omer Beriziky n'a que la feuille de route comme son chef, qu'il exécute ce que préconise l'article 20 de cette feuille de route ! ».

GIC. Quelle mesure allez-vous adopter si Omer Beriziky continue à former son gouvernement sans la mouvance Ravalomanana ? Répondant à cette question, Marc Ravalomanana de lancer un défi : « Qu'il poursuive ce qu'il veut faire. Il verra que la mouvance Ravalomanana a sa force dans l'échiquier politique national. » Visiblement confiant, l'ancien président a dit ses mots vu la présence des diplomates à Mahazoarivo lors de la passation de pouvoir entre le gal Camille Vital et son successeur Omer Beriziky: « La présence de ces diplomates à Mahazoarivo ne signifie rien. On les a invités et ils ont honoré l'invitation. Ce qu'il faut savoir c'est que ces diplomates ne peuvent pas représenter le GIC (Groupe International de Contact). Par ailleurs, je vous révèle qu'après la nomination de Omer Beriziky, l'Union européenne m'a téléphoné en exprimant sa déception sur la nomination de Omer Beriziky. » En tout cas, la mouvance Ravalomanana quitte le processus. La balle se trouve désormais dans le camp de Omer Beriziky qui a terminé hier ses consultations et de Andry Rajoelina. Ces derniers vont-ils continuer le chemin sans Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka?

Recueillis par RAJAOFERA Eugène

Thursday, October 13, 2011

Mission militaire de la SADC : 1 général et 14 officiers pour appuyer la mise en œuvre de la feuille de route

Conduite par le Général sud-africain Mduduzi, la délégation du comité de Défense et de Sécurité de la Troïka débarque avec 14 autres officiers et 5 diplomates.

Les membres de la mission militaire de la Troïka se trouvent dans nos murs depuis hier après-midi. Composé de 15 officiers et de 5 diplomates, la délégation est conduite par le Général de Division Nyembe Jeremiah Mduduzi. Les officiers membres de la délégation qui séjourne à Madagascar pendant 5 jours étaient tous en tenue civile hier à leur arrivée à l’aéroport international d’Ivato. « Nous sommes venus pour discuter avec les chefs militaires de Madagascar dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route. », a expliqué le Gal Nyembe Jeremiah Mduduzi. Interrogé si cette mission militaire de la Troïka s’inscrit dans le cadre de la préparation du retour au pays de Marc Ravalomanana, cet officier général sud-africain de répondre : « Pas du tout ».

Accueil froid. Un accueil froid a été réservé hier à cette délégation militaire de la Troïka. Les membres de la délégation ont eu droit au salon d’honneur et à un motard, certes, mais aucun membre du gouvernement ni une haute personnalité du régime en place n’a été aperçu hier à Ivato pour accueillir la délégation. Contrairement à celui que le gouvernement de la HAT a toujours réservé aux émissaires de la médiation de la SADC. La ministre des Affaires Etrangères de la HAT, Yvette Sylla, a toujours pris la peine de faire le déplacement à Ivato quand il s’agit d’accueillir le Dr Leonardo Simao. Par ailleurs, force a été de constater qu’aucun officier des forces armées malagasy ni un haut responsable du ministère des Forces Armées n’a été aperçu hier à l’aéroport international d’Ivato. Alors qu’il a été annoncé depuis quelques jours que cette délégation militaire de la Troïka aura pour principale mission de rencontrer les chefs militaires de la HAT.

Option militaire. Les polémiques font rage depuis quelques jours sur la vraie mission de cette délégation militaire de la Troïka. Face aux fortes rumeurs sur l’éventualité d’une intervention militaire de la SADC à Madagascar, la HAT a sorti avant-hier un communiqué rassurant l’opinion sur cette hypothèse. Mais, la composition de la délégation relance les polémiques. Pour certains, une délégation de 15 officiers et de 5 diplomates n’est pas pour une légère mission. A rappeler qu’en février 2009, le chef de la Brigade En Alerte (BEA) de la SADC, Matthendele Moses Dlamini, a annoncé à Luanda que ses troupes étaient prêtes à intervenir à Madagascar. Stationnée dans la base militaire de Cabo Ledo, dans la province de Bengo (Ouganda), cette Brigade régionale est composée des éléments de Forces Armées et de la Police des pays membres de la SADC. Lors de sa mission à Madagascar, le vice-ministre sud-africain, Marius Fransman, aurait envisagé une option militaire faute de signature de la feuille de route. En tout cas, la mission militaire de la Troïka débute ses travaux dès aujourd’hui. C’est également aujourd’hui que la mission politique de la Troïka conduite par le vice-ministre sud-africain Marius Fransman débarque à Tana.

RAJAOFERA Eugène


Mission militaire de la SADC : 1 général et 14 officiers pour appuyer la mise en œuvre de la feuille de route

Tuesday, October 04, 2011

Feuille de route : La Troïka pose des conditions pour revenir à Madagascar

Le retour à Madagascar de la Troïka serait conditionné à l’éclaircissement de certains points.

On en parle depuis hier au niveau des Chancelleries, mais on n’arrive pas jusqu’à présent à en avoir la copie. En effet, une lettre aurait été envoyée par la Troïka au gouvernement de Camille Vital. Dans cette lettre, l’organe en charge de politique, de défense et de sécurité de la SADC, qui vient de tenir sa réunion à Pretoria (Afrique du Sud), poserait les conditions de son retour à Madagascar. Autrement dit, la Troïka ne voudrait plus perdre son temps à discuter avec des gens qui n’ont pas la réelle volonté de mettre fin à la crise qui lamine la Grande Ile depuis trois ans. Une source hautement diplomatique a permis, hier, de savoir que les conditions posées par la Troïka porteraient sur la réelle volonté des uns et des autres à respecter scrupuleusement les dispositions de la feuille de route.

24 heures après. Si le communiqué de la Troïka publié à l’issue de la réunion de Pretoria de dimanche dernier signale l’urgence d’une mission à Madagascar, notre source a permis de savoir que le retour à Madagascar de Tomaz Salomao et de Fransman Marius ne serait pas pour cette semaine. La résolution prise hier à Ambohitsorohitra par le G-10, la mouvance Zafy et le Pacte Républicain sur le nombre des membres du Parlement (voir article par ailleurs) constitue certainement une circonstance aggravante. Bien que présent aux réunions, le groupement des Forces Centristes n’aurait pas cautionné la résolution. La Troïka a recommandé aux politiciens malgaches de cesser tout unilatéralisme dans la mise en œuvre de la feuille de route. 24 heures après, certaines entités politiques signataires de la feuille de route ont commis une bourde qui éloigne la Grande Ile de la reconnaissance internationale.

Vieux loups. Andry Rajoelina déçoit de nouveau. La lueur d’espoir que les citoyens de bonne volonté avaient après le discours tenu par le locataire d’Ambohitsorohitra à la tribune des Nations unies, commence à s’évanouir. Andry Rajoelina a de nouveau accepté d’être pris en otage par les vieux loups du Groupe des 10. Hier à Ambohitsorohitra, Marson Evariste de l’UDR-C et Yves Aimé Rakotoarison du GMMR auraient tapé sur la table pour convaincre le président de la transition à faire du forcing pour la mise en place des différentes Institutions de la transition. Et ce, malgré la mise en garde de la Troïka. Pour le G-10, il n’est pas question de recomposer l’actuel gouvernement. Dans la résolution d’hier, on utilise les termes « garder les acquis » et « élargissement ». Les autres entités ne feront ainsi qu’intégrer les Institutions sans que ceux qui y sont déjà n’en sortent pas.

RAJAOFERA Eugène


Monday, September 19, 2011

Premières réactions internationales

Mission de la Troïka de la SADC : « La mission de la troïka souhaite rendre un hommage particulier à tous les dirigeants et les groupes politiques qui ont participé à la négociation et ensuite à la signature de la feuille de route. Ils ont placé l’intérêt du peuple malgache et de la Nation au dessus de leurs propres intérêts. Ils ont manifesté un engagement à donner une chance à la paix et à travailler assidûment sur le chemin de la réconciliation vers la paix, la sécurité et la stabilité de leur nation. Notre espoir et notre attente est qu’après la signature de la feuille de route, le peuple malgache et ses dirigeants vont travailler ensemble pour reconstruire leur pays par la mise en œuvre de la feuille de route pour un retour du pays vers la normalité constitutionnelle à travers des élections libres, justes et crédibles. Nous appelons la communauté internationale à apporter son soutien technique, moral et matériel au peuple malgache pour mettre fin au cycle de conflits ».

José Eduardo dos Santos, président de l’Angola et actuel président de la SADC : il « a félicité le président de la Haute autorité de Madagascar, Andry Rajoelina, sur son engagement personnel et les concessions qui ont abouti à la signature d’un accord de paix, la feuille de route pour Madagascar ». Il a « également félicité toutes les parties impliquées dans l’entente pour le succès réalisé dans les pourparlers, qui ont abouti à la signature de l’accord visé ».

Ministère français des affaires étrangères : « La France félicite l’ensemble des parties prenantes pour leur détermination à aboutir et le sens du compromis dont elles ont su faire preuve. Elle adresse ses compliments à la mission conjointe de la SADC / COI et à l’ensemble des acteurs qui ont contribué à la Médiation. Elle salue le courage politique et le sens des responsabilités que la HAT, et plus particulièrement son Président, ainsi que l’ensemble des forces et des mouvances politiques signataires, ont démontré dans la résolution de cette crise.

Conformément à l’esprit et à la lettre de la Feuille de route signée dans la nuit, Madagascar vient de franchir une étape importante vers des élections démocratiques, libres et transparentes. La France se réjouit du retour programmé de la Grande Île dans le concert des nations. Fidèle à ses valeurs, elle se tiendra aux côtés du peuple malgache pour le soutenir dans cette transition porteuse d’espérance »

Organisation internationale de la Francophonie : « Il s’agit, après tant d’efforts, d’une étape décisive qui doit permettre à présent d’accélérer le retour à l’ordre constitutionnel à Madagascar » a déclaré Abdou Diouf. « Je rends hommage au courage et à la détermination du Président Rajoelina, au travail de la médiation de SADC, sous l’autorité du Président Chissano, et à l’engagement des forces politiques malgaches », a-t-il ajouté.

« Le Secrétaire général de la Francophonie rappelle l’engagement constant de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), conformément aux décisions de ses instances pour appuyer le processus qui doit conduire très rapidement à la tenue d’élections libres, fiables, transparentes et inclusives. Il confirme que cet appui sera à présent renforcé en étroite liaison avec les partenaires concernés que sont les Nations unies, l’Union africaine, la SADC, la COI et l’Union européenne ».

Recueilli par Yann

Premières réactions internationales

Madagascar-Tribune.com | Premières réactions internationales: Après la signature de la Feuille de route

Saturday, September 17, 2011

Signature de la feuille de route, Pari tenu !

Les principes et les valeurs de la SADC n’acceptent pas l’impunité. Le terme « sans conditions » s’applique à la notion de liberté de rentrer à Madagascar pour tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques. Cela implique qu’aucune mesure administrative et politique ne devrait être appliquée pour restreindre ou empêcher leur liberté de rentrer au pays.

Ainsi, « sans condition » ne suggère et n’implique pas pour les citoyens malgaches rapatriés une exonération de poursuites judiciaires ou pour des crimes allégués.

Les principes et les valeurs de la SADC reposent sur le respect de l’intégrité territorial et la souveraineté des États membres. La SADC reconnaît et respecte la compétence, la légitimité et l’indépendance des systèmes judiciaires de ses États membres. La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal de tout État membre.

La SADC ne définit pas et ne détermine pas l’étendue des lois d’amnistie des États membres. Il est du ressort des autorités compétentes des États membres de débattre et de s’accorder sur leurs lois d’amnistie en tenant compte des normes internationales applicables qui excluent de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les autres violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

(fin de citation)

Finalement donc et après beaucoup de retard sur le calendrier, les parties prenantes malgaches et la délégation de la Troïka et de la médiation de la SADC, étoffée par le secrétaire exécutif de la SADC, Tomaz Salomão ; par qui les incompréhensions étaient venues, ont tenu leur pari ; même si le résultat a été accouché aux forceps, diront les critiques. Seule la mouvance Didier Ratsiraka n’a pas voulu apposer sa signature. Mme Ramisandrazana ayant pris la parole lors de la cérémonie dans la grande salle du Paon d’Or, a lu une lettre de Didier Ratsiraka qui remarque qu’en dépit du fait que sa mouvance n’ait pas participé aux tractations et à la finalisation de la feuille de route et de la note explicative, elle accepte la feuille de route. Toutefois, la mouvance Didier Ratsiraka ne signera pas, poursuit l’amiral dans sa lettre mais apposera sa signature lors d’un sommet des chefs de file dont il réclame la tenue.

Quoi qu’il en soit, la signature de la majorité des parties prenantes a satisfait l’assemblée qui a applaudi lorsque le Dr. Emmanuel Rakotovahiny, au nom de la mouvance Zafy Albert a déclaré qu’elle adhère au processus et signe la feuille de route, avec quand même des inquiétudes précise le signataire. Un ouf de soulagement libérateur notamment du côté du G10 ; le commentateur de la cérémonie a même lâché que l’applaudimètre a explosé dans la salle. Il a volé la vedette à Mamy Rakotoarivelo qui a signé au nom de la mouvance Marc Ravalomanana. L’aveu et les excuses publiques de Tomaz Salomao, secrétaire exécutif de la SADC n’étaient apparemment plus qu’un mauvais cauchemar à voir la liesse dans la salle où s’est déroulée la cérémonie de signature.

Pari tenu !: Signature de la feuille de route

Sunday, August 21, 2011

Upgrade Your Life: Revive a dying laptop battery

First, the basics

Most laptops use batteries that can last for 3-5 years, or about 1000 charges. (A premium laptop's battery might last longer.) Every time you charge your battery, the total capacity of the battery is diminished. Originally it may have had a run time of 3.5 hours, but after a year it'll run out of juice at 3 hours, even on a full charge.

If your battery capacity has diminished, there are a few things you can do about it. First, you have to correctly gauge how much capacity has been lost. There are free downloads to do this job, like Battery Bar (for Windows PCs) or Coconut Battery (for Macs). These will compare your battery's current maximum capacity to how long it lasted when it was new.
(UPDATE- we originally recommended Battery Eater and while the program works great, their download site has been compromised and we are recommending an alternate program, Battery Bar downloadable from CNET.)

Calibrating your Battery

You can't miraculously reconstitute your battery's capacity. It loses power over time due to chemical reactions taking place in the battery, as it chugs along powering your laptop. You can't undo those changes, but there is one common battery issue you can fix: In many laptops, the operating system's battery meter gets out of sync with how much juice the battery actually has.

Imagine if the gas gauge on your car dashboard was misreading how much gas you actually had in the tank. You'd either run out of gas when you thought you had a quarter of a tank left, or you'd be filling up too frequently. In your laptop, this can mean your laptop shuts down abruptly when the meter says you have 30 minutes left. Or else the meter might warn that you only have 2 minutes of battery life left and shut your laptop down, when it really has another 20 minutes remaining.

Recalibrating gets the battery meter to correctly read the current state of the battery, so you and the operating system know where you stand with existing battery life.

How to recalibrate

First, charge your laptop's battery to full, and leave it that way for at least two hours. Then unplug your laptop, and set its power management settings to never turn off or lower the monitor brightness. (HP has instructions for how do to this on Windows 7 and Vista, as well as Windows XP, while Apple has instructions for Mac laptops on their site.)

You want to drain the battery completely, then let your laptop sit for at least five hours this way -- like, say, overnight. (Just be careful and mute the volume, since some laptops make a warning sound when they're about to run out.) Afterwards, charge it up again, and you should notice a more accurate portrayal of your battery capacity. In some cases, you may even get more life out of it.

Best practices to maintain battery life

You'd think that the best way to keep your laptop's battery from wearing out is to not use it. Right?

As it turns out, batteries are like muscles; they need to be worked out regularly to stay healthy. Ideally, you'd use your laptop unplugged at least once a day, like on a train or bus commute or on the couch in front of the TV. If you're not going to use it, constantly charging your battery is a bad idea; HP recommends on their website that if you're going to leave your laptop plugged in or put up in storage for more than two weeks, you should take the battery out of your laptop.

Past the expiration date

So when is it time to throw out that old battery? The answer, surprisingly, is "never." Laptop batteries contain lots of toxic chemicals, and should never end up in landfills. Fortunately, e-stewards.org has a list of environmentally responsible recyclers that will take your old battery with no fuss.

When is it time to replace your battery, then? Use the free utility apps Becky mentioned, and when they say that your battery can only hold around 25% of its original capacity it's probably time for a new one. You can buy a replacement battery from the original laptop manufacturer, and there are plenty of places online that sell discounted PC laptop batteries, like Laptops for Less and Batteries.com. Owners of newer Mac laptops can get their laptop's non-removable battery swapped out at any Apple store, with a scheduled appointment.


Laptop battery wearing down? In this week's episode of Upgrade Your Life, Yahoo! News' Becky Worley shows us how to help batteries last longer ... and what to do when they run out!

Upgrade Your Life: Revive a dying laptop battery

Thursday, July 07, 2011

Forbes list claims ...The Worst Economy is Madagascar

Jamaica has been ranked at number five on the Forbes list of worst economies in the world.

The list that was released this week ranked 177 countries according to three-year average statistics for Gross Domestic Product (GDP), growth and inflation, GDP per capita and the current account balance, a measure of whether the country has been importing more than it exports.

THE STAR understands that since last year there have been significant changes to the list. Countries like Zimbabwe and Ghana have moved off the list while Armenia and Jamaica fell into the lower ranks primarily because of the global financial crisis.

On a positive side, it was noted that Jamaica's poverty rate was cut almost in half to 10 per cent in recent years and also that literacy had increased to 88 per cent.

brief period of prosperity

The country noted to have the worst economy is Madagascar. According to the list, the countries poor economic performance mirrors the turmoil in its politics. After gaining independence from France in 1960, the country went through a brief period of prosperity. But per-capita GDP has trailed most of the rest of the world since the early 1970s as Madagascar's population has grown faster than the economy.

Armenia sits at number two on the list. This rank is credited to the fact that the economy shrank by 15 per cent in 2009 as an expatriate-financed construction boom fizzled along with the world economy. Added to that, Russia has cut back on supplies of diamond, which hurt the countries once thriving diamond-processing industry.

The West African nation of Guinea is third. This country sits on half the world's accessible bauxite reserves but has had trouble attracting productive investment. At number four is Ukraine, which is seen as a country that could become a leading European economy due to its rich farmland and generous mineral resources.

The countries rounding out the top 10 are, Venezuela which sits at number six, the central Asian republic of Kyrgyzstan at number seven, Swazi-land at number eight, Nicaragua at number nine and holding the number 10 spot is Iran.


precarious position

In an interview with economist Renee Anne Shirley, she said that at present she was unable to comment on the list because she had not got a chance to analyse it. However, she added that, "There is no question that we are in a precarious position in terms of the Jamaican economy because even though we had the debt exchange, the problem is that we extended the period and the debt is still there to be repaid."

In the meantime, when the list began circulating online yesterday persons took to Facebook to comment on the matter.

One person wrote, "U mean fi tell mi sey Jamaica beat Zimbabwe whe one bread cost one billion dolla? We bad but mi find dat haad fi believe!!"

Another person wrote, "Bruce and Shaw uno have sumting fi tell wi? Uno sell the country wid wi and no tell wi? Wi got any assets lef? Cause the only way wi coulda deh pon dis list if wi no have no natural resources fi wi self ..."

PAULA GORDON, STAR Writer

Forbes list claims ... The Worst Economy is Madagascar

Wednesday, June 29, 2011

SADC Won’t Intervene to Return Exiled President Ravalomanana to Madagascar - Bloomberg

The South African Development Community won’t intervene to secure the return of Madagascar’s exiled former president, Marc Ravalomanana, to the Indian Ocean island nation, said the regional body’s envoy, Leonardo Simao.

“SADC does not have the authority to annul a sentence imposed on a citizen,” Simao told reporters yesterday in Antananarivo, the Madagascan capital. “SADC respects the sovereignty and the responsibilities of member states.”

Heads-of-state from SADC, a grouping of 15 countries including South Africa, called for Madagascar to allow Ravalomanana’s “unconditional” return as part of efforts to end a political crisis sparked by him being ousted by Andry Rajoelina with the help of the military in 2009. Rajoelina’s government warned that Ravalomanana will be arrested if he returns after being found guilty of the deaths of protesters.

The refusal to agree to the June 12 SADC resolution after two years of negotiation may extend the country’s international isolation and discredit elections expected within a year. The 2009 coup led to Madagascar’s suspension from SADC and the African Union and led to donors stopping aid that made up two- thirds of state revenue.

Ravalomanana said he won’t sign an SADC mediation deal unless he is allowed to return to the country without being arrested. “The SADC heads of state were clear that my return is unconditional,” he said by phone from Johannesburg today.

Madagascar will hold “at least one election” this year, Prime Minister Camille Vital told reporters in Antananarivo. The country is expected to hold both parliamentary and presidential votes.

Madagascar is the world’s largest vanilla grower, while oil, nickel and titanium products have also attracted investor interest.

To contact the reporter on this story: Hannah McNeish in Johannesburg at hmcneish@bloomberg.net

To contact the editor responsible for this story: Antony Sguazzin at asguazzin@bloomberg.net

By Hannah McNeish - Jun 28, 2011 10:09 AM ET .

SADC Won’t Intervene to Return Exiled President Ravalomanana to Madagascar - Bloomberg