Monday, March 12, 2007

Projet de révision de la Constitution (suite)

Article 48 : Avant son entrée en fonction, le président de la République prête serment suivant devant la Nation, en audience solennelle de la haute Cour Constitutionnelle, et en présence du Gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat, de la Cour Suprême, des membres des gouvernorats et des conseils provinciaux des provinces autonomes réunis spécialement à cet effet. « Eto anatrehan’Andriamanitra Andriananahary sy ny firenena ary ny vahoaka, mianiana aho fa hanatanteraka an-tsakany sy an-davany ary amim-pahamarinana ny andraikitra lehibe maha filohan’ny fanjakana malagasy ahy. Mianiana aho fa hampiasa ny fahefana natolotra ahy ary hanokana ny heriko rehetra hiarovana sy hanamafisana ny firaisam-pirenena sy ny zon’olombelona. Mianiana aho fa hanaja sy hitandrina toy ny anakandriamaso ny Lalàmpanorenana sy lalàm-panjakana, hikatsaka hatrany ny soa ho an’ny vahoaka malagasy tsy ankanavaka ».

Article 48 amendé : Avant son entrée en fonction, le président de la République prête le serment suivant devant la Nation, en audience solennelle de la Haute Cour Constitutionnelle, et en présence du Gouvernement, de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la Cour Suprême. « Eto anatrehan’Andriamanitra Andriananahary sy ny firenena ary ny vahoaka, mianiana aho fa hanatanteraka an-tsakany sy an-davany ary amim-pahamarinana ny andraikitra lehibe maha filohan’ny fanjakana malagasy ahy. Mianiana aho fa hampiasa ny fahefana natolotra ahy ary hanokana ny heriko rehetra hiarovana sy hanamafisana ny firaisam-pirenena sy ny zon’olombelona. Mianiana aho fa hanaja sy hitandrina toy ny anakandriamaso ny Lalàmpanorenana sy lalàm-panjakana, hikatsaka hatrany ny soa ho an’ny vahoaka malagasy tsy ankanavaka ». Le mandat présidentiel commence à partir du jour de la prestation de serment.

Article 58 : Le président de la République peut prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale dans les conditions prévues par l’article 95 . Dans ce cas, il est procédé à l’élection de nouveaux députés dans les conditions qui seront déterminées par une loi organique. Il ne peut être procédé d’une nouvelle dissolution dans l’année qui suit cette élection.

Article 58 amendé (Art.59 du projet) : Le président de la République peut prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale dans les conditions prévues par l’article 98 . Dans ce cas, il est procédé à l’élection de nouveaux députés dans les conditions qui seront déterminées par une loi organique. Il ne peut être procédé d’une nouvelle dissolution dans les douze mois qui suivent cette élection.

Sunday, March 11, 2007

Projet de révision de la Constitution (suite)

Article 46 : Tout candidat aux fonctions de président de la République doit être de nationalité malagasy, jouir de ses droits civils et politiques, et avoir au moins quarante ans à l date de clôture du dépôt des candidatures. Il est interdit, à toute personnalité exerçant un mandat ou accomplissant des fonctions au sein des Institutions et candidat à l’élection présidentielle, d’user des moyens et prérogatives octroyés dans le cadre de ses fonctions à des fins de propagande électorale. Une loi organique fixera les autres conditions et modalités de présentation de candidature.

Article 46 amendé : Tout candidat aux fonctions de président de la République doit être de nationalité malagasy d’origine par le père et la mère, jouir de ses droits civils et politiques, avoir au moins quarante ans à la date de clôture du dépôt des candidatures, et résider sur le territoire de la République de Madagascar au moins six mois avant le jour du dépôt de candidature. Il est interdit, à toute personnalité exerçant un mandat un accomplissant des fonctions au sein des Institutions et candidat à l’élection présidentielle, d’user des moyens et prérogatives octroyés dans le cadre de ses fonctions à des fins de propagande électorale. Une loi organique fixera les autres conditions et modalités de présentation de candidature.

CONCLUSION : Avec le projet de révision, un candidat à l’élection présidentielle doit être de nationalité malagasy d’origine par le père et la mère (malgache pur sang); et résider sur le territoire nationale au moins six mois avant le jour du dépôt de candidature.

Friday, March 09, 2007

Projet de révision de la Constitution (suite)

Article 39 : Toute personne a le devoir de respecter l’environnement. L’Etat, avec la participation des provinces autonomes, assure la protection, la conservation et la valorisation de l’environnement par des mesures appropriées.

Article 39 amendé : Toute personne a l’obligation de respecter les valeurs culturelles, les biens publics et l’environnement. L’Etat et les collectivités territoriales décentralisées assurent la protection, la conservation et la valorisation de l’environnement par des mesures appropriées.
CONCLUSION : Avec le projet de révision, le respect des valeurs culturelles, des biens publics et de l’environnement est devenu une obligation pour tous.

Article 41 : Les Institutions de l’Etat sont: le président de la République et le Gouvernement; l’Assemblée nationale et le Sénat; La Haute Cour Constitutionnelle. Les trois fonctions de l’Etat- fonction exécutive, fonction législative, fonction juridictionnelle sont exercées par ces institutions et ces organes distincts. La Cour Suprême, les Cours d’Appel et les juridictions qui leur sont rattachées ainsi que la Haute Cour de Justice participent à la fonction juridictionnelle.

Article 41 amendé : Les Institutions de l’Etat sont: le président de la République et le Gouvernement; l’Assemblée nationale et le Sénat; La Haute Cour Constitutionnelle. Les trois fonctions de l’Etat- exécutive, fonction législative, fonction juridictionnelle - obéissent au principe de la séparation des pouvoirs et sont exercées par des organes distincts. La Cour Suprême, les Cours d’Appel et les juridictions qui leur sont rattachées ainsi que la Haute Cour de Justice exercent la fonction juridictionnelle.

CONCLUSION : Le projet de révision met l’accent sur la séparation des pouvoirs.

Article 43 : Les fonctions au service des Institutions de l’Etat ne peuvent constituer une source d’enrichissement ni un moyen de servir des intérêts privés. A l’exception de ses droits et sous peine de déchéance, aucune des personnalités visées à l’article 42 ci-dessus ne peut accepter d’une personne physique ou morale, des émoluments ou rétributions de nature à empêcher l’accomplissement normal de sa mission. La loi fixe les modalités d’application de ces dispositions notamment en ce qui concerne la détermination des droits, des émoluments et des rétributions ainsi que la procédure de déchéance.

Article 43 amendé : Les fonctions au service des Institutions de l’Etat ne peuvent constituer une source d’enrichissement illicite ni un moyen de servir des intérêts privés. A l’exception de ses droits et sous peine de déchéance, aucune des personnalités visées à l’article 42 ci-dessus ne peut accepter d’une personne physique ou morale, des émoluments ou rétributions de nature à empêcher l’accomplissement normal de sa mission. La loi fixe les modalités d’application de ces dispositions notamment en ce qui concerne la détermination des droits, des émoluments et des rétributions ainsi que la procédure de déchéance.

CONCLUSION : Avec le projet de révision, ceux qui exercent des fonctions au service des Institutions de l’Etat peuvent s’enrichir mais non illicitement.

Thursday, March 08, 2007

Projet de révision de la Constitution (suite)

Article 14 : Les citoyens s’organisent librement sans autorisation préalable en association ou parti politique; sont toutesfois interdits les associations ou partis politiques qui mettent en cause l’unité de la Nation et ceux qui prônent le totalitarisme ou le ségrégationnisme à caractère ethnique, tribal ou confessionnel. La loi fixe les conditions de création et de fonctionnement des associations et des partis politiques.

Article 14 amendé : Tout personne a le droit de constituer librement des associations avec d’autres sous réserve de se conformer à la loi. Ce même droit est reconnu pour la création de partis politiques. Sont toutefois interdits les associations, les partis politiques qui mettent en cause l’unité de la Nation et ceux qui prônent le totalitarisme ou le ségrégationnisme à caractère ethnique, tribal ou confessionnel. Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage; le droit d’opposition démocratique est réconnu aux minorités.

CONCLUSION : Le projet de révision reconnaît le droit d’opposition démocratique aux minorités.

Article 33 : Le droit de grève est reconnu et s’exerce dans les conditions fixées par la loi.

Article 33 amendé : Le droit de grève est reconnu sans préjudicier au principe de continuité du service public ni aux bésoins sécuritaires et fondamentaux de la Nation. Les autres conditions d’exercice de ce droit sont fixées par la loi.

CONCLUSION : le projet de révision rend presque impossible l’exercice du droit de grève.

Article 35 : Les fokonolona peuvent prendre des mesures appropriées tendant à s’opposer à des actes susceptibles de détruire leur environnement, de les déposseder de leur terres, d’accaparer les espaces traditionnellement affectées aux troupeaux de boeufs ou leur patrimoine rituel, sans que ces mesures puissent porter atteinte à l’intérêt général et à l’ordre public. La portée et les modalités de ces dispositions sont détérminées par la loi.

Article 35 amendé : Le Fokonolona est la base du développement. Les fokonolona peuvent prendre des mesures appropriées tendant à s’opposer à des actes susceptibles de détruire leur environnement, de les déposseder de leur terres, d’accaparer les espaces traditionnellement affectées aux troupeaux de boeufs ou leur patrimoine rituel, sans que ces mesures puissent porter atteinte à l’intérêt général et à l’ordre public. La portée et les modalités de ces dispositions sont détérminées par la loi.

CONCLUSION : Avec le projet de révision, les actions de développement partiront des Fokontany.

Wednesday, March 07, 2007

Projet de révision de la Constitution

Article premier :
Le Peuple Malagasy constitue une Nation organisée en Etat souverain et laïc, fondé sur un système de provinces autonomes dont les compétences et les principes de gouvernement sont définis et garantis par la Constitution. Cet Etat est une République unie et indivisible. Il porte le nom de « République de Madagascar ». La démocratie constitue le fondement de la République. Sa souveraineté s’exerce dans les limites du territoire qui lui sont reconnues par le droit international. Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité territoriale de la République.

Article premier amendé : Le peuple Malagasy constitue une Nation organisée en Etat souverain, unitaire et républicain. Cet Etat porte le nom de « République de Madagascar ». La démocratie constitue le fondement de la République. sa souveraineté s’exerce dans les limites du territoire qui lui sont reconnues par le droit international. Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité territoriale de la République.

CONCLUSION : Avec le projet de révision, l’Etat Malagasy n’est plus laïc.

Article 2 : Les provinces autonomes, adoptant chacune sa loi statutaire, sont: Antananarivo, Antsiranana, Fianarantsoa, Mahajanga, Toamasina et Toliara.

Article 2 amendé : La République de Madagascar est organisée en collectivités territoriales décentralisées, dont l’autonomie administrative et financière est garantie par la Constitution. Ces collectivités territoriales concourent avec l’Etat au développement de la Nation.

CONCLUSION: Avec le projet de révision, les provinces autonomes sont supprimées.

Article 4 : La République de Madagascar a pour devise: « Tanindrazana- Fahafahana- Fandrosoana ». Son emblème national est le drapeau tricolore, blanc, rouge, vert, composé de trois bandes rectangulaires d’égales dimensions, la première verticale de couleur blanche du côté de la hampe, les deux autres horizontales, la supérieure rouge et l’inférieure verte. L’hymne nationale est «Ry Tanindrazanay malala ô!». Les sceaux de l’Etat et les armoiries de la République sont définis par la loi. Le Malagasy est la langue nationale.

Article 4 amendé : La République de Madagascar a pour devise: « Tanindrazana- Fahafahana- Fandrosoana ». Son emblème national est le drapeau tricolore, blanc, rouge, vert, composé de trois bandes rectangulaires d’égales dimensions, la première verticale de couleur blanche du côté de la hampe, les deux autres horizontales, la supérieure rouge et l’inférieure verte. L’hymne nationale est « Ry Tanindrazanay malala ô ! ». Les sceaux de l’Etat et les armoiries de la République sont définis par la loi.

Le Malagasy est la langue nationale. Le Malagasy, le français et l’anglais sont les langues officielles.

CONCLUSION : Avec le projet de révision, le Malagasy, le français et l’anglais sont devenues langues officielles à Madagascar.

Sunday, February 25, 2007

Histoire • Référendum pour la modification de la Constitution

Entre deux propositions, après le «A» ou «B» des dirigeants, le peuple doit élire «oui» ou «non»

Un référendum est une consultation populaire à l’initiative des dirigeants ou du peuple lui-même, selon les pays et les modalités prévues par la constitution. Il permet d’obtenir un aval de la population pour un sujet important dans la vie de la collectivité . Les électeurs, lors d’un référendum, répondent par « oui » ou « non » à une question. Il faut en cela le distinguer du plébiscite, qui est l’approbation ou non d’une personne.

A quoi sert un référendum ?

Le référendum est une procédure de vote permettant de consulter directement les électeurs sur une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de réponse positive. Le référendum est donc, avant tout, un instrument de « démocratie directe » car il permet au peuple d’intervenir directement dans la conduite de la politique nationale.

Histoire des référendums à Madagascar

Pour ne pas chercher midi quatorze heures, osons le dire, que le « Oui » l’a toujours emporté.Bientôt, les citoyens malgaches majeurs voulant –et pouvant- voter, vont aller aux urnes pour la première fois en cette année 2007. A cet effet, les listes électorales, qui ont été très critiquées lors des élections présidentielles du 3 décembre 2006, font l’objet de rigoureuses révisions de la part des responsables administratifs.

Sept référendums en 50 ans

Le premier referendum jamais organisé à Madagascar a eu lieu le 28 septembre 1958. Il s’agissait, pour les Malgaches, et de la part du gouvernement français, de déterminer par un « oui » ou par un « non », si la Grande île devrait devenir une république autonome au sein de la communauté française. Le « Oui » l’emporta largement et, le 27 avril 1959, Philibert Tsiranana, fut élu premier président de la première République de Madagascar.

L’exception guinéenne

Sur toutes les anciennes colonies de la France en Afrique, qui avaient l’objet de la même consultation, seule la Guinée de Sékou Touré avait voté « non », ayant préféré l’indépendance directe. A Madagascar, c’est le parti AKFM (Parti du Congrès de l’Indépendance de Madagascar) du pasteur Richard Andriamanjato, l’homme pratiquant la politique à géométrie variable, qui avait fait voter « non » et avait obtenu 25% des voix à ce referendum « inaugural ».

Le second référendum malgache a été organisé le 8 octobre 1972, suite aux événements du 13 mai. La révision des accords de coopération franco-malgaches, la malgachisation de l’enseignement très très mal préparée ainsi que la sortie de la zone franc du Franc Malgache de Garanti, actuellement Ariary fut au sujet de cette élection. Le troisième référendum fait suite à l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava, le 11 février 1975 et à l’instauration d’un directoire militaire dont les survivants se comptent sur les doigts de la main de nos jours. Parmi eux, un certain officier de marine, Didier Ignace Ratsiraka, qui avait été ministre des Affaires étrangères du général Ramanantsoa.

Ainsi, le 21 décembre 1975, les Malgaches avaient à se prononcer pour ou contre une nouvelle constitution entraînant une seconde république. A plus de 90%, le « oui » l’emporta amenant à l’avènement de la République démocratique de Madagascar.

Plus de 150 partis

C’est le début de la seconde république. En décembre 1989, changeant de cap, l’Amiral Didier Ratsiraka fait amender la constitution dans le but de permettre la libre formation des partis politiques, sans toutefois passer par un référendum . Est donc adoptée la loi n° 89-28 du 29 décembre 1989 portant révision de la Constitution du 31décembre 1975 de la République démocratique de Madagascar. Résultats ? De nos jours, il existe plus de 150 partis et autres particules à Madagascar.

Le quatrième référendum est l’aboutissement des événements de 1991, particulièrement la tuerie du 10 août aux abords du palais d’Iavoloha toujours impunie. Après l’existence d’un gouvernement parallèle puis l’instauration d’un gouvernement de transition (Haute Autorité de l’Etat), les Malgaches doivent se prononcer pour un changement d’une constitution élaborée par un forum national.

Le « oui », avec encore plus de 90%, l’emporte largement le 19 août 1992. Le 27 mars 1993, le professeur Albert Zafy, l’homme au chapeau de paille, après avoir battu Didier Ratsiraka au second tour des élections présidentielles (25 novembre 1992 et 10 février 1993), est investi premier président de la troisième république de Madagascar. Mais dès 1994, des conflits avec son Premier ministre, Maître Francisque Ravony (élu par l’Assemblée le 10 août 1993) se multiplient.

La constitution de l’époque lui interdisant de révoquer lui-même le Premier ministre, le président Zafy va organiser le cinquième référendum de l’histoire de Madagascar. Il s’agissait d’une révision ou plutôt d’une modification de la constitution en ce sens. Ainsi, le 17 septembre1995, le « oui » à 72,28% du peuple l’autorise à révoquer et à nommer le Premier ministre.

Vers l’empêchement du Pr. Albert Zafy

A partir de février 1996, une coalition de l’opposition s’organise pour obtenir le départ du président Zafy. Elle trouve des relais au sein de l’Assemblée et, en mai, le gouvernement Rakotovahiny est renversé par une motion de censure. Le président Zafy va accepter de nommer le Premier ministre proposé par l’Assemblée, Norbert Lala Ratsirahonana mais tentera d’imposer ses proches au sein du gouvernement. Cela, doublé de ses financements parallèles « anti-Bretton Woodiennes », lui sera fatal et, le 26 juillet, une résolution prononcera son empêchement.

Le président Zafy, sera officiellement destitué le 5 septembre 1996. Norbert Lala Ratsirahonana, fondateur du parti AVI cumulera momentanément et le poste de chef d’Etat et celui de chef du gouvernement. Le 3 novembre, il organise de nouvelles élections présidentielles. Un second tour sera nécessaire, le 29 décembre 1996, qui verra la victoire et le retour aux affaires de l’Amiral Ratsiraka qui bat Zafy. Ce sera la IIIème république seconde partie.

Le dernier sursaut de l’AREMA

En deux temps, trois mouvements, le fondateur de l’AREMA, devenu l’Avant-garde du Renouveau de Madagascar, ira renforcer ses pouvoirs. Le 5 mars 1998, il organise le sixième référendum de l’histoire de Madagascar, pour modifier l’ancienne Constitution.

Comme à l’accoutumée, le « oui » l’emporte, même si c’est de justesse avec 50,96% des voix exprimées, et l’ordonnance 98-001 du 9 avril 1998 est adoptée. Elle tient lieu de loi organique fixant les modalités des élections législatives qui ont eu lieu le 17 mai 1998. Par ailleurs, alors qu’il avait fait disparaître le Sénat de la 1ère république, durant tout son mandat d’avant Albert Zafy, l’Amiral a remis sur le tapis cette Chambre haute.

A la rescousse des « anciens » ?

Le prochain référendum , qui sera donc le septième que Madagascar aura connu, constituera, en fait, le troisième portant sur une révision de la constitution après ceux de septembre 1995 et mars 1998 donc. Selon le comité préparatoire -dirigé par Noël Rakotondramboa, actuel Grand Chancelier, entre autres fonctions, et Honoré Rakotomanana, sénateur en fin de mandat et juriste, « arémiste » de la première heure, il ne s’agira pas d’aller vers la IXème république mais plutôt de « faire des modifications ».

Si l’on se réfère à l’histoire, le « oui » risque de l’emporter encore une fois. Le peuple en sera-t-il enfin conscient mais, depuis, toute révision, tout toilettage n’a fait que renforcer le pouvoir des très hauts commis de l’Etat.

Quels changements ?

Si changements il y a, et il y en aura, ils pourraient déjà porter sur la suppression du Sénat -doublon donc budgétivore- et de l’autonomie des provinces . Et, au nom du MAP (Madagascar action plan), nous doutons fort qu’il y ait un vrai et authentique débat public, faute d’une opposition qui ne joue ni ne connaît son rôle. Surtout qu’à Madagascar, l’adage « nul n’est censé ignoré la loi », se traduit au quotidien par la fondamentale ignorance de la majorité des Malgaches de leur loi… fondamentale.

Par ailleurs, comme les voies du Seigneur sont insondables, les réactions du président Marc Ravalomanana sont toutes aussi imprévisibles. Mais si c’est au bénéfice de la majorité, alors tant pis pour ses détracteurs inTIMidés et dont la devise demeure « Moi, ma famille, ma patrie ».

Recueillis par Daddy R.

Wednesday, February 21, 2007

Réflexions et remarques relatives à l’idée de modification de la Constitution

En tant que loi fondamentale, la Constitution est la pierre anguIaire de l’édification de l’Etat, compris, dans sa fonction normative de l’organisation de la société. Elle s’impose aussi bien aux gouvernants qu’aux gouvernés.

La Constitution est par ailleurs foncièrement l’expression du dynamisme de la société, dans l’accomplissement de son destin. En ce sens, autant pour se conformer aux normes universellement reconnues, que pour répondre aux particularités propres à Madagascar, la Constitution - apparait comme la reconnaissance de la diversité des composantes du Peuple reflète la volonté d’unité pour une Nation à construire;
- est l’expression du respect de l’égalité entre les Malgaches;
- assure et assume la protection des libertés: des personnes, des initiatives, des biens, des capitaux et des informations - vise à assurer la répartition équitable du revenu national;
- constitue l’affirmation du partage équitable et équilibré du pouvoir comme une nécessité fondamentale du développement économique et social harmonieux.
A ce titre
Cinq principes fondamentaux devraient régir la conception et la rédaction de la Constitution :
- la conception républicaine de l’Etat ;
- la laïcité de l’Etat;
- la Démocratie
- la séparation et l’équilibre des pouvoirs;
- la décentralisation. De l’examen des propositions émises par le régime actuel : Les médias d’Antananarivo ont publié un document relatif aux propositions de modifications que le régime envisage d’apporter à la Constitution en vigueur. Officiellement et jusqu’à ce jour, le régime n’a daigné ni le confirmer ni l’infirmer. Selon l’adage « qui ne dit mot consent », force est d’admettre son authenticité.

Des remarques de fond s’imposent au regard de la gravité des propositions du régime. Sur le projet de modification des conditions d’éligibilité du Président de la République: Le projet viole fondamentalement la Constitution, en apportant des restrictions importantes aux droits des citoyens prévus par le Préambule, I’article 10 et l’article 15.

Par ailleurs l’obligation de résidence fixée « de six mois au moins » sur le territoire national est en contradiction flagrante avec l’Article 12 de la Constitution .

Sur le projet de suppression du Sénat ou de réduction du nombre de ses membres
Le bicamélarisme est l’un des fondements de la démocratie dans le monde contemporain, et une manière de fàire participer à la vie nationale, aussi bien l’ensemble de la population que les collectivités territoriales et les organisations parties prenantes à la vie politique et au développement économique, culturel et social.

En outre, I’existence du Sénat est structurellemelit en phase avec l’Article 2 de la ConstitUtion qui précise que : Les provinces autonomes adoptant chacune sa loi statutaire sont : Antananariro Antsiranana Fianarantsoa Mahajanga Toamasina et Toliara, Article que conforte l’idée de base de la Constitution, en son Article premier : Le Peuple Malagasy constitue une Nation organisée en Etat souverain et laïc fondé sur un système de provinces autonomes dont les compétences et les principes de gouvernement sont définis et garantis par la Constitution.

Si l’Assemblée Nationale est l’émanation institutionnelle de la volonté du Peuple, le Sénat est l’expression institutionnelle de la vitalité des collectivités territoriales décentralisées, notamment les Provinces autonomes. Cette dualité fonctionnelle, constituant par ailleurs une garantie de l’équilibre des pouvoirs, est remise en cause dans le projet.

Sur le projet de réduction du pouvoir de l’Assemblée Nationale
Autant dans l’idée de réduire le nombre des députés, de même que dans le projet de « disqualification » du titre de député en « député de région », comme la volonté affichée de supprimer l’immunité parlementaire, enfin avec l’idée de marginalisation et d’exclusion que constitue l’obligation de « résidence dans la circonscription électorale », on constate un recul nctoire, aussi bien historique, épistémologique que politique.

Il faudrait comprendre que dans tous les pays démocratiques dignes de ce nom, la représentation parlementaire est toujours proportionnelle au nombre d’habitants. Tel ne serait plus le cas dorénavant. En outre en disqualifiant le député, représentant national en « député de région » le régime disqualifle par voie de conséqtience, I’lustitution Nationale qu’est l’Assemblée Nationale I’obligation de résidence de tout candidat à la députation dans la circonscription de candidature, porte atteinte non seulement à l’Article 12, alinéa 2 de la Constitution mais aussi à l’endroit du « Pacte International relatif aux droits civils et politiques », et à l’article 13, paragraphe I et 2 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples déjà introduits dans le dispositif législatif de la République de Madagascar.

Sur la suppression des provinces autonomes
L’originalité essentielle de la Constitution en vigueur procède d’une nouvelle philosophie, consacrée par elle dans ses articles I et 2 notamment, et dans 1’ensemble du TITRE IV particulièrement, qui consistc à faire participer l’ensemble de la communauté nationale à son desth~ et son devenir, et cette philosophie trace une démarche hatitement spécifique de solidarité nationale, dans l’article 139 de la Constitution, lorsqu’elle déclare que: Dans le respect du « Filravanana », en vue de l’examen des questions d’intérét commun entre le pouvoir central et une ou rles provinces autanomes, entre deux ou plusieurs provinces autonomes, le Président de la République peut réunir une Conférence interprovinciale à laquelle participent notamment le Premier Ministre, les Membres du Gouvernement, les Gouverneurs, les membres des Conseils de Gouvernorat intéressés. Les Présidents du Parlement et des Conseils provinciaux des provinces autonomes ou leurs représentants assistent de droit à la Conférence. En supprimant les Provinces autonomes, le régime modifie les principes fondamentaux de la Republique de Madagascar.

Il n’est plus question de révision mais de changement de Constitution. On s’achemine de facto vers la Quatrième République. Seul Ie projet de modification de l’organisation et du fonctionnement de la Justice La suppression de l’luspection générale de la Justice de même que le Conseil Nationai de la Justice signifierait uniquement que l’organisation et l’ossature de la justice à Madagascar sont purement et simplement bafouces. Le projet de suppression est en contradiction avec l’Article 26 de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples. En outre, c’est l’autorité même des juges qui est en cause, ceux-ci dès lors ne disposant plus de la latitude de juger sereinement en toute indépendance.

C’est par ailleurs la porte ouverte à l’arbitraire, d’autant qu’en introduisant des conditions incohérentes dans la nomh~ation des me,mbres de la Cour Suprême, le régime crce une situation éminemment conflictuelle. A la limite, le régime pourrait nommer des « juges stagiaires » comme Président et vice-président de la Cour Suprême.

Sur le projet de limitation et restriction du droit de grève
Un tel projet porte atteinte à plusieurs articles de la Constitution, mais qui plus est, le projet remet en cause les Conventions internationales ratifiées par la République de Madagascar (Pacte international relatif aux droits civils et politiques, différentes Conventions sous l’égide de l’Organisation internationale du travail).

Le recul de la démocratie est confirmé par le projet de suppression et restriction du droit de grève universellement reconnu.

Sur le projet de modification des Statuts particuliers des agents publics
Par ailleurs, en enlevant du domaine de la loi les Statuts particuliers des agents publics, le régime ne fait que rééditer sa pratique habituelle, de considérer les agents de l’Etat comme de simples personnels domestiques et non comme rouages essentiels de l’Administration publique. Ce caractère s’aggrave avec le dévoiement du fonctiomiement des secteurs de souveraineté.

L’Article 27 alinéa 2 de la Constitution, portant «contingentement par province dans le recrutement des agents de I’Etat « n’a jamais été respecté ». De plus, le recrutement à l’Académie militaire d’Antsirabe, à l’Ecole de la Gendarmerie nationale d’Ambositra, à l’école supérieure de la Magistrature et de la Police Nationale, est monopolisé au profit des persomies issues dans leur grande majorité d’une seule province. Contrairement à l’Article 40, alinéa 1, le principe de la neutralité des Forces Armées est loin d’être respecté. Les nominations aux hauts emplois militaires et de la police, I’avancement notamment aux grades de général, I’envoi des stagiaires à l’étranger ne reflètent pas l’« unité nationale », pourtant prônée du bout des lèvres, et sournoisement I’exclusion et la marginalisation s’institutionnalisent.

Conclusion

Il apparait à l’examen du projet, qu’on propose non « Une révision mais une modification profonde de la Constitution ». Tel que le régime envisage de « réviser », la Constitution, il apparait nécessaire :

1- de créer une Structure nationale constitutiomielle, aux lieu et place du Comité préparatoire pour la révision de la Constitution ;
2- de recourir aux forces politiques et sociales pour l’élaboration de la nouvelle Constitution ;
3- de prendre en compte les aspirations profondes des différentes composantes du pays, pour la forme et I’organisation de l’Etat ;
4- de soumettre au verdict populaire le projet constitutionnel ainsi conçu selon un tel processus.

Antananarivo, le 15 février 2007 AU NOM DU GROUPE DE REFLEXION POUR LE DEVELOPPEMENT (G.R.D.)Georges RuphinSamuel Ralaidovy

Monday, January 29, 2007

PSI Madagascar et The Coca Cola Africa Foundation

« Croquer la vie, mais être à l’abri des maladies», c’est le principe de la manifestation organisée conjointement par « PSI Madagascar » et « The Coca Cola Africa Foundation » afin de célébrer d’une manière originale la Saint Valentin cette année.

« Mamy ny miaina » qui se tiendra à l’enceinte de la gare de Soarano du 14 au 17 février visera à sensibiliser les jeunes de 12 à 25 ans sur les dangers et les menaces que représente le virus VIH/Sida pour eux. Pour ce faire, ce lieu situé en plein centre ville sera transformé en un véritable « lieu de vie » ou « village Mamy ny miaina » où le public et en particulier les jeunes, pourront participer à diverses activités sportives et culturelles (démonstration de skate et de rollers, projection de film, quiz sur les IST et le Sida, concours de tags, concours d’écriture de paroles de chanson portant sur la prévention du SIDA…) tout en s’informant sur le VIH/Sida et se faire dépister, si le cœur leur en dit.

La démarche choisie par les organisateurs pour cette campagne de sensibilisation s’appuiera sur la méthode ABCD, A étant le report du premier rapport sexuel, B la réduction du nombre de partenaire, c'est l’utilisation correcte et systématique du préservatif à chaque rapport sexuel et c'est la connaissance de son statut sérologique. Ces journées seront clôturées le samedi 17 par un grand concert avec la participation de nombreux artistes malgaches dont le roi du salegy, Jaojoby.

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27/01/07 - Randria N.

Un Saint Valentin loin du SIDA

Touristes dans les parcs nationaux

Hier s’est clôturé au Motel Anosy l’atelier national sur le métier du guide touristique à Madagascar. Outre les ANGAP, Conservation International, USAID, White Palace Hôtel qui sont les principaux partenaires de l’événement, l’on a signalé la participation effective des membres issus du Groupement des opérateurs touristiques de Madagascar (Go to Madagascar) et du Tour Operator Professionnel (TOP) durant les 4 jours de la rencontre.

Les initiateurs de l’atelier sont unanimes quant au rôle prépondérant joué par ces derniers en ce qui concerne le développement du métier de guide touristique à Madagascar. Selon les statistiques, 65 à 75% des touristes en visite dans nos parcs nationaux sont envoyés par les tours operators. Ce, à l’exception du parc d’Andasibe où seulement 25% des touristes en visite sur les lieux sont dans le même cas. Le cas d’Andasibe peut s’expliquer par sa localisation géographique car il est le parc national malgache le plus proche du premier aéroport international de Madagascar d’Ivato.

Casquette d’ambassadeur

Pour en revenir à l’atelier, parmi les principaux résultats dégagés à l’issue de la rencontre figure la naissance de la Fédération Nationale de Guide (FNG). Présidé par Lanto Razafimahatratra de l’Association Nationale des Guides, la FNG regroupe 13 associations dont les membres sont répartis dans les quatre coins de l’île. Le 1er vice-président est issu de la grande famille des guides antsiranais en la personne de Kotra Luc H tandis que le 2e vice-président est revenu à Raheriniaina Lawys provenant de Fianarantsoa.

Par ailleurs, l’examen de la charte et l’éthique de guide touristique constitue un thème crucial discuté lors de l’atelier. La charte et l’éthique requièrent aux membres de la FNG une grande responsabilité étant donné que les guides touristiques arborent aussi le titre « d’ambassadeurs » du pays quand ils exercent leur métier. A cet effet, la Fédération œuvre pour que ses membres soient des agents au chevet de la lutte contre le tourisme sexuel, à la préservation de la biodiversité et de levier pour le changement de comportement de la population dans la zone de l’industrie touristique. Une tâche noble nécessitant un sérieux « capacity building ».

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27/01/07 - Adrien R.

75% proviennent des tours operators

Saturday, December 16, 2006

Edito : "Malagasy attitude !... "

Pouvons-nous tirer avantages des polémiques qui s’articulent autour de cette élection présidentielle du 03 décembre 2006 ? Les agissements et réflexions de tout bord traduisent une « mentalité complexe » des Malagasy. Mes propos se veulent neutres et ne visent aucune entité.

Du « miandry ny sitrapôn’Andriamanitra », passant par les « ory hava-manana », du « raha maty aho, matèsa rahavana » au « mangina volamena » et « miady ny anjaran’olona », c’est à s’y perdre. Vraiment il en faut de tout pour faire un Madagasikara !

Derrière, une masse populaire qui veut vivre la tranquillité, cohabitent des honnêtes citoyens avides du vrai « fihavanana », fondement de base de la société malagasy, ainsi que des manipulateurs sans scrupule, profitant de la crédulité du peuple pour assouvir leur soif du pouvoir. Ne sachant à quel Saint se vouer et surtout, au nom dudit « fihavanana », cette masse se réfugient dans la prière et s’en remet à la volonté divine : « Izay mahasoa ataon’Andriamanitra » !
Puis il y a ceux qui, propulsés par une impulsion quelconque ou par Amour envers sa patrie, s’évertuent avec une farouche conviction à faire avancer l’île en dépit des insultes gratuites et irresponsables. Il ne s’agit pas ici, non seulement des politiciens mais aussi de monsieur « tout le monde » qui veut redorer l’image d’un pays appauvri par plus d’un siècle de règne françafricaine. Imperturbables, leurs caravanes passent.

D'un autre côté, les nostalgiques, ceux qui manoeuvrent hardieusement pour se re-accaparer du pouvoir coûte que coûte avec l’aide de quelques « partisans » restés fidèles. Surfant au dessus des lois, ils se proclament Ray aman-dReny alors que si tel est le cas, leur devoir serait de « se respecter » et de « respecter les autres » en prônant la sérénité et le calme. Mais la sagesse fait parfois défaut. Je ne juge pas, je constate. Une once de folie de grandeur semble tenailler ces personnes et depuis leur perte de pouvoir effectif, ils font éclater au grand jour une sorte de mégalomanie à laquelle s’adjoint une jalousie maladive. Ils n’hésitent pas à recourir à la force, à la haine raciale, à la violence en appelant à la révolte... Trop enfermés dans un esprit revanchard, ils ont perdu toute notion d’éthique et d’humanisme. De surcroît parano, ils pensent que tout ira mal s’ils ne sont pas à la commande du pays.

De l’autre côté, les mpila ranon-dranony, ambitieux ou pas, font tout pour se faire remarquer et s’octroyer un petit renom éphémère, pour sombrer dans l’oubli après déception. Mais les méritants ne manquent pas à l’appel. Confiants, ils font leur bonhomme de chemin en solo ou en groupe….Puis les opportunistes qui ne ratent aucune occasion pour sauter dans le train en marche, au risque de se casser la figure ! …la liste n’est pas exhaustive… A première vue, tout ce beau monde est animé d’une même intention (sic) : « le développement rapide de Madagascar, combat contre la pauvreté, démocratie, sans oublier la mention du mot cher à tous : « fihavanana » ! » Seule, l’approche diffère ou diverge. Tout un chacun veut s’approprier le mérite, allant jusqu’à confondre la notion de « critiques et dénigrements », ce par pure ignorance ou mauvaise foi. Pire encore, apparenter la vertu du respect de l’Etat de Droit à une soi-disant dictature relève d’une dégradation morale flagrante. Allons, soyons honnêtes envers nous-mêmes pour une fois. Ces démarches calomnieuses ne déculpabiliseront en aucune façon quiconque aura commis des exactions graves envers sa patrie. « Masina ny tanindrazana !».

Des choses trop négatives dans notre manière de penser occultent la notion de « valeurs humaines » propre aux Malagasy. « Ny fanahy no olona » ne fait plus le poids contre « vanité et soif des honneurs ». Heureusement, la foi des dévots renverse cette tendance car, ceux-là travaillent sur « eux-mêmes » d’abord avant de se prononcer sur quoi que ce soit (re-sic). Ce travail sur « soi-même » est vital pour avancer sur n’importe quelle voie. Là, y a du boulot et ce n’est pas une mince affaire, croyez-moi ! Une « mentalité saine » en chacun des Malagasy est la garantie d’un Madagasikara puissant !

Au même titre qu’Amour, compassion, tolérance, le « vrai Fihavanana reste une valeur sûre » . « Aleo very tsikalakalam-bola toa izay very tsikalakalam-pihavanana ! ».

Sunday, December 10, 2006

Une élection moderne et transparente

L’élection du 03 décembre est à marquer d’une pierre blanche dans les annales électorales de la République à Madagascar car deux mots la résument : moderne et transparente.

Utilisation des Tic

Pour la première fois, nos listes électorales sont informatisées. Certes, il y a eu quelques imperfections dans la saisie des données mais, à part cela, il est quasiment impossible de contester le travail abattu. Le Ministère organisant ces élections a également, pour la première fois, créé un site Web afin que tout le monde soit au courant des dernières évolution du score électoral. Sans oublier l’utilisation du cryptage élec-tronique durant la transmission des résultats, rendant ainsi improbable les falsifications en cours de transfert.

Urnes transparentes

Pour confirmer le tout, on a utilisé les urnes transparentes afin que le vote le soit entièrement.
Le régime de Marc Ravalo-manana n’est pas celui des discours aux grandes envolées idéologiques comme du temps de la IIe République, mais celui des réalisations pragmatiques car, au nom de la bonne gouvernance, le gouverne-ment s’est fait aider de la Sadc (Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe) et de l’Afrique du Sud qui ont fourni 3 hélicoptères et un avion pour récolter au plus vite les résultats. Tout cela est fait afin d’éviter les longs jours d’attente générant angoisse et autres rumeurs qui risquent de détériorer le climat social avec toutes les suspicions possibles et imaginables. Sans les caprices de la météo, il est fort probable que d’ici la fin de la semaine, 90 % des résultats soient connus.

Confrontation des PV : de l’histoire ancienne

A entendre certains candidats réclamer à cor et à cris la “confrontation des PV”, l’on se demande s’ils sont en 2006 ou en retard de 5 ans, c’est-à-dire en 2001. Certes, il y a eu la jurisprudence de la Haute Cour Constitutionnelle (Hcc). Mais un autre détail technique est, depuis, entré en jeu : les procès verbaux auto-copiants. Cela signifie qu’un seul procès-verbal est distribué aux représentants de chaque candidat dans les bureaux de vote, donc personne ne peut contester sa véracité, à moins que quelques-uns ne veuillent en fabriquer de faux par derrière ? Juris-prudence de la Hcc ou pas, une “confrontation des PV” reste désuète.

Les conclusions des observations de la communauté internationale sont là pour confirmer le caractère moderne et transparent de l’élection du 03 décembre.
Gérard C.

Ravalomanana plébiscité

Il n’y aura pas de second tour. Le président sortant obtient 55% des voix selon des résultats portant sur la presque totalité des bureaux de vote.

Le dépouillement du scrutin présidentiel s’est déroulé plus vite que prévu puisque les résultats sont connus dans 96% des bureaux de vote. Le président sortant Marc Ravalomamana sera réélu, c’est quasiment une certitude. Il obtient 55% des voix, ce qui écarte la possibilité d’un second tour. Les adversaires du président sortant sont loin derrière lui.

De notre correspondante à Madagascar

«1er tour de vita !» («1er tour et c’est fait !»). C’était l’un des grands slogans de Marc Ravalomamana, repris en chœur par ses milliers de partisans lors des meetings durant la campagne électorale. Avec sa détermination habituelle, dénuée de complexes, le chef de l’Etat a dit et redit pendant des mois qu’il comptait bien être élu au premier tour, faisant fi des commentaires des leaders d’opposition selon lesquels un score supérieur à 50%, le 3 décembre, serait forcément suspect.
Une semaine après le scrutin Marc Ravalomanana a donc réussi son pari. Selon des résultats encore provisoires, qui portent sur 96% des bureaux de vote, le président sortant obtient 55,1% des voix, avec une avance de 45 points sur ses concurrents. Mais surtout, mathématiquement, la victoire, dès le premier tour, ne peut plus échapper au chef de l’Etat, quels que soient les résultats des derniers bureaux de vote encore attendus. En effet, avec un peu plus de 7 millions d’inscrits et une participation de 60%, il fallait 2 100 000 voix pour passer dès le premier tour. Or Marc Ravalomanana a déjà engrangé 2 392 967 voix.
C’est certainement grâce aux Tananariviens que Marc Ravalomanana remportera la victoire au premier tour.

«Je remercie Antananarivo pour tout ce qu’elle a fait. Nous allons faire beaucoup de choses pour la capitale», a déclaré, cette semaine, l’ancien maire de Tana, rendant visite à son QG de campagne installé au premier étage de son supermarché. Marc Ravalomanana a en effet des raisons d’être reconnaissant envers les Tananariviens. C’est grâce à eux qu’il remporte la victoire dès le premier tour, puisque la capitale a très massivement voté pour son ancien maire. Marc Ravalomanana recueille ainsi 70% des voix dans l’ensemble des bureaux de vote d’Antananarivo, avec dans certains quartiers des pointes à plus de 80%.

Lahiniriko et Ratsiraka, les surprises La deuxième place est très disputée. On y attendait Norbert Ratsirahonana, l’ancien président de la République, ou Herizo Razafimahaleo, l’homme d’affaires. Mais pour l’instant, la deuxième place est occupée par Jean Lahiniriko, avec 11,44% des voix. L’ancien président de l’Assemblée nationale franchit la barre fatidique des 10% qui lui permettra d’être remboursé de sa caution de 10 000 euros. Il a surtout fait de gros scores dans sa région natale, Tuléar, où il a battu le président de la République dans plusieurs districts.

Jean Lahiniriko est talonné par Roland Ratsiraka. Le maire de Tamatave recueille 10,1% des suffrages selon les résultats provisoires. Lui aussi fait de bons résultats chez lui. Mais – plus surprenant – il devance Marc Ravalomanana ou fait jeu égal avec lui dans plusieurs régions loin de son fief de Tamatave.

Derrière, on trouve Herizo Razafimahaleo, avec 8,92% des voix, puis Norbert Ratsirahonana avec 4,27% qui enregistre donc un échec cuisant, bien qu’il ait fait campagne dans tout le pays en déployant de gros moyens. Elia Ravelomanantsoa, la première femme candidate à la présidence dans l’histoire malgache, recueille, elle, 2,56% des voix.

C’est sans doute à cause de l’absence de débat de fonds pendant cette campagne que les Malgaches se sont naturellement tournés vers le sortant. En effet, les candidats d’opposition se sont illustrés, pour la plupart, par une campagne confuse, sans projet ou programme pour le pays. Beaucoup n’ont organisé aucun meeting mais se sont bornés à faire des déclarations critiquant l’organisation du scrutin, voire même réclamant le report du premier tour.

Du coup, l’élection s’est transformée en référendum pour ou contre le président. Et Marc Ravalomamana l’avait bien senti, puisqu’il est très peu entré dans le débat avec ses challengers, il a ignoré pendant toute la campagne les récriminations des partis d’opposition et s’est contenté de marteler son «1er tour de vita !».

Les procès-verbaux des 17 500 bureaux de vote sont maintenant entre les mains des sages de la Haute Cour Constitutionnelle. La HCC doit valider les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur après examen des PV, mais aussi après examen des requêtes. «Si nous constatons des fraudes, nous porterons plainte», avait prévenu, bien avant l’élection, Herizo Razafimahaleo, comme la plupart des candidats d’opposition. Ce sont essentiellement les listes électorales, qui ont été informatisées en un temps record, qui focalisent le plus de critiques,
car les erreurs d’inscription ont privé de nombreux Malgaches de la possibilité de voter. Toutefois les observateurs nationaux et internationaux ont unanimement souligné que ces défaillances dans la constitution des listes électorales ne sont pas de nature à remettre en question le résultat final.

par Stéphanie Pailler ( Article RFI)

Saturday, December 09, 2006

Présidentielle. Résultats quasi complets et problème technique au ministère de l’Intérieur MIRA

Antananarivo – Les résultats et les procès-verbaux des quelque 17.581
bureaux de vote éparpillés à travers le territoire de Madagascar sont
presque complets depuis la matinée du 8 décembre au ministère de
l’Intérieur.

Les 90% des bureaux de vote ont pu acheminer les résultats. Il restait le
soir du 7 décembre quelque 300.000 voix à dépouiller sur un nombre d’environ
7 millions d’électeurs. Sur la base de ce nombre d’électeurs et d’un taux de
participation de 60%, les analystes concluent que la victoire au premier
tour est déjà acquise, sur les chiffres, pour le candidat président Marc
Ravalomanana. Seule la Haute Cour Constitutionnelle publiera toutefois les
résultats officiels du scrutin.

Des problèmes techniques ont cependant empêché le ministère de l’Intérieur
de publier les derniers résultats acheminés à Antananarivo. Le nombre de
voix obtenus jusqu’à présent par le candidat président suffit à lui garantir
une victoire au premier tour. Jusqu’à jeudi soir, il a engrangé plus de
2.200.000 voix, le seuil fatidique pour réussir son pari de gagner
l’élection au premier tour. Le deuxième candidat, Roland Ratsiraka, se
trouve loin derrière avec un peu plus de 400.000 voix.

Les derniers chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur accordent 56%
des voix à Marc Ravalomanana contre 10% respectivement pour les candidats
qui se trouvent en deuxième et en troisième position, à sa voir Roland
Ratsiraka, neveu de l’ancien président Didier Ratsiraka, et Jean Lahiniriko,
ancien président de l’Assemblée nationale.

©MATERA

2. «« INVESTITURE. Il ne reste plus que les résultats des 10% de BV. Marc
Ravalomanana

s’achemine tranquillement vers un deuxième mandat qui ne sera pas de tout
repos !

Début janvier 2007 ! »»

L’agenda des trois prochaines semaines s’annonce chargé pour Marc
Ravalomanana. En attendant l’arrivée du dernier pli des PV, prévue en cette
fin de semaine ou en début de la semaine prochaine, tout semble indiquer
qu’il attend les résultats provisoires complets avant le 12 décembre. Date
de son 57ème anniversaire.

RCR Midi 09/12/2006

A l’évidence, ces résultats le donnent pour le moment gagnant dès le 1er
tour. La deuxième échéance qui l’attend reste la publication des résultats
officiels par la Haute Cour constitutionnelle. Elle dispose de 20 jours
après la réception du dernier pli pour le faire. Ainsi, elle pourrait sortir
le nom du vainqueur du scrutin présidentiel avant la fin de l’année 2006. De
nombreux observateurs avancent que la proclamation des résultats pourrait
intervenir avant Noël. Comme en 2001, Marc Ravalomanana voudrait ainsi
célébrer ou faire célébrer un «Noël de la Victoire» avec ses électeurs.
Particulièrement à Antananarivo où il a réalisé un bon score quoique diminué
de 8 points par rapport à 2001.

Ressources

Le troisième rendez-vous dans l’agenda de Marc Ravalomanana n’est autre que
l’investiture. Certaines sources prévoient qu’elle se fera le lendemain des
fêtes du Nouvel An. Probablement la première semaine de janvier. «On» parle
du 3 janvier 2007. De toutes manières, de nombreux invités de marque seront
présents aux côtés de Ravalomanana notamment le président en exercice de la
Sadc et celui de la Coi. D’autres personnalités internationales feront
également le déplacement. En vérité, Marc Ravalomanana voudrait aller très
vite car dans la foulée de son investiture, un nouveau gouvernement sera mis
sur pied. Des proches du chef de l’Etat évoquent qu’il a déjà en tête plus
de la moitié des membres de la future équipe. Le reste serait issu de l’Immr
si tant est que cette plate-forme ait les ressources nécessaires pour
imposer quoi que ce soit à Marc Ravalomanana.

Sunday, December 03, 2006

Présidentielle à Madagascar: Marc Ravalomanana brigue un deuxième mandat

ANTANANARIVO, Madagascar (AP) - Environ sept millions de Malgaches étaient appelés aux urnes dimanche pour une présidentielle où était donné favori le président sortant Marc Ravalomanana. Opposé à 13 autres candidats, le "petit laitier" devenu "roi du yaourt" espérait être réélu dès le premier tour.

Les bulletins électoraux de quatre de ses adversaires n'ont pas été livrés aux bureaux de vote, a rapporté Patrice, qui préside le Comité national d'observation des élections (CNOE) et qui n'a donné que son prénom.

Le scrutin semblait cependant se dérouler dans le calme.

Elu à la présidence en décembre 2001, l'ancien maire d'Antananarivo Marc Ravalomanana est allé à la messe dimanche matin avant d'aller voter près de chez lui. "Je suis très content que Dieu ait béni ces élections. Madagascar est un pays pacifique. Je demande à tous les Malgaches d'aller voter", a-t-il dit depuis un bureau de vote de la capitale.

Il espère recueillir au moins 50% des voix dimanche afin de ne pas avoir à disputer de second tour.

Interrogé sur l'absence de certains bulletins dans les bureaux de vote, Marc Ravalomanana a déclaré: "Ce n'est pas de ma responsabilité mais je crois que la plupart d'entre eux ont leurs papiers en place".

Après la présidentielle de décembre 2001, des violences avaient éclaté lorsque le président sortant Didier Ratsiraka avait refusé de concéder sa défaite. Pendant des mois, des gouvernements rivaux avaient cohabité sur l'île, basé chacun dans une ville différente. Des affrontements avaient opposé les deux camps. Finalement, Didier Ratsiraka s'était exilé en France en juin 2002.

Il y a deux semaines, un général à la retraite a appelé à un coup d'Etat, jugeant "anticonstitutionnel" le gouvernement actuel. Le général Fidy, qui se cache depuis, ne semble pas avoir été écouté.

"Il n'y aura pas de problèmes ni de violences avec ces élections et je pense qu'elles seront transparentes comme le président l'a affirmé", a déclaré le ministre de la Justice Lala Ratsiharovala.

Les adversaires les plus sérieux de Marc Ravalomanana sont l'ancien vice-Premier ministre Herizo Razafimahaleo, qui se présente pour la troisième fois, et l'ancien président Norbert Ratsirahonana. Le neveu de Didier Ratsiraka, Roland Ratsiraka, est également candidat.

Pierrot Rajaonarivelo, le secrétaire national du parti Arema, en exil en France depuis 2002, n'a pas obtenu l'autorisation de revenir à Madagascar et de se présenter à la présidentielle. AP

Saturday, December 02, 2006

Marc Ravalomanana a déjà fait la différence sur tous les plans

Le dernier jour de la propagande aura permis, hier, d’évaluer les performances des différents candidats à l’élection présidentielle de demain. Incontestablement, le candidat Marc Ravalomanana s’est le plus illustré, non seulement en termes d’engouement de la foule venue l’écouter, mais également en termes de couverture des différentes localités du pays.

Au total, Marc Ravalomanana a visité 157 localités dont pratiquement tous les chefs-lieux de district et des communes, jusqu’à certains villages plus ou moins enclavés. Durant tous ses déplacements, Marc Ravalomanana a effectué 227 heures de vol, par avion et hélicoptères, et parcouru près de 17.000 km de routes. Un record en tout cas, par rapport à ses concurrents. Un record dû au professionnalisme de son staff de campagne, d’après ses déclarations, hier, dans un stade de Mahamasina qui s’est avéré plutôt exigu pour contenir les milliers de sympathisants qui s’y sont rassemblés pour le «fara-doboka».

Ainsi, au dernier jour de sa campagne, Marc Ravalomanana a expliqué les nouvelles priorités de son programme pour le développement socioéconomique du pays. Programme consacré dans le «Madagascar action plan» (Map). Mais la réalisation du Map requiert également la contribution de tout un chacun. Aussi, Marc Ravalomanana en appelle à toutes les bonnes volontés tant nationales qu’internationales pour sa mise en œuvre, l’objectif étant d’aboutir rapidement au développement durable escompté depuis cinq ans.

Nouvelles priorités

Il s’agit de poursuivre les changements promis et entrepris depuis son accession à la magistrature suprême du pays en 2002. Dans le cadre de ces nouvelles priorités annoncées, hier, par Marc Ravalomanana, les efforts seront concentrés sur la construction de barrages hydroélectriques, tandis que l’énergie éolienne et solaire sera également exploitée en vue de l’électrification de tous les foyers.

L’adduction d’eau potable figure aussi parmi ces priorités du programme du candidat. Et de même en ce qui concerne la construction d’infrastructures adéquates pour le développement et la promotion de la jeunesse. L’éducation ne sera pas en reste. Marc Ravalomanana annonce que d’intenses efforts y seront également déployés.

Le développement rural, à travers la facilitation de l’obtention des titres fonciers, la fourniture d’engrais et d’intrants aux paysans producteurs, sera aussi au premier rang des préoccupations du candidat.

Le secteur privé étant le moteur du développement, Marc Ravalomanana a promis d’assainir l’environnement des affaires et des investissements nationaux ou étrangers dans le pays.

Enfin, le domaine des télécommunications verra la mise en service des nouvelles technologies comme les fibres optiques et les câbles sous-marins. Des experts internationaux en la matière sont déjà à pied d’œuvre pour la réalisation des travaux y afférents. Une révélation de dernière minute du candidat a trait à la révision des salaires des travailleurs tant du secteur public que privé.

Marc Ravalomanana a réussi hier à toucher toutes les couches de l’électorat à travers ses explications. C’est d’ailleurs le plus important, car dans cette dernière ligne droite de la propagande, il ne s’agit plus de faire des promesses, mais de sensibiliser les électeurs et de les convaincre sur le programme à développer ensemble pour les prochaines années.

Fair-play

Marc Ravalomanana est allé jusqu’à saluer le comportement de ses concurrents qui ont fait montre d’un véritable respect du «fihavanana» durant toute la propagande.

Intervenant sur TVM et MBS en début de soirée, dans le cadre des tranches d’antenne payantes réservées aux candidats, Marc Ravalomanana a rappelé l’importance de cette élection présidentielle dans la vie de la nation. Et d’inciter les électeurs à aller voter massivement et librement. «Je sais que le peuple malgache est sage. Le monde entier nous observe. Montrons leur cette sagesse qui fait notre fierté. Mais n’oubliez pas non plus de suivre le dépouillement des votes ; défendez votre choix… Je tiens enfin à remercier tous les candidats. J’ai pu constater que la propagande s’est déroulée sans aucun problème à déplorer. Chacun a fait montre d’une véritable sagesse, et du respect du fihavanana qui nous est si cher…»

Le fait est que certains concurrents ont effectivement arboré un comportement plutôt au ras des pâquerettes en se complaisant à des critiques gratuites, mais surtout à des menaces de troubles alors que les réalités de l’heure, et vu les dispositions spéciales annoncées par les responsables de la sécurité, montrent que l’électorat est visiblement prêt à aller voter en toute sérénité.
Selon l’adage bien connu, les menaces sont l’arme des faibles.

Miadana Andriamaro - Les nouvelles -02 12 06