Tuesday, January 29, 2008

Manque de personnel exécutant

Actuellement, le tourisme est en plein essor. En 2007, le nombre de touristes a dépassé largement les 300 000. Pourtant plusieurs obstacles sont à lever. Dans cette interview, Eric Koller, Directeur Général adjoint de l’Hôtel Colbert, a mentionné l’insuffisance de personnel exécutant.

Madagascar Tribune : Les complexes hôteliers jouent un rôle prépondérant dans la promotion du tourisme dans un pays. Est-il le cas à Madagascar ?

Eric Koller : « Effectivement, les hôtels ou plus précisément les personnels qui y travaillent contribuent à la promotion touristique d’un pays par les services qu’ils fournissent à la clientèle. À Madagascar, la main-d’œuvre est douée et l’accueil est très favorable. Cependant il manque de formations efficaces ».

Qu’est-ce qui manquent dans les cours dispensés par les centres de formation hôtelière existants ?

« Les cours sont insuffisants notamment pour le personnel d’appui comme les femmes de chambre, les chefs cuisiniers, les serveurs ou les plongeurs. A ce titre, la Fédération des Hôteliers et Restaurateurs de Madagascar a prévu la création d’une mini-école hôtelière. Toutefois, par manque de financement, le projet dont le montant s’élève à 400 000 euros n’a pas pu démarrer ».

Mais en attendant, quelles sont les actions que vous avez entreprises pour valoriser ces métiers ?

« En mai 2007, la FHORM a organisé le Concours des Meilleurs Chefs Cuisiniers, les trois gagnants à savoir Chef Jackson du Grand Hôtel, Chef Lucien de l’hôtel Neptune et Chef Hervé de l’hôtel Carlton sont invités à l’Ile Maurice dans le cadre d’un échange culinaire qui se tiendra du 30 janvier au 4 février à l’hôtel Constance BelleMare Plage. Ces derniers auront chacun sa soirée dans un des sept restaurants de l’hôtel. Ils doivent proposer un menu malgache à servir à 30 à 40 couverts par soirée. En outre, cette année on va réorganiser la course des garçons de café à Tana et dans toutes les provinces.

Propos recueillis par Lanto

Wednesday, January 23, 2008

Produits en bambous : Les opportunités d’affaires s’arrachent

Les meubles en bambou sont devenus l’objet d’un véritable engouement. Ils sont devenus les plus appréciés des Malgaches actuellement, non seulement pour leur design plus soigné ou pour leur qualité mais aussi et surtout pour leur prix, abordable pour tous les foyers. 40% de la clientèle sont des malgaches si les 60% sont des étrangers, mais des fois cette situation change, souligne M.Félicien propriétaire et manager de « Tsarameubles ». Le salon complet, la table à manger, le lit tout en bambou ; tout est attrayant, n’en déplaise aux détracteurs du label « vita malagasy », un label qui retrouve ainsi sa valeur.

L’entreprise « Tsarameubles » sise à Andohatapenaka s’est totalement investie dans la fabrication des meubles en bambou. Depuis 2005, l’entreprise dispense des formations à ses employés et améliore les traitements de ses matières premières. Ces meubles sont fiables et peuvent durer jusqu’à 10 ans.

Percer le marché international

D’ores et déjà, le commerce international des produits dérivés du bambou provenant de plantations s’élève à plus de 2 milliards de dollars par an, selon le Réseau international sur le bambou et le rotin (INBAR). Madagascar devrait se ménager une place confortable sur ce marché qui pourrait mettre quelques années pour se développer. D’ailleurs, c’est en ce sens que « Tsarameubles » percera dans ce marché, ce à compter de cette année, par sa participation à la foire de la COI à la Réunion. Toutefois, il fait appel aux opérateurs afin de tisser un partenariat dans le dessein de relancer ce secteur entièrement artisanal.

Les loyers à Tana: Entre 15 000 et 5.200.000 Ariary

Le loyer d’une maison dans le Grand Tana varie actuellement entre 15.000 et 5.200.000 Ar (2.000 euros). Chaque famille, selon sa catégorie socio-professionnelle, choisit celle qui lui convient le mieux. 15 000 Ariary évite déjà pour une petite famille de certains bas quartiers de passer la nuit à la belle étoile. Si d’autres loyers ne sont accessibles qu’en devises où ils atteignent les 2000 euros pour les étrangers ou pour des Malgaches à fort revenu mensuel.

Toujours est-il que d’une manière générale, des loyers mensuels variant de 100 000 à 150 000Ar sont les limites que la quasi-totalité des tananariviens peuvent débourser. À ce prix, ils exigent la proximité du lieu d’habitation par rapport au centre ville pour éviter les frais de déplacement vers le lieu de travail. Ils exigent également le branchement électrique. Par ailleurs, les locataires tiennent à ce que la maison soit bien gardée, en sécurité, aérée et ensoleillée. Car souvent, ils doivent fermer portes et volets la plupart du temps pour ne la rouvrir que les temps où ils sont chez eux.

En ce qui concerne l’offre, une à deux pièces est acquise avec cette somme. Sont facultatifs les autres besoins comme l’eau courante, les autres équipements de confort, le plan de la maison par rapport à la route principale. Un intermédiaire (mpanera) à Analakely et une personne travaillant dans une agence à Andravoahangy Ambony ont des vues analogues sur le sujet : « avec 100 000 à 150 000Ariary on peut louer une maison à une ou à deux pièces dotés uniquement d’électricité en centre ville actuellement. Pour plus de confort, il faut débourser jusqu’à 200 000 Ariary ».

Thursday, July 05, 2007

« 231st Independence Day »

« La fête nationale de l’Amérique se distingue du fait que nous célébrons une « déclaration » et non une quelconque bataille glorieuse dans notre lutte pour la liberté ». Le chargé d’affaires a. i. de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, George N. Sibley, a été très explicite. Il y a 231 ans de cela, Thomas Jefferson a établi la base de la démocratie américaine, en ces termes (écrits) : « Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par leur Créateur de certains droits inaliénables : parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis par les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. »

Le changement est possible !

Le 231e anniversaire de l’« Independence Day » a révélé, une fois de plus, que l’histoire se répète, universelle, et que chacun, gouvernants ou gouvernés, se doit de participer et de s’activer au développement de leur pays, qui qu’il soit, pour le simple bonheur de la génération future.

Frederick Douglas, né esclave en Amérique, a prononcé, en 1852, au moment où l’esclavage était encore en vigueur dans le pays : « Nous ne devions nous soucier du passé que dans la mesure où nous pouvons le rendre utile pour le présent et pour le futur. Nous sommes ouverts à toute motivation pleine d’inspiration, à tout acte noble que l’on peut tirer du passé. Mais l’heure est venue, l’heure importante. Vos ancêtres ont vécu, décédé, ont fait leur travail, et ont réussi dans la plupart des cas. Vous vivez et devrez mourir un jour, et vous devez effecteur votre travail. Vous n’avez aucun droit de jouir de la part qui revient à vos enfants dans le labeur de vos ancêtres, sauf si lesdits enfant seront bénis par vos propres labeurs ». Cela n’est possible qu’avec une auto-évaluation honnête et d’immenses efforts.

Un soutien au MAPavec… conditions

Le Chargé d’Affaires George Sibley n’a pas oublié de mentionner que « Madagascar est un pays ami et partenaire » des USA, d’autant plus que la Grande Ile vient de fêter le jour de son indépendance. « En ce jour où nous célébrons notre indépendance, nous promettons de vous aider à atteindre les objectifs du « Madagascar Action Plan » (…) J’espère que le processus destiné à garantir le consentement des gouvernés puisse être amélioré au cours des mois à venir ». Et lui d’ajouter que « l’heure est maintenant venue pour apporter les réformes politiques, considérer la mise en place d’une Commission électorale plus puissante et le système de bulletin unique qui est en train de devenir la norme dans le monde entier ».

La Fête d’une Déclaration

Saturday, June 16, 2007

Propriété Foncière

Le droit relatif à la propriété foncière a connu une certaine évolution depuis la fin de l’année 2006. L’adoption de la loi n°2006-031 du 24 novembre 2006 est un bond en avant pour la réforme du droit positif malgache régissant le régime foncier à Madagascar. Cette loi fixant le nouveau régime juridique de la propriété foncière privée efface le concept de présomption de domanialité qui signifie que tout terrain non immatriculé, non cadastré et non approprié appartient à l’État. À noter que le principe de présomption de domanialité a été institué à l’époque coloniale dont la mise en vigueur constitue la source de tous les litiges fonciers qu’a connus le pays, voire jusqu’à ce jour. C’est à l’aide d’une présomption de domanialité qu’un individu, disons « influent », peut s’approprier d’un terrain déjà occupé et mis en valeur par un paysan et ses arrières grands-parents.

Adaptée à la réalité malgache

Et comme le terrain en question n’est pas encore immatriculé ni cadastré auprès du service du domaine, il était présumé, selon l’ancien régime, comme terrain domanial bien qu’étant occupé et mis en valeur depuis des années par le paysan et ses arrières grands-parents. Une fois muni d’un titre, ledit « influent » a presque toujours raison devant la justice dans le sens que l’article 121 de l’ordonnance 60-146 du 3 octobre 1960 préconise un caractère définitif et inattaquable de tout titre foncier légalement formé, Heureusement que ce principe qui vient d’être révolu pour toujours.
Quoi qu’il en soit, l’adoption de cette loi 2006-031 qui efface la présomption de domanialité est indispensable afin de permettre au programme MCA-Madagascar (Millenium Challenge Account) de procéder à l’octroi de certificat foncier avec toutes les procédures adaptées à la réalité à Madagascar. Aujourd’hui, cette nouvelle loi attend sa publication. En tout cas, adieu aux « influents » !

15/06/07 - Adrien R.

Suppression de la présomption de domanialité

Friday, June 08, 2007

Renversement de l’ordre de préséance

L’entrée en vigueur d’un projet de décret qui prevoit le renversement de l’ordre de préseance protocolaire ne pourra que remettre en cause certaines dispositions constitutionnelles.

Avec le projet de décret qui circule actuellement dans les couloirs des Institutions, Madagascar sera dans le monde des pays qui adoptent le bicamérisme (un Parlement à deux Chambres) la première République où le gouvernement arrive immédiatement après la Présidence de la République. Protocolairement donc, le premier ministre sera la deuxième personnalité de l’Etat. « Le président du Sénat sera repoussé à la troisième place et le président de l’Assemblée nationale à la quatrième. Le projet de décret en question alimente déjà la polémique au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat. Heureusement, c’est un décret qui ne passera pas au sein des deux chambres du Parlement avant d’entrer en vigueur. Une crise institutionnelle est évitée car s’il s’agit d’un projet de loi, il ne sera jamais adopté au Parlement. », devait indiquer un sénateur AREMA. Pour sa part, un député du parti au pouvoir, qui a requis son anonymat, a annoncé que l’entrée en vigueur de ce projet de décret déclenchera le conflit entre l’Exécutif et le Parlement. Un sénateur du TIM n’a pas hésité à affirmer que « c’est un énième coup bas dirigé contre notre président Rajemison Rakotomaharo ». Une manière pour ce sénateur de laisser entendre que rien ne va encore entre le président Ravalomanana et Rajemison Rakotomaharo.

Des dispositions constitutionnelles remises en cause

Visiblement, ce projet de décret remet en cause quelques dispositions constitutionnelles. Des dispositions constitutionnelles qui placent du point de vue de la préseance protocolaire le Parlement au-dessus du Gouvernement et donc exerce son contrôle sur les actions de ce dernier.

A ce propos, l’entrée en vigueur de ce décret à polémique va neutraliser l’article 96 de la Constitution revisée énumère les moyens d’information du Parlement dans le cadre du contrôle de l’action du gouvernement. Le principe est simple : c’est toujours le supérieur qui contrôle l’inférieur, l’inverse n’est pas possible.

Par ailleurs, l’entrée en vigueur de ce projet de décret remettra en cause l’article 52 al. 3 de la nouvelle Constitution. Ainsi, dès la constatation de la vacance de la Présidence de la République, les fonctions de chef de l’Etat ne seront plus provisoirement exercées, jusqu’à l’entrée en fonction du président élu ou jusqu’à la levée de l’empêchement temporaire, par le président du Sénat, deuxième personnalité de l’Etat d’après la nouvelle loi fondamentale, mais par le premier ministre. L’article 97 de la Constitution revisée sera également remis en cause.

L’article 97 qui dispose dans son alinéa premier que l’Assemblée nationale peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d’une motion de censure.

Devant un tel projet donc, les constitutionnalistes ne peuvent que s’attendre à une énième révision de la constitution.

Vers une énième révision constitutionnelle

Thursday, June 07, 2007

Site Ramsar à Alaotra

Une fierté pour Madagascar. Notre pays dispose du plus plus grand site Ramsar en Afrique, et celui d’ Alaotra constitue la troisième zone humide d’importance internationale. Ce site a été inauguré, mardi, par le ministre de l’Environnement, des Eaux et forêts, Koto Bernard, et le ministre de la Santé et du Planning Familial, Jean Louis Robinson, accompagnés du vice-président de l’Assemblée Nationale, Solofonantenaina Razoarimihaja et les autorités locales. Cette cérémonie entre dans le cadre de la célébration de la « Journée Mondiale de l’Environnement », qui s’est tenue à Ambatondrazaka.

Le site Ramsar dans la région d’Alaotra-Mangoro s’étend sur une superficie de 722.500 ha. Il occupe le 1312e rang des zones humides d’importance internationale déclaré par le Ministère de l’Environnement, des Eaux et forêts le 2 février 2003 et approuvé par le Bureau Ramsar à Genève le 9 septembre 2003.

Selon Rarijean Rasolonjatovo, responsable de Durrel Wildlife Conservation Trust, une des organisations qui s’occupent du site, le Ramsar d’Alaotra comporte un grand lac d’environ 20.000 hectares, entouré de 23 500ha de marais et 117.000 ha de rizières. Il comprend plus de 500 000 ha de bassins versants environnant de cours d’eau entre 750 et 1250 m d’altitude. Cette zone humide est un exemple représentatif unique de type de zone humide naturelle de la région biogéographique de l’Est de Madagascar et inclut neuf des vingt types de zones humides continentales idendtifiés selon la classification Ramsar, ainsi que sept des types de zones humides artificielles.

Ce site contient des espèces endémiques sérieusement menacées dont le « Bandro », un type de lémurien typiquement sur le bord du Lac Alaotra. L’on sait qu’environ 3000 têtes y vivent. Il dispose également des espèces très rares de poissons indigènes, à savoir les « Vivin’Alaotra » et « Onjy » ainsi que des espèces d’oiseaux d’eau (Angaka, Vaomainty, Vaopotsy), également typiques pour Alaotra.

41 communes dans la région d’Alaotra-Mangoro sont touchées par le site Ramsar.

Un circuit touristique de 85 ha

Un site touristique de 85 ha est situé dans la Commune d’Ambatosoratra. Dénommé « Site Ramsar Alaotra Ranosoa », il est actuellement ouvert aux touristes nationaux et internationaux et contribue au développement de la région d’Alaotra en général et la commune d’Ambatosoratra en particulier. Et ce, par le biais de la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides. Plusieurs partenaires travaillent en collaboration avec le ministère de l’Environnement, des Eaux et forêts et les communautés de base pour valoriser le site. Des structures seront mises en place pour assurer la gérance de ce site.

Selon le maire de la commune d’Ambatosoratra, Claude Solofomanana, l’ouverture de ce site au public incite les communautés locales à préserver l’environnement et la biodiversité, valorise les ressources naturelles dans le site. Ce site offre des avantages pour la commune : création d’emplois, amélioration des revenus des paysans par le biais de vente de produits locaux dont des produits d’artisanat.

Des infrastructures sont déjà mises en place. Un gîte d’étape a été construit à Ambatosoratra par « Madagascar Wildlife Conservation » pour héberger les visiteurs. Ce n’est que le début. La contribution des autres partenaires et opérateurs pour renforcer les infrastructures d’accueil est souhaitable. Les communautés de base contribuent également à la réhabilitation de routes pour joindre Ambatosoratra. Notons qu’il faut traverser un lac par pirogue durant 15 mn pour joindre ce site touristique.


Le plus grand en Afrique !

Wednesday, June 06, 2007

Réalisations gouvernementales pour l’année 2006

Taux de croissance économique de 4,9 %, taux d’inflation de 10,8 %, déficit budgétaire de 4,9 %, taux de pression fiscale de 10,7 % du PIB et taux des investissements privés de 14,5 % du PIB. Voilà quelques chiffres que le premier ministre Charles Rabemananjara a avancé hier devant les députés lorsqu’il a présenté le rapport d’exécution du programme du gouvernement de l’année 2006. Partant du Rapport Mondial sur le Développement Humain 2006 du PNUD, Le général Charles Rabemananjara a souligné dans son rapport que grâce à ces réalisations, Madagascar est passé du groupe des pays à faible indice de développement humain à celui des pays à indice de développement humain moyen. Or, des députés ont constaté que ces chiffres sont loin de refléter les réalités quotidiennes, surtout celles que vivent durant l’année les malgaches en brousse. Si le député Lahinirina Max a par exemple attiré l’attention sur la stagnation des salaires des fonctionnaires d’une part, et d’autre part, sur la flambée des prix des produits sur le marché, son collègue Louis Rakotomavo a soulevé le fait que le pays a connu, fin 2006 et début 2007, une pénurie de riz alors que le rapport fait mention de 3.640.000 tonnes de paddy produites en 2006, soit une augmentation de 6,5 % par rapport à la production de 2004/2005.

Mauvaise répartition des richesses

Pour sa part, le député de Midongy du Sud Malazamanana Jean Noël a parlé de la mauvaise répartition des richesses. Cet élu du RPSD Vaovao a martelé que certaines régions de l’île ne jouissent pas de ces réalisations gouvernementales. Une manière pour le député Malazamanana de dénoncer encore une fois le déséquilibre régional en matière de développement à Madagascar. Certains députés ont plûtôt axé leurs remarques et observations sur les priorités du gouvernement pour cette année 2007, la première année de mise en œuvre du MAP (Madagascar Action Plan). Nombreux sont les « Solombavam-bahoaka » qui se sont insurgés contre le fait qu’on a rayé de la liste des domaines prioritaires du gouvernement pour l’année 2007 le développement rural. « Avec ce changement de priorité, comment l’Etat va-t-il améliorer la condition de vie des 80 % des malgaches qui vivent à la campagne ? », s’interrogent ces députés. Bref, si des députés ont loué hier la performance du gouvernement de Jacques Sylla, d’autres ont vivement condamné le fait que ces « Zava-bita » n’ont pas eu des impacts positifs sur la condition de vie de la majorité des malgaches. Des députés sont allés, c’est peut-être trop, jusqu’à parler de chiffres bidons, pour dire que certains chiffres avancés hier par le premier ministre sont loin de refléter les réalités.

Les chiffres sont loin de refléter la réalité

Continuité de l’Etat oblige, le premier ministre Charles Rabemananjara a défendu hier devant les députés les chiffres réalisés par le gouvernement de son prédecesseur, des chiffres contestés par des députés qui connaîssent les réalités locales.

Tuesday, June 05, 2007

Nouveau code minier

De nouvelles dispositions ont été apportées dans le code minier malgache pour que le secteur des mines puisse contribuer véritablement au développement du pays, notamment des collectivités territoriales décentralisées. Le décret d’application du code amendé a été publié dans le journal officiel du 30 mars. Une situation qui a conduit le bureau de cadastre minier de Madagascar (BCMM) à procéder à une mise à jour au niveau de l’administration. Dans ce cadre, le BCMM a travaillé en conclave pendant une semaine. Le nouveau code minier est entré en vigueur depuis hier,
1 600 000 petits carrés hormis les aires protégées.

Dimensions réduites des carrés miniers allant de 2,5 km2 à 625m2. Un des grands changements apportés dans le code minier amendé. Si Madagascar comptait auparavant 1100 grands carrés, actuellement l’ensemble du territoire est subdivisé en 1 600 000 petits carrés hormis les aires protégées. Les avantages à tirer de cette disposition sont nombreux. Il s’agit tout d’abord de donner l’opportunité à tous de se lancer dans les recherches minières. Les titulaires de permis peuvent en revanche bien cerner les parties qui présentent plus de concentration, de relâcher celles qui sont moins rentables et celles qui ne peuvent être exploitées. Ce qui contribue aussi à une réduction des coûts. A titre d’exemple, l’on peut citer que pour le Permis de recherche, le montant des frais est désormais fixé à Ar. 3000 par an contre Ar. 36 000 auparavant. Face à cette situation, le BCMM va notifier les titulaires de permis pour leur informer car les permis ont connu des rectifications.

Une deuxième disposition à signaler étant l’attribution directe des ristournes aux collectivités territoriales décentralisées. Les redevances minières ne seront plus totalement versées dans les caisses de l’Etat avant leur répartition au niveau des provinces autonomes qui, par la suite, transfèrent leur part aux communes, le montant n’étant pas déterminé. « La répartition se fait comme suit : 0,6% de redevances minières pour l’Etat et 1,4% revient à la fiscalité de proximité, pour la contribution du secteur au développement des communes et des régions », a souligné le ministre des Mines, Donat Olivier Andriamahefaparany lors de la cérémonie de passation de service entre l’ex-secrétaire général, Hugues Rajohnson et son successeur Patrick Razakamanamifidiny, hier, dans les locaux du ministère.

Monday, June 04, 2007

Journée Mondiale de l’environnement

Comme chaque année, Madadagascar célèbre la Journée Mondiale de l’Environnement. Cette année, la JME sera spécifique étant donné que pour la première fois notre pays a été choisi par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement pour abriter la célébration pour toute la Région Afrique. Plusieurs hauts responsables en Afrique et de l’Océan Indien seront donc parmi nous durant la JME qui se déroulera du 5 au 9 juin à Ambatondrazaka et à Toamasina.

La cérémonie d’ouverture de la JME aura lieu demain, à Ambatondrazaka, qui coïncidera avec la Foire régionale de l’environnement organisée par l’Association « Tiako » de Lalao Ravalomanana, épouse du président de la République. Plusieurs manifestations seront au programme dont l’inauguration du site Ramsar à Andreba-Gare.

La JME a comme thème : « Fonte des glaces : une question brûlante ». D’une manière brève, la fonte des glaces polaires est une des manifestations des changements climatiques qui ont pris de l’ampleur durant le XXe siècle.

Plus dévastatrices que les 2 guerres mondiales

Lors de la 12e Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques à Nairobi en novembre 2006, il a été évoqué que les conséquences du réchauffement global de la Terre sur l’économie mondiale sont beaucoup plus dévastatrices que celles des deux Guerres réunies. Les pays en développement et pauvres, privés de mécanismes d’adaptation efficaces, notamment ceux en Afrique, sont les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Toutes les recommandations en vue d’atténuer ce fléau mondial visent en particulier la protection et la préservation de l’environnement. Entre autres, la déforestation est vivement déconseillée partout.

La Grande île, quant à elle, a fait des engagements solennels devant le monde entier dans ce sens. La « vision de Durban » de septembre 2003 prévoit alors de porter la superficie des aires protégées de 1 700 000 ha à 6 000 000 ha. Par ailleurs, cette vision intègre la vision « Madagascar naturellement » de janvier 2005 et se voit confirmée dans le « Madagascar Action Plan » à travers l’« engagement numéro 7 ».

A Madagascar, on est convaincu que le développement rapide et durable n’est possible que par la protection et la valorisation des ressources naturelles et de la biodiversité. C’est le garant même de la « révolution verte pour l’avenir ». Il revient alors à chacun des citoyens, à chacun de nous tous, de chérir et de préserver, autant que faire se peut, l’environnement. L’Administration centrale, à travers le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts, y tient beaucoup.

Inauguration du site Ramsar à Alaotra-Mangoro

Friday, April 20, 2007

Les coalitions en Europe

Allemagne. Chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates.

Pays-Bas. Chrétiens-démocrates, travaillistes et protestants.

Autriche. Sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates.

Italie. Du centre-droit à l'extrême gauche.

Belgique. Centre-gauche : libéraux et socialistes.

Finlande. Centre, conservateurs, Verts et suédophones.

Luxembourg. Centre-gauche : chrétiens-démocrates et socialistes.

Pologne. Droite-extrême droite : conservateurs et populistes.

Slovaquie. Gauche-extrême droite : sociaux-démocrates, populistes, ultranationalistes.

"Une droite modérée est proche de la social-démocratie"

Michel Rocard, suivi par Bernard Kouchner, a évoqué l'idée d'un rapprochement entre le PS et l'UDF. Le système de coalition, pratiqué dans plusieurs pays européens, semble impossible en France. Pourquoi ?

L'idée se heurte d'abord à d'évidentes difficultés d'ordre institutionnel. Cela dit, les Français ont la mémoire courte s'ils s'étonnent qu'on évoque cette hypothèse : ils oublient que la IVe République a été marquée par les compromis et les coalitions. Ils oublient aussi que le gouvernement qu'a dirigé Michel Rocard lui-même n'était peut-être pas un gouvernement de coalition, au sens strict, mais au moins d'ouverture. Cette formule n'avait pas été improvisée mais longuement réfléchie et mûrie, étant donné les difficultés de l'Union de la gauche.

Ceci dit, j'observe qu'elle n'est, depuis, plus revenue dans le débat, sauf par le biais de l'évocation épisodique de la "dose de proportionnelle" à injecter ou non dans la pratique française. Evocation qui suscite la méfiance puisqu'elle eut pour effet de faire émerger le Front national. Par ailleurs, d'autres difficultés, plus culturelles, sont sans doute en cause.

Lesquelles ?

Il est clair que le clivage gauche-droite est une donnée fondamentale du débat français. On le fait d'ailleurs remonter à la Révolution de 1789. Le peuple français se conçoit en quelque sorte dans cette polarité. On remarque, au Parlement européen, quelle difficulté ont des Français à accepter, au début de leur mandat, une logique de compromis conduisant à des accords qu'ils jugent insuffisamment clairs, voire antidémocratiques… La coalition suppose que l'on accepte l'idée d'un système de proportionnalité au détriment de la logique "un camp contre l'autre". La démocratie peut présenter deux visages : celui de la confrontation ou celui du compromis. En France, on ne délibère pas, alors qu'ailleurs, la négociation est une obligation.

Les coalitions qui gouvernent en Europe du Nord, notamment, ne font pas l'unanimité et s'avèrent souvent fragiles…

La coalition présente plusieurs visages. Elle peut être contrainte, comme c'est le cas en Allemagne aujourd'hui. Elle est parfois très difficile, comme le montre l'Italie avec son paysage politique très fragmenté. Elle peut résulter aussi de la simple volonté de renvoyer un parti dominant dans l'opposition, comme en Scandinavie.

Enfin, elle peut se présenter comme une formule habituelle, dans le Benelux par exemple, où les alliances de type "travailliste" entre socialistes et chrétiens-démocrates se sont imposées au long des années 1990. Là, des partis, dotés d'une réelle base populaire, liés à des syndicats de masse, ont montré qu'ils pouvaient non seulement gouverner ensemble mais mener des politiques d'assainissement budgétaire très énergiques.

Il suffisait pour les socialistes de mettre de côté l'étiquette "chrétienne" de leurs partenaires ?

En quelque sorte. Mais les Français auront évidemment du mal à concevoir que Jean-Luc Dehaene, l'ancien premier ministre belge, leader du Parti chrétien-démocrate flamand, n'a que très peu de ressemblance avec François Bayrou. Lié au mouvement ouvrier chrétien, M. Dehaene dirigeait une formation réellement populaire. Il faut savoir aussi que des systèmes où les partis bénéficient d'une forte délégation, comme celui de la Belgique, offrent une sorte de compensation : ces partis sont des formations de masse, proches des citoyens. Rappelons que le PS francophone belge compte autant de membres que le PS français, dans une région 13 fois moins peuplée… Et dans les démocraties du Nord, finalement plus sociales que politiques, les partis n'épuisent pas tous les canaux de la représentation politique. Les "piliers", syndicats, associations et mouvements socioculturels y jouent un rôle important.

Pensez-vous qu'en définitive une alliance de la gauche et du centre pourrait se réaliser un jour en France ?

Lancer l'idée au moment d'une élection présidentielle, marquée par la personnification et la polarisation du débat, a peu de sens. Sauf si, hypothèse quand même improbable, François Bayrou l'emportait au deuxième tour. Mais la question est peut-être posée pour plus tard.

Parce que l'électorat centriste pourrait évoluer vers une alliance avec le PS ?

Il est clair qu'une droite modérée, nourrie d'humanisme chrétien, est proche de la social-démocratie : voyez le large spectre que couvre un Jacques Delors. Sans le système de la Ve République, la bipolarisation française ne serait sans doute pas aussi forte. Par ailleurs, la gauche socialiste, confrontée à la quasi-disparition du Parti communiste et à la probable impossibilité de "normaliser" l'extrême gauche trotskiste, évoluera également.

Le programme de Nicolas Sarkozy pourrait-il favoriser cette recomposition ?

Il est évident que beaucoup de gens de la droite modérée peuvent être effrayés par sa personnalité et son autoritarisme. Comme, à gauche, des gens peuvent être tentés de délaisser Mme Royal pour M. Bayrou.

Propos recueillis par Jean-Pierre Stroobants

Thursday, April 12, 2007

L’Ariary continue d’impressionner sur le MID

CHANGES. Cela fait un moment que la monnaie nationale fait parler d’elle sur le marché des changes.

L’Ariary garde la forme. C’est l’impression que donne la monnaie nationale actuellement sur le MID (Marché Inter bancaire de Devises). En effet, depuis quelques semaines, celle-ci ne cesse de s’apprécier devant les devises pivots du MID en l’occurrence, l’euro et le dollar, les cours étaient respectivement de 1/2580,83 et 1/1930,36 jeudi dernier. Les dernières statistiques disponibles sur le site officiel de la Banque Centrale de Madagascar (BCM, www.banque-centrale.mg), dataient du 05 avril 2007.

Didier Rambelo

«L’appréciation de l’Ariary face aux devises pivot du MID ne date pas d’hier», devait noter un cambiste de la place. Celui-ci de faire remarquer que la monnaie nationale a commencé à se redresser vers le début du mois de mars, voire fin février. Mais selon d’autres spécialistes, l’Ariary s’est surtout apprécié vers la moitié du mois de mars et cette tendance s’est maintenue en ce début du mois d’avril. Les cours de changes euro/Ariary sont donc passés de 1/2597,49 le vendredi 30 mars dernier, à 1/2595,08 la séance d’après, c'est-à-dire, le 02 avril. Jeudi dernier, l’Ariary se montrait encore fort et prenait quelques points face à la monnaie unique européenne (1/ 2580,83)

La situation de l’Ariary est semblable pour ce qui est de son comportement face au billet vert. Depuis début mars en effet, les cours dollar/Ariary n’étaient plus descendus en dessous des 1/ 2000. Le dollar se négociait à 1991,90 Ariary le 05 mars dernier, le même dollar se vendant à 1951,67 à la fin du mois de mars. L’Ariary commence fort le mois d’avril en grignotant quelques unités au billet vert, le cours passant à 1944,31 le 02 avril dernier tandis qu’il était monté à 1/1930,36 lors de la dernière séance du Mid de la semaine d’avant Pâques.

Dans le milieu financier, l’on explique cette appréciation de l’Ariary face aux devises pivot du MID par l’arrivée à échéance de bon nombre de transactions financières des exportateurs. Cette amélioration de la situation monétaire du pays signifie également que les importations des opérateurs économiques deviennent moins chères. Par contre les exportations coûteront plus cher. De même, les investisseurs trouveront plus coûteux les investissements qu’ils vont réaliser. Une monnaie trop puissante n’est pas toujours bonne pour l’économie d’un pays.

Chambre de commerce, de l'industrie, de l'agriculture et de l'artisanat

Un instrument à double mission
Du 11 au 17 avril, la Chambre de Commerce, de l'Industrie, de l'Argriculture et de l'Artisanat d'Antananarivo, organise une porte ouverte sous le thème "Pour une nouvelle dimension pour tous". Le président, Simon Rakotondrahova, apporte des explications sur le pourquoi et le pour quoi de cet événement.

Madagascar Tribune : Pour la première fois, la CCIAA d'Antananarivo, organise une porte ouverte, quelles en sont les visées principales ?

• Simon Rakotondrahova : De 1970 à 2000, les chambres de commerce ont délaissé leurs activités. Ce n'est qu'en 2004, pour être plus précis, qu'elles ont connu une grande redynamisation. Elle tient désormais une place capitale dans le développement économique du pays. L'objectif étant donc d'informer le public, surtout les opérateurs économiques de son rôle, et de ses activités. Il faut qu'il connaisse ce qu'est la CCIAAA, qu'ils l'utilisent et qu'ils l'exploitent.

Quel est le programme de cette semaine de porte ouverte ?

• Au cours de cette porte ouverte, le public pourra visiter les bureaux et aura accès aux guichets d'informations, site Web et aux panneaux d'exposition.

Pouvez-vous apporter des précisions sur ce qu'est le CCIAA et son rôle ?

• Tout d'abord, je tiens à souligner que la CCIAA est une structure que l'Etat a instaurée, un instrument de services publics qui va lui permettre d'atteindre ses objectifs en matière économique. Il s'agit du développement rural et d'une économie à forte croissance si l'on se réfère au « Madagascar Action Plan ». Pour ce faire, les opérateurs ont besoin de moyen et la chambre consulaire constitue un outil de développement, d'accompagnement et de promotion pour ces derniers.

Si comme vous dites, elle se veut être un outil essentiel au service de l'Etat et des opérateurs, quelles en sont ses activités ?

• Nous intervenons dans quatre domaines différents. Notre première activité est d'informer les opérateurs pour la promotion des secteurs et des filières. Dans ce sens, un centre d'intelligence économique, des bases de données leur sont mises à leur disposition. Outre l'information économique, nous organisons des formations en management, marketing et gestion dans le cadre d'un renforcement de capacité, afin que les entreprises puissent faire face à la concurrence.

Toujours dans l'appui aux entreprises, on développe le partenariat commercial et les échanges entre opérateurs. Actuellement des antennes régionales ont été implantées dans la province d'Antananarivo pour être plus proche des opérateurs. Car, la CCIAAA se veut être une structure partenaire avec des projets de proximité dans la réalisation du MAP. Enfin, on organise des manifestations à Madagascar ou à l'étranger pour la promotion du pays.

Friday, March 23, 2007

L’élimination du MDRM de l’échiquier politique

Avant de détailler les péripéties de la lutte, il sera intéressant de parler d’abord de la fin du MDRM.

L’insurrection est lourde de conséquence pour le mouvement nationaliste malgache, en particulier pour le M.D.R.M.. En fait, peu de temps après l’éclatement des hostilités, les autorités françaises accusent le parti d’être l’investigateur de ces troubles. D’un coup, les arrestations se multiplient (des parlementaires, des membres du bureau politiques, des élus, des militants, des simples membres…). Le parti est dissout le 10 mai 1947

Le parti de la rénovation au lendemain de l’insurrection

De 1947 à 1955 s’opère, sur la pression des choses, l’élimination progressive, à l’exception de Tananarive-ville, des représentants élus du désormais ancien M.D.R.M.. Ses élus sont arrêtés, jugés et la plupart condamnés à des lourdes peines.

Désormais les Assemblées de Madagascar sont dominées par les adversaires du mouvement de la rénovation. On remarque que les nationalistes merina sont quasiment éliminés du scène politique au profit de l’élite « côtière » et des représentants « modérés » originaires des Hautes-Terres. L’administration française n’est pas étrangère à cette situation. En effet, après l’insurrection, les autorités coloniales à Madagascar veulent éviter le raz-de-marée nationaliste de 1945-1946 pendant lequel des nationalistes qu’elles ne peuvent pas contrôler dominent l’échiquier politique. Ainsi, elles appuient ouvertement ses propres candidats et font pression pour qu’ils soient élus, une pratique qui continue même en 1956, année de la renaissance des activités politiques à Madagascar. Mais malgré cette élimination des nationalistes « durs » et surtout ceux partisans de l’ancien M.D.R.M., ce dernier reste la référence politique qui influe sur la vie politique dans la Grande Ile entre 1947 et au lendemain de l’indépendance.

D’ailleurs, les anciens membres du parti, tout en montrant prudents dans leurs actions et activités politiques, n’entendent que le moment propice pour se manifester. Ainsi, dès la fin des années 1940, certains militants de l’ancien parti commencent à déployer une activité, certes timide et secrète, mais intense.

Le mythe M.D.R.M.

Sur les ordres du Haut-commissaire, les anciens membres du parti doivent donner leur démission devant le chef de district. Ainsi, les «soumissions» se multiplient un peu partout. Mais certains partisans de la formation politique continuent toujours à croire que l’idéal répandu par le parti est resté. De là est né le mythe M.D.R.M. ainsi que celui de ses dirigeants, notamment les parlementaires.

La détermination de ses partisans est telle que l’administration pense être en présence des « fanatiques » n’hésitant pas à « faire un coup » dès que les circonstances l’auraient permis. Certains portent même le deuil en souvenir des nationalistes emprisonnés, torturés et mis à mort. Ainsi, le parti de la rénovation continue de vivre à travers ceux qui étaient ses partisans.

Ils seront les premiers à rejoindre les rangs des formations politiques qui naîtront en 1956 et perpétuent ainsi la longue chaîne qui relie les différentes structures du nationalisme malgache.

Alexandre L.